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VOLVO OCEAN RACE

Veille de départ à Annapolis

samedi 27 avril 2002Information Volvo Ocean Race

image 300 x 158Photo : G.Cantini / Sea&See.it
Si les bateaux sont fin prêts pour le départ donné à Annapolis demain à 13h, heure locale, les skippers et leurs navigateurs- tacticiens respectifs devraient continuer à s’arracher les cheveux jusqu’au dernier moment pour clarifier la situation météo des prochaines 48h.

Dans un cas de figure « classique », la flotte devait partir sous spi et traverser rapidement et sans trop de difficultés les 120 milles de la baie historique de Chesapeake qui vit arriver, en 1780, volant au secours de insurgés Américains , un certain Monsieur de La Fayette sur l’Hermione, une frégate construite (et reconstruite actuellement) à Rochefort en Charente-Maritime.

Cependant, tout indique ce matin que les 8 VO 60 vont descendre la Chesapeake Bay avec des vents contraires de 10 à 15 nœuds, sur une mer très hachée. Une navigation délicate en perspective, humide et ponctuée de virements de bord à répétition, où chacun devra essayer d’être plus malin que le voisin afin d’éviter au maximum les dévents des côtes. Au sortir de cet estuaire nord-sud de 120 milles, les équipages mettront cap à l’est, après le passage de la Pointe de Norfolk, pour partir à l’assaut de l’Atlantique Nord, vers La Rochelle, la Charente-Maritime et le Poitou-Charentes qui ont mis les petits plats dans les grands pour recevoir pour la seconde fois cette Volvo Ocean Race Volvo Ocean Race #VolvoOceanRace (appelée encore Whitbread en 1998).

Dans la nuit de dimanche à lundi, changement de temps radical alors que la flotte entame une transat d’ouest – est, longue de 3 200 milles. Grâce à l’évolution d’une dépression arrivant de l’ouest, le vent devrait en effet monter jusqu’à 20 nœuds et tourner au sud-sud-ouest , poussant ainsi les 8 VO 60 vers le large.

A 75 milles des côtes américaines, une autre difficulté attend les concurrents. Les forts courants du Gulf Stream viendront en effet à nouveau jouer les gares de triage. Il faudra que chaque tandem Skipper-Navigateur jouent de toute sa science de la navigation (et de sa chance aussi) pour conjuguer l’arriver de la dépression et l’entrée dans Gulf Stream au moment où son flux sera portant.

Hier soir, Jean Yves Bernot, navigateur à bord de Djuice donnait cette analyse : « Nous aurons des vents soutenus jusqu’à la mi-parcours. C’est super, car nous pourrons à nouveau jouer avec nos bateaux et les pousser au maximum. Mais attention aux pièges du Gulf Stream. Pour la suitre, c’est encore un peu confus aujourd’hui, mais je pense que notre progression sur La Rochelle sera plus laborieuse. Quoiqu’il arrive, nous ferons tout notre possible pour arriver au plus vite en France. Pour moi qui vit à La Rochelle depuis de longues années, c’est magique que cette course qui compte 9 escales autour de la planète, s’arrête justement chez moi. ».


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