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Rame Guyane

22 rameurs en descente du fleuve Sénégal

Départ de la 2e édition de la course transatlantique en solitaire

dimanche 8 mars 2009Redaction SSS [Source RP]

Le départ de la deuxième édition de la Bouvet Rames Guyane a été donné ce matin à 10h00 de Saint-Louis du Sénégal. Les 22 concurrents se sont élancés pour une Transatlantique à la rame en solitaire et en course. 21 hommes et une femme à l’étroit dans leur embarcation de 8 mètres partent à l’assaut de l’Atlantique nord par son versant sud à destination de la Guyane.

Le départ a été donné ce matin à 10h00 de Saint-Louis du Sénégal. Jean-Jacques Gauthier « Ramencoeur », détenteur du record Record #sailingrecord du marathon sur rameur concept 2 est parti en tête. Il était suivi de près par Mathieu Bonnier « Parrainez un enfant », déjà adepte des grandes aventures puisqu’il a traversé l’Alaska à ski avec son chien et a participé à plusieurs raids en montagne. Néanmoins, l’aventure Aventure maritime est pour lui une première. En troisième position, le doyen de la course, Jean-Pierre Vennat « Oytech » n’a pas démérité. Agé de 63 ans, cet ancien commando de marine Marine Marine nationale prend le départ en excellente condition physique et fort d’un mental en acier trempé. Eric Lainé « Twinéa » a également pris un excellent départ. Parti en quatrième position, il court sous les couleurs de l’entreprise Bouvet, sponsor officiel de la course. Rémy Alnet « Aréva » prenait la cinquième position.

Les 22 rameurs ont descendu le fleuve Sénégal dans des conditions météo favorables puisque le vent de 10 à 12 nœuds soufflait du nord et les poussait vers la sortie. Il leur a ensuite fallu virer à droite afin de rejoindre la passe et naviguer dans des vents de travers. Quand les meilleurs rameurs réussissaient à faire du 260° afin de s’éloigner des côtes, les moins aguerris tels Patricia Lemoine, Karl Barranco ou Henri-Georges Hidair ne faisaient que du 220°. Il faut maintenant espérer qu’ils réussissent à récupérer un peu de marge sous le vent pour ne pas être poussés à terre. Mission d’autant plus difficile pour Henri-Georges qui n’était pas totalement prêt au départ.

Par ailleurs, la barre de Saint-Louis qui peut générer de fortes vagues, était calme et les a laissé passer. Lors de la première édition, une très forte houle avait cueilli les concurrents à froid. Cette année aucune casse n’est à déplorer.

Les 22 concurrents s’apprêtent à passer leur première nuit en mer.

- Info presse Bouvet Rames Guyane / www.bouvet-ramesguyane.com


Les 22 concurrents

Jean-Pierre Lacroix • N°1 « Ibis Rouge »
Taiseux, réservé, tenace, ce chef d’entreprise dans le bâtiment et le génie civil originaire de Guyane signe pour une deuxième traversée de l’Atlantique à la rame. Lors de la première édition, il était arrivé transformé par cette expérience unique. Il est impatient d’y retourner.
Jean-Jacques Gauthier • N°2 « Ramencoeur »
Ce champion d’aviron, détenteur du record du marathon sur concept 2, s’est entouré d’une équipe de professionnels afin d’optimiser ses chances de finir à la plus haute place du podium. Présent lors du départ de la première édition, il avait été contrait d’abandonner suite à une blessure après un chavirage.
Mathieu Bonnier • N°3 « Parrainez un enfant »
Traversée de l’Alaska avec son chien, raids en montagne, ce vétérinaire et chef d’entreprise part en compétiteur. Il a racheté le bateau de Romain Vergé, vainqueur de la première édition et s’est par la suite longuement entraîné avec un coach à Lorient.
Henri Deboulogne • N°4 « Innovatys »
Il est un des trois concurrents de l’équipe Easydentic coaché par Jean-François Tardiveau arrivé troisième lors de la première édition. Fort de cet esprit d’équipe, il aborde cette course sereinement et part en compétiteur.
Bertrand de Gaullier • N°5 « Saco »
46 ans, quatre enfants, commando de marine, Bertrand est le deuxième du Team Easydentic. En excellente condition physique et fort d’un mental en acier trempé, il part serein et est certainement un de ceux qui peuvent finir sur le podium.
Jean-Pierre Vennat • N°6 « Oytech »
Dernier de la bande Easydentic et doyen de la course, Jean-Pierre est un ancien commando de marine de 62 ans. En excellente condition physique, il part serein et sans appréhension particulière avec pour seul objectif d’arriver de l’autre côté.
Patrick Deixonne • N°7 « Matoury la Dynamique »
Créateur de raids aventure, ce Guyanais de 44 ans était sur la ligne de départ de la première édition. Hélas, après un chavirage, il est gravement blessé au genou et est contraint à l’abandon. Il repart cette année pour faire un beau voyage.
Pascal Vaudé • N°8 « Marine et Loisirs »
Ce Guyanais, ami de Patrick Deixonne, était son préparateur lors de la première. Il ne part pas pour la gagne mais pour vivre une aventure et assouvir sa passion de la pêche. Dans ses bagages, une touque de gros sel, de l’huile d’olive et quantité de citrons verts.
Charles Bergère • N°9 « Le Brigandin »
Né à Sinnamary en Guyane, ce jeune homme, père de deux enfants est agriculteur éleveur. Il a grandit loin de toute zone urbaine et a deux amours, la forêt et la mer. Sorte de Crocodile Dundee version Amazonie, Charles n’aura certainement aucun problème à gérer l’inconfort de l’aventure.
Christophe Lemur • N°10 « Triskell »
Le Breton de 34 ans a profité des quinze jours à Saint-Louis du Sénégal pour apprivoiser la vie à bord. Il dort dans son bateau depuis son arrivée... Sportif et amoureux de la mer, il a découvert l’existence de la Bouvet Rames Guyane à la télévision. Il a tout de suite su qu’il participerait à la deuxième édition.
Didier Lemoine • N°11 « Mercator II »
Il avait traversé sans safran lors de la première. Depuis deux ans, il attend de pouvoir repartir. Chaudronnier dans le XVIII ème arrondissement de Paris, il se dit transformé depuis sa transatlantique en solitaire. « Je vis dedans depuis l’arrivée, si je le pouvais je ne ferais que ça : convoyeur de bateau à rames, ce serait le bonheur ».
Patricia Lemoine • N°12 « Mercator III »
Fille de Didier Lemoine, cette jeune trentenaire est un concentré d’énergie. Cheville ouvrière de la première de son père, elle a, cette fois-ci, décidé de s’engager. « Je crois que ma décision a été prise lorsque j’ai vu mon père partir de Saint-Louis du Sénégal. Je me suis demandé pourquoi je restais à terre ».
Jean-Pierre Habold • N°13 « La Rebelle »
Breton, 50 ans, entier, passionné, déterminé, il part sans avoir bouclé le budget. Mais rien ne pourrait freiner l’enthousiasme du bonhomme mais souhaite « prendre la mer sans tarder afin de ne plus entendre parler de ses problèmes financiers »...
Karl Barranco • N°14 « Aléa Jacta Est »
Il est « à l’arrache de partout ». L’esprit festif et le verbe en verve, le Guyanais ne s’est pas imposé comme un futur compétiteur mais comme un homme qui souhaite « se payer une de ces tranches de vie affranchies de toutes contraintes ». A 24H du départ le stress est malgré tout monté d’un cran.
Pierre Katz • N°15 « Le quinze »
Sportif accompli -marche, raid, course-, cet homme de 57 ans a une hygiène de vie particulièrement saine, voilà des années qu’il ne mange aucune nourriture industrielle. Marin accompli, il part cependant vers l’inconnu puisqu’il ne connaît pas l’aviron de mer.
Jean-Luc Torre • N°18 « Dago Vera »
Metteur en scène parisien, il n’en est pas moins un marin aguerri. « Je fais de la croisière côtière depuis toujours, mais le large, c’est une première ». Il doit rapporter dans ses bagages des images pour le film consacré à cette aventure et commencé il y a un an par une amie réalisatrice.
Henri-Georges Hidair • N°21 « Defi No Frayane »
Une chaîne de solidarité s’est créée autour du Guyanais. A quelques jours du départ, son bateau n’était pas prêt mais les autres skippers sont venus en renfort. A 24H du départ, il se sent « comme un astronaute qui attend de partir sur la lune ».
Patrick Hoyau • N°22 « S.D.V.I »
Responsable technique à Kourou en Guyane, il ne part pas « pour faire de la figuration ». Il connaît bien la mer pour avoir beaucoup navigué. Il va néanmoins découvrir la navigation en solitaire et au large au cours de cette aventure.
Gilles Ponthieux • N°25 « Ram-Atao »
50 ans, endurant, ce Breton est un sportif de fond : natation, marathon, compétition sont ses carburants. Autour de l’aventure de ce dentiste, père de deux filles, l’association Ram-Atao composée de sportifs, d’artistes, de communicants, de tacticiens ou de diététiciens est un soutien sans faille depuis des mois.
Patrick Favre • N°33 « Victoria Patrimoine »
Patrick Favre, brillant second de la première édition, a décidé de rempiler. Voileux, rameur océanique, Patrick n’est pas un marin océanique professionnel mais pour autant expérimenté. Il qui ne compte pas moins de huit transats en cinq ans. Il vise le podium.
Eric Lainé • N°49 « Twinéa »
Agent de maîtrise et responsable magasin au sein de l’entreprise Bouvet, partenaire officiel de la course, Eric Lainé a été sélectionné parmi 28 salariés volontaires pour la grande aventure. Calme, déterminé, cet homme de 52 ans se « sent de plus en plus à sa place » dans la peau d’un solitaire.
Rémy Alnet • N°50 « Aréva »
Fondateur du club d’aviron de Cherbourg, il a traversé trois fois la Manche à l’aviron. Calme et réservé, il veut partir sans pression et refuse de se fixer des objectifs de podium. Pour autant, il reste un des rameurs les plus expérimentés de l’édition 2009.


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