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SNIM

Thierry Peponnet : "En parallèle le circuit des TP 52"

De passage en Melges 24 à Marseille, le tacticien parle TP 52 et America’s Cup

mardi 25 mars 2008Redaction SSS [Source RP]

Thierry Peponnet a participé à la SMIN 2008 à bord du bateau italien Team Audi Giacomel aux côtés du skipper Riccardo Simoneschi. L’occasion d’évoquer avec lui son actualité, la Coupe de l’America et ses projets à moyens termes en Melges 24 et avec les TP52.

Thierry Peponnet, avez-vous déjà participé à la SNIM ?

- Je ne l’ai pas faite souvent mais j’ai dû participer à deux ou trois reprises à la SNIM par le passé. Cela dit, je suis venu assez souvent régater à Marseille notamment pour la One Ton Cup. Souvent, la SNIM tombait mal par rapport à mon calendrier. Cette année, j’étais à bord de l’équipage de Melges 24 italien team Audi Giacomel skippé par Riccardo Simoneschi qui lui, en est à sa cinquième participation et se retrouve toujours dans le top 5 ou le top 3. Le niveau italien est très relevé. La SNIM a su attirer les meilleurs italiens qui figurent parmi les meilleurs mondiaux.

Que pensez- vous du plan d’eau marseillais ?

- J’adore. Pour moi, il s’agit d’un des meilleurs plans d’eau en France. Ici, au niveau de la régate, rien n’est jamais acquis. Il y a toujours des revirements de situation, des vents différents, d’est ou du Mistral, des vents forts, des petits vents, du vent du large. Il y a beaucoup de variations et du coup, c’est un plan d’eau qui se révèle très tactique. C’est intéressant. En régate, on peut être premier mais on n’est jamais tranquille ni à l’abri et quand on est dernier, on peut toujours se montrer opportuniste. C’est un champ très ouvert.

Pourquoi avoir choisi les Melges 24 ?

- Tous les Italiens qui sont présents ont un niveau intéressant en Melges 24. Ils figurent parmi les meilleurs mondiaux. J’avais envie de régater, c’est un nouveau challenge pour moi. Je vais suivre le championnat de Melges 24 auprès de l’équipage Audi dans un rôle de coach. Cela permet d’apporter un éclairage, un regard un peu neuf, décalé et plus objectif sur un peu tout. D’un point de vue personnel, cela est une nouvelle expérience qui s’ajoute à mon vécu de tacticien.

Avez-vous d’autres challenges en vue ?

- Oui, nous disputons en parallèle le circuit des TP 52. Le team est à 90 % italien, Nous sommes seulement deux Français, Philippe Presti et moi-même. Les TP 52 évoluent dans un circuit professionnel. Je pense qu’il est intéressant de se pencher et de valoriser ce circuit qui se déroule en Méditerranée. Je suis tacticien sur le TP 52. Il y a Riccardo qui est très fort pour tout ce qui relationnel, sponsor, gestion de projet. Là, nous sommes en train de passer à un stade professionnel avec le Team Audi Power by Q8. Au niveau des Melges, j’ai un rôle de coach. Nous attendons pour le prochain circuit des TP52 un nouveau bateau, actuellement en construction en Nouvelle Zélande. Il a été conçu par le meilleur architecte du moment, Rolf Vrolijk qui est aussi l’architecte d’Alinghi.

Le circuit débutera en mai à Alicante. Puis, il y aura l’étape à Marseille début juin. C’est une flotte prestigieuse, dans laquelle on trouve quelques uns des meilleurs skippers de la Coupe de l’America et une compétition qui peut vraiment donner un élan à la navigation et à la pratique de la voile en Méditerranée. C’est une organisation de haut niveau. Dans chaque ville étape retenue, les organisateurs arrivent avec une logistique très au point. Tous les ingrédients sont réunis pour que cette compétition soit très médiatique.

Vous avez mis entre parenthèse la Coupe de l’America ?

- Pour moi, l’essentiel était de continuer à naviguer. Etre coach dans cette équipe n’est pas une parenthèse, c’est un plus pour moi, qui va s’ajouter à mon expérience de tacticien. Aujourd’hui, on ne sait pas ce que va devenir la Coupe de l’America. Pour l’instant, elle est entre les mains de deux milliardaires qui communiquent par avocat interposé. Cela a eu pour effet de dégoûter tout le monde de la Coupe de l’America. A commencer par les sponsors. La coupe de l’America est aujourd’hui une affaire de milliardaires. Et ce n’est plus le sport qui prévaut. Ce qu’il faut changer.

Aujourd’hui, la Coupe de l’America, c’est une affaire entre les Américains qui n’arrivent pas à la gagner de manière honnête sur l’eau et les Suisses qui se sentent au-dessus de la mêlée en voulant imposer leurs conditions. Ce n’est pas normal que le futur de la Coupe de l’America se décide et se dessine en fonction d’un résultat. Il faut qu’elle revienne à un format plus sportif comme les Jeux olympiques où les éditions se décident 8 à 12 ans à l’avance et qu’elle ne dépende plus d’un texte caduque datant de plus de 150 ans. Il faut que tout soit refondu.

Quel est l’avenir des TP 52 ?

- Ils s’adaptent aujourd’hui à une demande médiatique. Le seul regret est que pour l’instant, il n’existe pas d’équipe française car les budgets sont assez élevés et les retombées pour l’instant jugées insuffisantes. Mais cela va changer. Je pense qu’aujourd’hui il s’agit d’une belle compétition qui demande un budget beaucoup plus modeste que celui de la Coupe de l’America et qui permet d’obtenir de bons résultats sur un circuit méditerranéen.

Six épreuves sont au programme cette année de la Med Cup, dont Alicante, Marseille, Caligari, Portimao, Carthagène à quoi il faut ajouter la Sardinia Cup, Porto Cervo, la Copa del Rey en Espagne et le championnat du Monde aux Canaries. C’est une épreuve qui en Espagne a d’immenses retombées, car le roi d’Espagne a engagé son bateau dans la compétition. Pour une ville comme Marseille, c’est une très belle opportunité, que d’accueillir cette épreuve tout en sachant en optimiser les retombées. L’intérêt est également qu’il s’agit de bateaux prototypes, dont la jauge est faite. Le circuit compte une quinzaine de bateaux l’épreuve sera cette année connue sous le nom de Audi Med Cup.

Info presse MedSud


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