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Grand Prix Petit Navire

Belle journée des Dragons français

jeudi 2 mai 2002

C’est une deuxième journée placée sous le signe de l’attente qu’ont connu les concurrents du Grand Prix Petit Navire 2002. Les Dragon ont, tout comme hier, dû patienter jusqu’à midi pour couper la ligne de la première course du jour, alors que les windsurfers et kitesurfers sont restés sur la plage jusqu’en milieu d’après-midi.

Le vent peinait à soulever les pavillons sur le port de Tréboul à Douarnenez ce matin, ce qui n’empêchait pas les 92 équipages de se tenir à la disposition du Comité de Course à 11 heures sur l’eau. Une heure plus tard, un vent de nord ouest de 6 à 7 nœuds permettait enfin de libérer les concurrents qui, trop heureux de s’élancer, passaient la ligne avant le coup de canon. La deuxième procédure lancée sous règle noire était la bonne.

Cette première course se révélait très vite tactique, les concurrents devant se déjouer des bascules du vent. Les oscillations alternant entre la gauche et la droite du plan d’eau sous les nuages sur le dernier bord, faisaient les affaires des spécialistes de la baie qui signaient de très belles performances. Ainsi retrouve-t-on trois équipages douarnenistes dans les dix premiers de la course : Arok barré par Frédéric Gourlaouen s’impose, Ar Youleg barré par Louis Urvois s’adjuge la 8e place précédant Ar Vag de Jean-Yves Le Déroff. Le danois Frank Eriksen (Notorious) se place second devant Fritz Werner (Chrisco).

Les organisateurs et les concurrents s’armaient une nouvelle fois de patience avant de pouvoir prendre le départ de la deuxième course du jour, le vent tardant à s’établir. C’est finalement par 12-13 nœuds de nord que les dragonistes ont pu disputer une manche moins piégeuse mais tout aussi passionnante que la première. Le vainqueur du Grand Prix Petit Navire 2001, Rory Bowman sur Yeah Baby s’impose devant Jean-Yves Le Déroff décidément très en forme et Fred Imhoff sur Danish Joker.

Au terme des quatre premières courses du Grand Prix Petit Navire 2002, le danois Jesper Bendix sur Elsa prend la tête du classement général provisoire, devant le britannique Rory Bowman et le hollandais Fred Imhoff. Le premier français Louis Urvois est 5e.

Ce soir, les concurrents se retrouveront à l’occasion du traditionnel et convivial dîner des équipages organisé par l’association des producteurs de Douarnenez sur le port de Tréboul. Demain ils disputeront deux courses.

Les réactions du jour :

Frédéric Gourlaouen (Arok) vainqueur de la 1re manche : « Ce fût une journée historique pour l’équipage d’Arok ! C’est la première fois que l’on remporte une manche dans une compétition mondiale. Nous avons pris un très bon départ, ce qui nous a permis de virer la première marque en tête. Par la suite, nous avons contrôlé le reste de la flotte et sur les 100 derniers mètres nous avons eu un peu de chance. Le vent tournait dans tous les sens avec des variations allant jusqu’à 40°, la force variait également de 3 à 10 nœuds en quelques secondes. Malgré toutes ces conditions nous avons passé la ligne d’arrivée en tête. On n’y croyait pas trop, parce qu’à chaque régate, les cinq dernières minutes nous étaient fatidiques. Aujourd’hui, nous avons bien maîtrisé nos sensations et notre stress. Depuis un an, j’ai changé de travail, je gère la voilerie Fiacre. Ce qui m’a permis de naviguer régulièrement et de faire des voiles à ma convenance. Et cette victoire prouve qu’une petite entreprise peut aussi faire d’aussi bonnes voiles que les grandes voileries internationales ».

Jean-Yves Le Déroff (Ar Vag) : « Nous avons eu une très bonne journée. C’était difficile avec des variations de vent importantes. Il fallait bien regarder le plan d’eau et les nuages. Sur la première manche, on est pas trop mal puisqu’on finit dans les 10. Lors de la deuxième course, on a pris un bon départ. En fait, il y a eu une rotation du vent juste avant et il fallait être sur la gauche. La suite était donc plus facile. Nous sommes très satisfaits de notre journée ».

Vincent Hoesch (Occasion) vainqueur de la Gold Cup à Douarnenez en 1996 : « Je garde un très bon souvenir de Douarnenez, lorsque j’ai gagné la Gold Cup en 1996. Je n’y étais pas revenu courir depuis. Le plan d’eau est très agréable. Aujourd’hui, je suis concessionnaire Petticrows en Allemagne et je suis venu avec mes clients. Nous ne sommes pas très bien placés pour le moment. Nous ne sommes pas au point sur les départs, ce qui pour la suite est très difficile car les autres vont très vite ».

Information Kaori.fr



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