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Mini-Fastnet

Doublé aussi pour Rubio de Teran & Bunoust en série

Rogues & Souben, 2es, Beaudart & Mesure 3es à Douarnenez

jeudi 18 juin 2009Information PIPOF.com

Lionel Rubio de Teran & Nicolas Bunoust (Accent21.org), déjà vainqueurs ensemble en 2002, ont remporté la 24e édition du Mini Fastnet catégorie série en terminant à 21 heures 10 minutes et 43 secondes. Ils ont devancé Sébastien Rogues & Matthieu Souben (Eole Generation – GZF SUEZ), arrivés à 21 heures 29 minutes 00 seconde, et Davy Beaudart & Sébastien Mesure (Port à sec Guy Beaudart) qui en ont fini après de nombreuses péripéties à 21 heures 40 minutes 18 secondes.

Comme pour les prototypes qui ont bénéficié des honneurs de la ligne d’arrivée à Douarnenez Douarnenez #Douarnenez à 14 heures 16, la régate des séries s’est terminée par un doublé. En proto, Stéphane Le Diraison double la mise après sa victoire dans le Trophée MAP. Yann Riou quant à lui, fait le doublé après sa victoire l’an passé avec Thomas Ruyant. Pour Lionel Rubio de Teran & Nicolas Bunoust, c’est un doublé, sept ans après leur première victoire dans la Mini-Fastnet en 2002. « À l’époque, c’était sur mon bateau » précisé Lionel Rubio de Terran à son retour à Tréboul. Tous deux anciens de la Mini-Transat Mini-Transat #MiniTransat , ils ont acheté ce « bateau pour partager les frais » et « se partager les courses en solitaire dans la saison » puis faire « les courses en double ensemble ». Un équipage qui se connaît bien et qui connaît parfaitement sa monture, un Pogo 2 nommé Accent21.org, et la victoire était au bout de la boucle vers l’Irlande. Puis, « derrière, ce sont des petits jeunes bien motivés qui poussent » comme le souligne Nicolas Bunoust.

Effectivement, derrière les deux hommes, on retrouve deux bateaux menés par des espoirs de la prochaine Transat 650 et tous deux déjà vainqueurs de courses en solitaire du début de saison puisque le skipper du Pogo 2 « Eole Generation – GDF SUEZ » a gagné le Trophée MAP la semaine dernière et Davy Beaudart a remporté le Mini-Pavois. Pour Sébastien, ce fut aussi une première vers le Fastnet. « Cela me fait vraiment plaisir de passer pour la première fois ce cap mythique dans ces conditions-là. C’était une super course et j’avais un équipier extraordinaire ! » Son équipier, Matthieu Souben, fils de Daniel Souben vainqueur du dernier Tour de France à la voile, avouait effectuer « sa dixième sortie en mini » ! Ancien champion du monde de Hobby Cat 16 et Tornadiste, le jeune Morbihannais maîtrise plutôt le catamaran de sport Catamaran de sport #catamaran … et désormais le mini 650 Mini 650 #mini650 .

Davy Beaudart avait le sourire à son arrivée au port. Pourtant le jeune Hennebontais qui a dominé la première moitié de la course avec Sébastien Mesure a enchaîné les soucis depuis l’Irlande. Bout-dehors brisé puis risques de démâtage l’ont contraint à lever le pied pour réparer à maintes reprises et même à monter plusieurs fois dans le mât. « C’était une course de fou avec plein de trucs qui ont cassé. C’est la première fois que cela m’arrive. C’est extrêmement rageant d’être aux avant-postes puis de casser et de passer du temps à réparer puis recasser. Mais c’est la course et cela me servira de leçon avant la Transat 650. » La Transat 650 Charente Maritime Bahia, au départ de La Rochelle en septembre prochain, lors de laquelle ils mettront le cap vers le Brésil en solitaire. Avant, peut-être, de revenir l’an prochain sur la Mini-Fastnet. Tout comme Lionel et Nicolas qui ne feront pas la Mini, mais reviendront peut-être à Douarnenez Douarnenez #Douarnenez pour le triplé !

- Info presse Christophe Guigueno / Winches Club / www.winchesclub.com

Commentaires à terre

- Lionel Rubio de Teran (1er - Accent21.org) : « Avec Nicolas, on a décidé d’acheter un bateau tous les deux pour partager les frais. On se partage les courses en solitaire dans la saison et on fait les courses en double ensemble. C’est un programme qui nous convient bien. Notre première victoire, c’était en 2002. À l’époque, c’était sur mon bateau. On se connaît bien. On est assez complémentaires. »

- Nicolas Bunoust (1er - Accent21.org) : « Ce s’est très bien fini puisqu’on prend la première place ! Cela s’est joué juste avant le Fastnet. On était bord à bord avec Davy sous genaker et là il casse son bout-dehors. On passe alors le Fastnet ensemble puis après on a fait que creuser sur la descente. Il y avait aussi Sébastien Rogues qui remontait et qui nous a mis la pression. On est toujours resté dans la course en surveillant Seb. Nous on est des vieux roublards puisqu’on avait gagné avec Lionel en 2002. Derrière, ce sont des petits jeunes bien motivés qui poussent ! Nous, on fait les courses d’avant saison pour le plaisir, mais j’aimerais bien refaire la Mini-Transat Mini-Transat #MiniTransat car je l’avais fait en 2005 et j’avais démâté 4 jours avant l’arrivée… »

- Sébastien Rogues (2e - Eole Generation – GZF SUEZ) : « Deuxièmes, c’est super ! C’était un beau Fastnet comme on aime. C’était vraiment pas gagné pour nous car on prend un départ quand même assez calamiteux avec beaucoup, beaucoup d’erreurs la première journée. Quand on passe la bouée dans la Manche, s’il y a 5 bateaux derrière, c’est bien… Puis après on cravache dur au reaching sur le bord pour aller sous code 5 vers Wolf Rock. Après on fait une super stratégie dans le bord pour aller jusqu’au Fastnet. Ensuite : gros gros tour au Fastnet. Cela me fait vraiment plaisir de passer pour moi pour la première fois ce cap mythique dans ces conditions-là. C’était une super course et j’avais un équipier extraordinaire ! »

- Davy Beaudart (3e - Port à sec Guy Beaudart) : « Tout allait très bien avant le Fastnet. Puis ça a commencé par un bout-dehors plié en deux à 20 ou 25 milles du Fastnet. À ce moment-là, c’était fini pour le genaker. On remballe tout ! On était avec Nico Bunoust (Accent21.org) et le Nacira 650. Mais comme le vent est monté, il fallait affaler alors il n’y a pas eu trop de perte à ce moment-là. Mais le plus gros, cela a été après le Fastnet, dans la baston au près, mon ancrage de bas étai a cassé pendant la nuit alors que le tourmentin était gréé. Et le tourmentin est venu s’accrocher dans hauban. Il fallait le décrocher sinon on perdait une barre de flèche et on risquait de démâter. Dans la baston, avec une mer énorme et 30-35 nœuds de vent, je suis monté dans le mât, une première fois et sans succès. Alors on s’est mis au vent arrière avec le bateau qui surfait extrêmement rapidement à plus de 10 nœuds. Et je suis remonté dans le mât et j’ai réussi à regréer tout cela. Mais cela a relâché quelques heures après et j’ai du tout refaire en plus costaud. On est content, cela repart alors que le vent a basculé. On envoie la toile : grand spi. Et là c’est la tête de spi qui casse. Le spi repart à l’eau. On envoie le petit, mais fallait trouver une solution, car le vent allait mollir. On a donc gréé le grand spi sur la tête de capelage et on a même recollé à Seb Rogues dans la nuit. Par contre ce matin, j’ai dû monter encore deux fois dans le mât pour brêler quelque chose qui a tenu jusqu’à l’arrivée. C’était une course de fou avec plein de trucs qui ont cassé. C’est la première fois que cela m’arrive. C’est extrêmement rageant d’être aux avant-postes puis de casser et de passer du temps à réparer puis recasser. Mais c’est la course et cela me servira de leçon avant la Transat 650. »



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