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Solitaire du Figaro

40 après sa victoires sur la Course de l’Aurore, Gilles Le Baud revient au solitaire

"Double vainqueur de la Solitaire du Figaro, ça reste une sacrée carte de visite"

mardi 19 mars 2013Redaction SSS [Source RP]

En 1973, Gilles Le Baud remportait à bord d’Araok-Atao sa première course de l’Aurore, qui deviendra par la suite Solitaire du Figaro. En 1978, il inscrivait à nouveau son nom au palmarès de la course et devenait le premier double vainqueur de l’épreuve. Quarante ans après avoir goûté avec délices aux joies de la victoire, il revient sur la course avec d’autres objectifs, mais un plaisir toujours intact.

De son passage prolongé au sein du centre nautique des Glénans, Gilles Le Baud a gardé un goût évident pour le partage. Son goût du challenge, du dépassement de soi l’ont amené tout aussi logiquement à aller se frotter aux affres de la compétition de haut niveau. C’est ainsi qu’en parallèle de sa carrière de coureur au large, il avait présidé à la création des chantiers Kelt Marine qui avaient produit des milliers de bateaux de croisière particulièrement novateurs comme le Kelt 6,20, digne successeur moderne des Mousquetaire et autres Muscadet ou le Kelt 8,50 dont l’étrave ronde n’est pas sans similitude avec quelques unes des tendances actuelles de l’architecture navale.

Alors pourquoi décider de retourner sur les bancs de l’école et venir se frotter aux ténors de la Solitaire du Figaro-Eric Bompard cachemire dont tout un chacun sait que c’est peut-être aujourd’hui la course au large la plus exigeante ? Forme physique impeccable, précision des manœuvres, résistance au sommeil, capacité à réagir dans l’instant à chaque nouvelle situation de course sont quelques uns des éléments fondateurs d’une possible victoire.

« Je reviens sur cette course en toute modestie. J’espère juste que j’aurai acquis au mois de juin un niveau suffisant pour pouvoir laisser quelques concurrents derrière moi. Mais, c’est évident que c’est un choix plutôt radical. Je le constate en m’entraînant aux côtés de ces jeunes coureurs qui préparent la prochaine édition. On est entré dans un univers professionnel où la moindre erreur se paie comptant. Disons, qu’à l’époque où j’ai remporté la course, on avait beaucoup de plus de marge. »

Pour y parvenir, Gilles Le Baud a décidé de s’entraîner au sein de l’écurie de Lorient Course au Large, quitte à constater la taille de la marche à franchir pour parvenir au niveau moyen que la course exige.

« Tous ont été très patients. De Tanguy Leglatin, notre entraineur, aux autres coureurs, ils ont accepté que je les retarde systématiquement dans les premiers jours de navigation. Mais, je commence à progresser : je constate un petit mieux en vitesse. Je suis moins hésitant sur les réglages. Il reste que j’ai encore besoin de sacrément m’améliorer sur la synchronisation des manœuvres. »

Mais Gilles Le Baud est aussi un observateur privilégié de l’évolution de la course au large depuis quarante ans :

« Il y a une double constatation : d’une part, tout va beaucoup plus vite. Il faut être très réactif sur les manœuvres, la navigation, les réglages. D’une autre part, la multiplication des aides à la navigation fait que les chemins sont beaucoup plus balisés. C’est l’accumulation des petits coups qui fait que l’on arrive à construire une victoire. »

Et le regard que portent les jeunes coureurs du pôle lorientais sur sa participation ?

« C’est amusant. Double vainqueur de la Solitaire du Figaro, ça reste une sacrée carte de visite. J’ai été accueilli au sein de ce groupe avec un mélange de respect qui m’a étonné et beaucoup de bienveillance. Mais, petit à petit, je m’améliore… D’une certaine manière, je me dois de leur rendre la confiance qu’ils m’ont faite en m’accueillant. »

Et quand on lui demande pourquoi il a voulu s’attaquer à nouveau à un monument de la course en solitaire, Gilles Le Baud répond :

« Je suis revenu à la course par l’intermédiaire du National Caravelle en baie de Morlaix. Le virus de la compétition n’est jamais totalement éteint. »

Le National Caravelle, un des voiliers emblématiques de l’histoire des Glénans, pour avoir envie de remettre le pied à l’étrier. En quelque sorte, la boucle est bouclée.


Voir en ligne : Info presse Rivacom


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Déjà accompagné par Carnac Thalasso & Spa et le magazine Notre Temps, Gilles Le Baud est en recherche active d’un sponsor principal afin d’optimiser sa participation. Avis aux amateurs. A défaut de premières places, son dossier devrait être médiatique...



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