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Volvo Ocean Race
samedi 4 février • Information Volvo Ocean Race : C’est à 4h 58mn 22s - heure française, 12h 58 - local - que Telefonica a franchi la ligne d’arrivée de la 2ème manche de l’Etape 3, entre Mahé et Sanya, après 12 jours 19h 58mn et 21 s de course sur 3 050 milles entre les Maldives et l’île tropicale chinoise. Il remporte également l’ensemble de cette 3ème Etape divisée en deux parties.

En remportant l’Etape 3.2, les Espagnols empochent 24 points supplémentaires, ce qui, avec les 3 points encaissés lors de l’Etape3.1, permet à Telefonica de conforter son leadership au classement général avec 95 points.

Avec cette nouvelle victoire, les Espagnols gagnent encore un peu plus d’ascendant psychologique sur la concurrence. C’est en effet le seul équipage, avec Steinlager en 89-90, a avoir remporté les 3 premières étapes de ce tour du monde en équipage avec escale.

Le parcours n’avait pourtant pas commé sous les meilleurs auspices pour Martinez et ses hommes, puisque quelques heures après le coup d’envoi de ces 3 050 milles de course, les Espagnols déchiraient leur Code 0. L’incident sur cette importante voile d’avant obligeait l’équipage à lever le pied pour réparer ce qui les a positionné pendant un moment en queue de peloton.

Mais grâce à une tactique très fine et à des trésors d’énergie et d’opiniâtreté, les Espagnols sont revenus rapidement dans le match et ont terminer cette course dans un mano a mano musclé avec les Français de Groupama 4 aux trousses.

ARRIVEE GROUPAMA 4 : 2ÈME

En franchissant en seconde position la ligne d’arrivée à 6h 45mn 25s (heure française), 14h 45mn 25s (heure locale), Groupama 4 signe une très belle prestation saluée depuis quelques jours par le skipper de Telefonica, impressionné par la résistance des tricolores.

En empochant 20 points sur cette manche, Franck Cammas et ses hommes portent à 71 leur score au classement général provisoire . Ils se rapprochent donc dangereusement du 2ème du général provisoire CAMPER, qui lui est attendu vers 8h30 (heure française) à Sanya, en 3ème position.

A quelques milles de l’arrivée, Franck était en live sur le livestream du site de la Volvo Ocean Race :

« Nous sommes très heureux d’avoir été au contact de Telefonica d’autant que cette fin d’étape n’était pas en notre faveur. Le près n’est en effet pas l’allure la plus favorable à Groupama 4. On est tous contents de retrouver la terre ferme. On s’est battus comme des chiens ces derniers jours dans des conditions très subtiles. On a tenu le choc et on est contents de cette 2ème place. Nos efforts n’ont pas été inutiles cette fois. Nous sommes un équipage de bizuths. Au départ d’Alicante, on avait plein de choses à apprendre : comment mener le bateau, gérer la strastégie et nos concurrents. On a fait pas mal d’erreurs dans les premières manches. Maintenant on a plus confiance dans la vitesse du bateau et dans nos choix. Groupama 4 arrive ici en très bon état. Aucune casse à déplorer. C’est un des points forts de notre équipe : notre bateau est très fiable. »

Malgré un temps gris et une fine pluie tropicale, des milliers de fans se sont déplacés sur les quais de Sanya pour accueillir ces marins, barbus, les yeux creusés par la fatigue, complètement éreintés par une étape particulièrement âpre depuis le détroit de Malacca et une remontée de 3 jours au louvoyage le long des côtes du Vietnam.

Aux dires des anciens de la course, c’est une des arrivées les plus spectaculaires de l’histoire de la Volvo Ocean race.

Ça glisse tranquille vers l’Ouest, mais on ne peut pas dire que ça roule tout seul ! Après le sabordage du bateau italien la flotte poursuit sa route concentrée et heureuse de profiter de bonnes conditions météo. De « Just a Rabbit » cagnard 5 « 15 nds sous spi avec une mer tranquille » à Roland Fardeau solo n° 16 « le vent est juste ce qu’il faut pour passer du bon temps à bord (...)
Pascal Vaudé et Éric lainé, deux « anciens » de la Bouvet Guyane, sont formels : La première semaine de course de la seconde édition avait été nettement plus mouvementée : Vents de nord à nord-ouest souvent forts, mer vicieuse et cassante, houle désordonnée submergeant les bateaux, tous les éléments s’étaient ligués contre les rameurs pour les rabattre à la côte et leur interdire de (...)
vendredi 3 février : Ils ne trouveront le repos qu’une fois arrivés à Sanya. Heureusement, ce n’est plus très loin - c’est pour demain. Les premiers concurrents sont attendus en cours de matinée dans le port chinois, sur l’ile de Hainan. Avec un favori certain, Telefónica. Un probable deuxième français, Groupama, et une lutte acharnée pour la troisième place. Cinq heures et 75 milles : (...)
A part l’équipe leader composée du charismatique champion d’escalade Daniel Du Lac, de Christopher Pratt grand espoir de la course au large et du jeune et doué membre du ski club de Saint Gervais, Eliott Bibier-Coquatrix, les dix premières places furent totalement chamboulées à l’issue de la dernière journée, éjectant du podium des équipes y croyant dur comme fer. Laissons (...)
Filière d’Excellence de Course au Large Bretagne–Crédit Mutuel
jeudi 2 février • Redaction SSS [Source info presse] : Nicolas Troussel, skipper « Élite » de la Filière d’Excellence de Course au Large Bretagne–Crédit Mutuel, s’est fracturé les deux poignets en tombant de son bateau, en chantier à Port-La-Forêt. Sa convalescence, qui devrait durer deux mois, n’hypothèque en rien le programme sportif du M34 Bretagne-Crédit Mutuel Elite. Le bateau participera, mi-mars, à la Solo Les Sables, première épreuve du calendrier. Et Nicolas, quant à lui, espère faire son retour à l’occasion du Spi Ouest-France, en avril prochain.

C’est en quittant le pont de son bateau, après avoir effectué des travaux à bord, que Nicolas Troussel a chuté au sol, vendredi, en fin d’après-midi. Souffrant d’une fracture au poignet gauche nécessitant la pose de broches et d’une autre fracture au poignet droit, il a été opéré samedi matin à l’hôpital de Quimper. Nicolas, qui a pu quitter l’hôpital le jour même, a les deux poignets plâtrés pour une durée d’au moins six semaines. Compte tenu de la nécessaire phase de rééducation, il devrait effectuer son retour à la barre du M34 pour le Spi Ouest-France, premier rendez-vous majeur de l’année.

« C’est rageant, reconnaît Nicolas. D’autant plus qu’après tout le travail effectué en amont cet hiver, j’attendais le début de la saison avec impatience. Cependant, je relativise, ce ne sont que des fractures… Bien sûr, cela nous oblige à décaler quelque peu notre programme mais nos objectifs pour l’année 2012 restent inchangés. Le team Bretagne-Crédit Mutuel Elite est bien structuré, les marins de talent ne manquent pas au sein de l’équipage. Pendant quelques semaines, je ne serai pas sur l’eau avec eux. Mais je vais tout mettre en oeuvre pour retrouver mes moyens physiques rapidement et rejoindre mes équipiers au plus vite. A la fin de la saison, je suis persuadé que ma mésaventure n’apparaîtra que comme un simple contretemps ! »

- Info presse Kaori

Les Editions Larivière et Amaury Sport Organisation ont signé un accord aux termes duquel A.S.O. organisera à partir de 2012 le Tour de France à la Voile dont elle devient propriétaire. Cette épreuve prestigieuse créée en 1978 permet à A.S.O. d’entrer de plain-pied dans un nouvel univers sportif riche d’émotions et d’aventures, et de l’associer à ses disciplines (...)
mercredi 1er février : Mis en difficulté dès le premier jour de course suite à divers problèmes dont un mal de mer tenace, le navigateur normand s’est blessé hier à la main. Il a déclenché sa balise de détresse et a été évacué sur l’Etoile Magique. Hier soir vers 19 h TU, le Cross Gris Nez informait le PC Course de la détresse activée par la balise Sarsat de Pascal Tesnière. Aussitôt contactés, les (...)
Depuis mi-novembre, Arnaud Boissières, skipper du monocoque AKENA Vérandas, met tout en œuvre, avec son équipe, pour que son 60’ puisse renaviguer au plus vite et se préparer au mieux pour le Vendée Globe. Un mât (tube) est en construction à Cherbourg au chantier JMV. Le bateau, actuellement en chantier aux Sables d’Olonne, devrait retrouver son élément et être mâté début (...)
Vendée Globe
Redaction SSS [Source info presse] : Liz Wardley sera au départ du prochain Vendée Globe, le 10 novembre 2012. La navigatrice de 32 ans vient de signer un partenariat de 3 ans avec un nouveau sponsor, dont le nom sera dévoilé le 9 mars prochain, lors d’une conférence de presse dans les locaux de la CCI de Vendée, à la Roche-sur-Yon.

Liz Wardley est donc à ce jour la 2e femme (après Samantha Davies) parmi les 17 inscrits à cette édition 2012 du Vendée Globe. Pour ce projet, elle intègre à Lorient la Sensation Sailing Team, l’écurie de course au large de Jean-Baptiste Dejeanty, en charge de son projet Vendée Globe.

Le bateau sur lequel courra Liz Wardley est actuellement en cours d’acquisition par son sponsor. Il sera également présenté le 9 mars prochain.

Liz Wardley : « Etre au départ du Vendée cette année, c’est génial et inattendu. Je cherchais des sponsors pour une transat en pirogue, et finalement je trouve un partenaire pour trois saisons et j’intègre une équipe qui me permettra de me préparer dans les meilleures conditions. Dire que le Vendée Globe est un rêve d’enfant serait exagéré, car j’ai commencé à naviguer en Australie, où cette course est moins médiatisée. Mais depuis que je vis en France et que je cours en solitaire, le Vendée est un objectif. Maintenant j’ai hâte de m’entraîner sur l’eau. Je prendrai le départ de ce Vendée Globe en compétitrice, donc avec l’objectif premier de finir, ce qui est le préalable à tout résultat. »

- Info presse Sensation Sailing Team / www.sensation-sailingteam.com

mardi 31 janvier : Après cinq belles saisons sur le World Match Racing Tour, ponctuées notamment de deux titres de vice-champions du monde, Mathieu Richard et son équipage ne seront pas présents sur le circuit cette année, faute de budget suffisant. 2ème en 2007, 3ème en 2008, 5ème en 2009, 2ème en 2010, 7 victoires d’étapes… Il ne manque plus qu’à conquérir le graal suprême pour Mathieu (...)
Filières du Talent
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Redaction SSS [Source info presse] : DCNS reconduit les Filières du Talent pour trois ans (2012-2014). Dans son volet sportif, elle accueille l’Hydroptère et son créateur-skipper Alain Thébault. L’Hydroptère devient ainsi « l’Hydroptère DCNS » (symbolisé par un nouveau logo). Ce bateau incarne également des idéaux d’excellence technologique et de transmission du savoir cohérents avec ceux du Groupe.

DCNS a réalisé la coque du trimaran volant dans son centre de Lorient en 1993, une coque qui, à l’époque, était révolutionnaire. C’est d’ailleurs la seule partie d’origine du bateau qui subsiste aujourd’hui. L’Hydroptère DCNS va de nouveau bénéficier des technologies de pointe développées par DCNS. Ainsi des ingénieurs planchent déjà sur l’automatisation électronique d’une gouverne de direction et de stabilisation afin de permettre au trimaran de gagner en vitesse. C’est une problématique parfaitement maîtrisée par DCNS pour les sous-marins.

La transmission du savoir est depuis l’origine au cœur du projet Hydroptère à travers la relation entre Eric Tabarly et Alain Thébault puis celle entre des personnalités très expérimentées de l’industrie française et les membres plus jeunes de l’équipe. Etant donnée cette histoire axée sur le partage des connaissances, c’est donc tout naturellement que Luc Alphand intègre l’équipe d’Alain Thébault comme apprenti skipper afin de poursuivre son apprentissage de la navigation océanique. Luc Alphand, qui a gagné le rallye Paris-Dakar après huit années d’apprentissage, souhaite s’investir sur la durée dans la voile. Il sera rejoint au printemps 2012 par deux autres apprentis skippers qui représenteront les enjeux de mixité et d’accessibilité du programme.

Au cours des trois prochaines années, l’Hydroptère DCNS – qui sera basé à la Seyne-sur-Mer tout près du centre DCNS de Toulon – va s’attaquer aux grands records océaniques :

  • tentative de record du Pacifique (Los Angeles – Honolulu) en 2012,
  • tentatives de record du tour des îles britanniques et de record de distance sur 24 heures en 2013,
  • tentative de record de l’Atlantique en 2014.

Comme DCNS 1000, l’Hydroptère DCNS a été habillé en poisson volant pour incarner la relation particulière de DCNS avec la mer. Cette décoration prend tout son sens sur ce bateau à voile volant.

Alain Thébault, créateur et skipper de l’Hydroptère DCNS :

« Je suis très fier que l’Hydroptère DCNS rejoigne les Filières du Talent. Il ne s’agit pas d’un sponsoring classique. Nous rejoignons un programme de transmission du savoir avec un objectif social très important. J’attache depuis toujours beaucoup d’importance à l’enrichissement mutuel entre générations et c’est pourquoi je suis très heureux d’associer l’Hydroptère aux Filières du Talent DCNS. Je suis sûr que, en accueillant Luc Alphand et deux autres apprentis skippers, nous contribuerons à mettre en valeur la mission citoyenne de ce programme. Un autre aspect qui me tient à cœur dans ce partenariat est la collaboration technologique avec DCNS qui va nous faire bénéficier de ses compétences et moyens uniques en R&D ».

Luc Alphand, apprenti skipper au sein des Filières du Talent DCNS :

« C’est un bateau fabuleux qui combine les deux éléments qui me passionnent le plus : la vitesse et la technologie. En outre, je suis enthousiaste à l’idée de continuer à m’investir dans un programme qui a une si grande dimension sociale. J’ai toujours dit depuis un an que j’arrivais modestement dans le milieu de la voile pour apprendre mon métier sur la durée. C’est ce que je vais m’employer à faire aux côtés d’Alain et de son équipe. Je suis très reconnaissant aux Filières du Talent DCNS de m’avoir donné ma chance dans la voile et de continuer à me soutenir dans cette réorientation. Je sais que je vais devoir beaucoup travailler pour maîtriser l’Hydroptère DCNS. Je suis impatient de faire ma première sortie sur le bateau en avril et de relever des défis sur certains des plus beaux records océaniques de ce sport ».

Christophe Lachnitt, directeur de la communication du groupe DCNS et initiateur des Filières du Talent DCNS :

« La reconduction des Filières du Talent DCNS pour trois années témoigne de l’engagement durable du Groupe au service de l’intégration professionnelle des personnes en difficulté. Cet engagement est rendu possible par l’implication de centaines de collaborateurs de DCNS qui se portent volontaires pour être tuteurs des personnes en difficulté que nous formons avant de les aider à trouver un emploi. Le volet sportif, qui est de nouveau le miroir du volet social du programme, accueille l’Hydroptère, un bateau emblématique de l’ambition d’excellence technologique qui anime les équipes du Groupe au quotidien ».

- Info presse www.lesfilieresdutalent.com

SeaSailSurfer du mois
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lundi 30 janvier • Christophe Guigueno : La star du mois de janvier 2012 est incontestablement Loïck Peyron. Appelé à la rescousse du Team Banque Populaire pour remplacer Pascal Bidégorry, le Baulois a rempli sa mission en terminant un tour du monde à la voile sans escale et sans embûche afin d’offrir à la banque bleu le Trophée Jules Verne si convoité.

Au bout de trois ans, l’aventure rocambolesque qui a donné naissance au plus grand trimaran à voile du monde s’est terminée à Brest par un beau score autour du monde. Appelé pour remplacer Bidégorry, Peyron est parvenu à mener un équipage quasi inchangé afin de remplir la mission qui lui a été confiée. Mieux, il a ramené le bateau et les hommes sans souci. Encore mieux, il laisse la porte ouverte pour améliorer le record. Avec un VPP en dessous de 40 jours et un record en 45, le trimaran le plus rapide du monde devient une bonne affaire. La banque devrait donc pouvoir le revendre aisément.

Alors Peyron était-il bien l’homme idéal pour cette mission ?
Tout à fait :
- il a ménagé la monture,
- il est parvenu à souder son équipe,
- il a pris le record au concurrent historique de la banque,
- il n’a pas écrasé le record rendant le bateau revendable,
- il a accentué les retombées presse…

Reste une question. Quel était le cachet de ce skipper aussi à l’aise en solo, en double ou en équipage autour du monde ou bien à la barre d’un multicoque de la Coupe de l’America ?

Ce week end à Oman, Oman Sail a révélé au cours d’une conférence de presse, les détails du Sailing Arabia-The Tour 2012 qui débutera dans 13 jours. Un total de neuf équipages prendront le départ le 12 février prochain, soit 3 bateaux de plus qu’en 2011. Parmi ces 9 équipes 2012, on compte quatre équipes omanaises, quatre autres de la région du Golfe et une équipe venant de (...)
Bouvet Rame Guyane
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dimanche 29 janvier • Redaction SSS [Source info presse] : Comme prévu les 23 rameurs solitaires ont franchi ce matin à 10 H TU (heure locale) la ligne de départ de la troisième édition de la Bouvet Guyane. Le temps était idéal avec un soleil légèrement voilé, une mer calme et un vent modéré de NE. « On a eu une chance insolente avec la météo », lâchait avec un immense soulagement Michel Horeau, co-organisateur de l’épreuve. Retour sur une journée historique pour l’aviron océanique.
  • 07H30’. Le jour vient de se lever sur Dakar. Un car quitte l’Hôtel N’Gor avec à son bord des skippers au visage tendu. Direction l’anse Bernard où les canots paressent à leurs mouillages. Les navigateurs sont emmenés à bord par des navettes locales. Après d’ultimes rangements, les marins se mettent en tenue de « travail » : casquette saharienne, lunettes de soleil, t-shirt manches longues et gants.
  • 09H54’. Depuis l’Etoile Magique, le grand catamaran qui accompagne la course, Michel Horeau lance la procédure de départ en VHF. Tous les canots évoluent au nord de la ligne tendue entre deux bouées à proximité de la plage. Tous, sauf trois dont les skippers redoublent d’ardeur pour revenir face au vent du bon côté afin de ne pas encourir une pénalité comme le veut le règlement.
  • 10H. C’est parti. D’entrée de jeu, il est clair que bon nombre de concurrents sont venus sur la Bouvet Guyane avec des ambitions de résultat. Les canots partent en rangs serrés comme pour une régate d’aviron en rivière. C’est un bon départ emmené par Christophe Letendre galvanisé par son fan club de chez Bouvet venu tout exprès de France pour encourager « leur » skipper. Seul Rémi Dupont se prend l’étrave dans la bouée de bout de ligne et perd un temps précieux tout comme le guyanais Jean-Emmanuel Alein qui fait l’extérieur de la ligne et doit revenir la passer correctement. Ce qui prend toujours trop de temps quand le canot lourd d’une tonne est propulsé par une seule paire d’aviron. Un peu plus tard deux canots se touchent, ceux d’Eric lainé et Pascal Vaudé... Sans conséquence. Il faut dire qu’il y a du monde sur l’eau et les rameurs tournent le dos à leur étrave. Ils ne voient pas ce qui se passe devant.
  • 10H15’. Jean-Jacques Gauthier, champion d’aviron, prend sans surprise la tête de la flotte, comme il l’a fait lors du prologue à Brest. Ce grand gabarit conduit ses avirons avec une infinie douceur et une redoutable efficacité. Dans son sillage évoluent Guillaume Bodin, excellemment parti lui aussi, Christophe Letendre, Pierre Mastalski et plus loin au vent Jean-Christophe Lagrange, le « voileux » de La Transat. Ils passent dans cet ordre le Cap Manuel. A bord du bateau à passagers où sont rassemblés deux cent spectateurs, le GPS indique une vitesse de 3 nds : « C’est énorme » lance Jean-Luc Torre, concurrent de la précédente édition. Patrick Bouvet, partenaire de la course, n’est pas étonné : « la course se professionnalise dans le sens où les concurrents sont mieux entraînés et préparés que la dernière fois. Ça va aller plus vite ». On dit même que le premier pourrait atteindre la Guyane en 35 jours. Tout dépend de la météo !
  • 11 H. Les écarts se creusent entre les premiers et les derniers et des groupes se forment avec des exceptions. Comme Benoît Souliès, encore un grand gabarit joueur de rugby de niveau national à Toulouse, qui emprunte une route le faisant passer au nord de l’île de la Madeleine. La tendance partagée par les leaders était de forcer sur les avirons les premiers jours pour tenir cap à l’Ouest. Benoît est de ceux-là et plus encore. En milieu de la flotte, on apprend que Rémi Dupont s’est fait aborder par un pêcheur mais sans dommage et qu’Eric Lainé aurait cassé la planchette de son cale-pied en tirant un peu trop fort sur les avirons. Dans l’immédiat cela ne l’empêchait pas de caracoler dans le peloton de tête, mais il lui faudra trouver une solution pour remettre en état cet équipement indispensable à la tâche.
  • 12 H. Le vétéran, Didier Lemoine, ferme la marche à proximité d’Henri-Georges Hidair dit « Le Sénateur ». La flotte s’étale sur un bon mille. En se retournant il ne verra même plus les canots de tête tellement ces embarcations sont basses sur l’eau. Le soleil a percé les nuages et le vent a un peu molli. « En fin de journée, confie Jean-Luc Torre, ils auront perdu la côte de vue. Et là ce sera effectivement parti ». Pourtant les solitaires ne seront pas encore complètement seuls sur mer. Il y a les petits bateaux de pêche peu ou pas éclairés la nuit et puis les cargos tant redoutés un peu plus au large. La première nuit va se passer aux avirons pour beaucoup. Prudence, la route est longue, très longue.

- Info presse Bouvet Guyane 2012 / www.bouvet-guyane.com

Rolex Miami OCR
Information FF Voile : Tout juste sélectionnés pour les Jeux Olympiques de Londres en Star, Xavier Rohart et Pierre-Alexis Ponsot se sentent pousser des ailes. Les deux hommes viennent en effet de prendre la deuxième place de la Rolex Miami OCR, première épreuve de la Coupe du Monde.

Dans le sud de la Floride, véritable patrie de ce quillard centenaire, ils se hissent sur la deuxième marche du podium grâce à une superbe medal race. C’est dans la deuxième partie du championnat, quand le vent est monté que Xavier et Pierre-Alexis ont fait des étincelles.

Deux victoires jeudi et deux belles manches vendredi les ont amenées, ce matin, au pied du podium. Ils ont terminé le travail en prenant la deuxième place de la medal race, devançant ainsi les équipages norvégiens et suédois. « 

C’est très bien de terminer sur le podium mais on garde la tête froide » explique Xavier qui considère cette performance comme une « une des étapes qui se mettent en place ».

Ils côtoieront, lors de la remise des prix Damien Seguin qui s’est imposé en 2.4, quillard paralympique.

Xavier Rohart :

« Ce sont des étapes qui se mettent en place. Dire que c’est une grosse satisfaction : non, mais c’est plutôt le fruit d’un travail et d’une réflexion. C’est toujours bien de monter sur un podium et de montrer qu’on est là. On garde la tête froide, ce qui ne nous empêche pas de tout donner pendant les manches. »

Pierre-Alexis Ponsot :

« On est contents, on a bien travaillé pendant ces trois jours. Nous avons un nouveau bateau et il nous a fallu le temps de le mettre au point. Ce qui est encourageant, c’est qu’il nous reste du potentiel et plusieurs mois pour l’exploiter. Il nous en reste sous le pied ! »

Transquadra
28 janvier • Redaction SSS [Source info presse] : C’est d’un patrouilleur de la Marine portugaise mouillé devant Quinta do Lorde qu’ont retenti les deux coups de canon signalant le départ de la deuxième manche de la Transquadra, ce samedi à 15 heures.

Quelques minutes plus tard, un remorqueur-arroseur posté devant la bouée de Machico saluait chaque équipage d’une grande gerbe d’eau de mer, sous les applaudissements des spectateurs agglutinés sur les falaises. Départ trempé par temps sec ! hommage humide de Madère à ces fiers quadras ....

Deux bons départs sous spi, par 15 nœuds de vent. 28 solos en-tête à 15h08 TU et 71 doubles à 15h46 TU. Les bateaux se sont éloignés de la ligne tendue devant Quinta en direction d’une bouée de dégagement à laisser sur babord trois milles plus loin. Seule et unique marque de parcours imposée jusqu’à l’ile aux Cabris, qu’ils laisseront à tribord, lorsqu’ils approcheront de la Martinique après environ 14 jours de sprint dans les alizés.

Du bateau de la Marine, les officiels madériens assistent à un spectacle surréaliste. Une centaine de bateaux en course, au touche-touche au pied des falaises de Machico, les pistes de l’aéroport comme suspendues au dessus de leurs spis multicolores ... Magnifique. De nombreux bateaux français et étrangers sont venus les escorter, des plaisanciers venus par surprise.

- Info presse www.transquadra.com

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