SeaSailSurf®

Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse depuis 2000

VOLVO OCEAN RACE / étape 4

Illbruck toujours impérial

jeudi 14 février 2002Information Volvo Ocean Race

Mardi matin la flotte, qui remonte en ce moment vers Rio de Janeiro après avoir doublé le Cap Horn, se scindait en deux pour négocier le passages des îles Falklands. Amer Sports One et Djuice, optaient pour une route contournant l’archipel par l’est, le reste de la flotte emmenée par illbruk, passant dans son ouest.

L’une et l’autre de ces deux options ayant eu leurs heures de gloire ces deux derniers jours, il est difficile de dire aujourd’hui qui a eu raison ou tort. Les six bateaux encore dans le match ont fait alternativement un pas en avant et un pas en arrière, au gré des caprices du vent, à l’exception de illbruck qui allonge la foulée en tête de la flotte. Les écarts entre le 2e et 6e sont relativement constants même si les locataires sont changés.

Djuice et Amer Sports One, toujours à l’Est ont réussi dans la nuit à conserver du vent six heures de plus que les autres concurrents. Optimisant cette opportunité, Djuice a réussi à reprendre la 4e place qu’il détenait mardi et qu’il avait perdu hier, rétrogradant à la 6e place au profit de News Corp et de Assa Abloy.

News Corp, le VO 60 le plus à l’ouest, dont la vitesse Vitesse #speedsailing de progression est actuellement la plus faible avec 6.1 nœuds, accuse cet après-midi un retard de 130 milles sur le leader et vient de céder sa 5e place à Assa Abloy.

Pour l’heure, dans cette météo confuse qui tend à se calmer un peu, tous les regards se tournent vers le leader qui paraît bénéficier d’une chance insolente. Alors que ses poursuivants traquent le vent avec plus ou moins de chance, les hommes de Kostecki semblent jouir de leur propre système météo « sur mesure », tout spécialement ces dernières heures, où ils viennent de reprendre encore quelques longueurs à leurs poursuivants.

Le skipper américain de illbruck, heureux de ses 71 milles d’avance, reste cependant très prudent pour la suite des événements et ne considère en aucun cas la partie gagnée, alors qu’il reste cinq à six jours de mer avant la ligne d’arrivée à Rio. « Le vent va rester très capricieux dans les trois ou quatre jours prochains. Je continue donc à ne m’occuper que de notre course, sans être influencé par les décisions tactiques de nos adversaires, même si je les ai à l’œil car nous sommes actuellement plus dans une position défensive qu’offensive ».

La guerre des nerfs est donc bien au rendez-vous sur cette deuxième partie d’étape et les équipages ne vont connaître aucun répit jusqu’à leur arrivée dans la baie de Rio, distante encore de plus de 1 000 milles.

Manœuvres et changements de voile à répétition sont au programme des activités de chaque bord avec, pour seule certitude, du vent dans le nez pour encore quelques heures en attendant que ce dernier veuille bien opérer sa rotation au Sud Ouest en début de soirée, comme promis par différents bulletins météo.

Les T-Shirt sont donc encore remisés au fond des sacs pour quelque temps encore et les cirés de rigueur sur le pont pour tenter de se protéger des trombes d’eau qui s’abattent de façon sporadiques sur les marins fatigués.

Hors jeu Jeu #jeu pour cette étape depuis son démâtage jeudi dernier, Seb poursuit sa progression sur Punta Arenas où il est attendu dans la nuit. Malgré son gréement de fortune, le VO 60 suédois affiche une vitesse Vitesse #speedsailing de progression étonnante de 7 nœuds sur sa route vers les rivages chiliens.

Les filles ont, quant à elles, passé sans dommage le Cap Horn, qui avait revêtu son costume de scène des grands jours. Vent de force 7 à 8, vagues écumantes, visibilité à peu près nulle et forte pluie. D’où un sentiment de soulagement partagé par les 12 filles du bord qui remontent (enfin) vers le nord.


Dernières positions – jeudi 14 février à 11h 30
- 1 ; illbruck ; 42 00.20S ; 050 13.28W ; à 1199 milles de Rio ; cap 032 ; vitesse 11.6 ; 19 FEB 02 04:09 GMT
- 2 ; Amer Sports One ; 43 10.72S ; 050 30.60W ; à 71 milles ; cap 353 ;vitesse 10.2 ; 19 FEB 02 10:52 GMT
- 3 ; Tyco ; 42 57.32S ; 051 36.12W ; à 75 milles ;cap 027 ;vitesse 09.4 ; 19 FEB 02 11:20 GMT
- 4 ; djuice ; 43 48.92S ; 050 07.56W ; à 102 milles ; cap 002 ; vitesse 09.5 ; 19 FEB 02 13:51 GMT
- 5 ; ASSA ABLOY ; 43 23.24S ; 052 40.04W ; à 117 milles ; cap 045 ; vitesse 07.1 ; 19 FEB 02 15:17 GMT
- 6 ; News Corporation ; 43 13.52S ; 053 49.24W ; à 130 milles ; cap 035 ; vitesse 06.1 ; 19 FEB 02 16:31 GMT
- 7 ; Amer Sports Too ; 48 41.48S ; 058 45.60W ; à 517 milles ; cap 025 ;vitesse 09.9 ; 21 FEB 02 05:19 GMT
- 8 ; SEB ; 54 36.04S ; 073 44.40W ; à 1290 milles ; cap 091 ; vitesse 07.5 ; 01 MAR 02 05:28 GMT

Dans la même rubrique

VOLVO OCEAN RACE / étape 4 : La flotte se scinde en deux pour négocier le passage des Falklands

image 300 x 150L’équipage de Djuice devant le cap Horn le 10 février.

Volvo Ocean Race / Etape 4 : illbruck premier au Cap Horn

image 300 x 150L’équipage de Team Seb qui grée un mât de fortune. Photo : Magnus Woxen / Team SEB.

VOLVO OCEAN RACE : Pascal Bidegorry rejoint l’équipage de Team Seb

image 160 x 241Pascal Bidegorry à bord de team Seb. Photo Oskar Kihlborg / Team SEB

VOLVO OCEAN RACE : Paul Cayard embarque comme tacticien sur Amer Sports One

image 300 x 158Photo : C.Borlenghi / Sea&See.it

A la une