Les choix de la rédaction
mardi
18
juin
2013
Course au large

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Redaction SSS [Source info presse] : La Classe OCEAN50, créée à l’initiative de Michel Desjoyeaux, réfléchissait depuis plusieurs mois au projet d’un événement fondateur pour les futurs monocoques OCEAN50. Ce projet prend aujourd’hui forme grâce au travail mené en commun par la société Mer Agitée de Michel Desjoyeaux, le Bureau d’étude Mer Forte dirigé par Denis Juhel et la société d’organisation Mer & Média. Il s’agit du projet de création originale d’une nouvelle course autour du monde en solitaire, de la Bretagne à la Bretagne, sur le parcours du tour du monde par les trois caps, avec escales dans les départements et territoires français d’Outre-Mer.

Sur une idée originale proposée par Mer & Média et validée par la Classe OCEAN50, cette nouvelle course autour du monde baptisée provisoirement BREIZH WORLD TOUR a été présentée le 29 mai dernier à Brest aux représentants de Brest Métropole Océane, de la Région Bretagne et du Conseil général du Finistère.

La première édition de ce nouvel événement qui se déroulera tous les 4 ans, en alternance avec les autres grandes courses françaises (Vendée Globe, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre...) vise un départ à l’hiver 2017-2018, avec au programme, quatre grandes étapes et 5 à 6 mois de course.

Exclusivement réservée aux monocoques OCEAN50, la course permettra aux skippers et à leurs partenaires de disposer d’un événement sportif de haut niveau, garantissant une exposition médiatique forte, à la hauteur des investissements engagés et dans un cadre budgétaire maîtrisé.

Réaction de Michel Desjoyeaux : " Ce projet de nouvelle course autour du monde correspond aux objectifs de notre Classe. Un grand événement populaire, médiatique, ouvert et international. Pour la première fois, les skippers pourront proposer à leurs sponsors de participer à une course autour du monde inédite, dans le cadre d’un rapport coût-retombées mesuré ".

Un concept original, un parcours inédit

Départ et Arrivée en Bretagne (Brest) - 4 étapes - 3 océans - 3 caps - 3 escales outre-mer.

Programme prévisionnel :

- Etape 1 : BREST - LA REUNION, via le Cap de Bonne Espérance
- Etape 2 : LA REUNION - TAHITI, via le Cap Leeuwin
- Etape 3 : TAHITI - ANTILLES, via le Cap Horn
- Etape 4 : ANTILLES - BREST, course transatlantique finale

L’alternative OCEAN50

La classe OCEAN50, soutenue par la Fédération Française de Voile, ouvre de nouvelles perspectives et crée une alternative à la fois sportive, technique et économique.

Cette nouvelle classe permet d’envisager la participation de ces nouveaux monotypes OCEAN50 à un programme de grandes courses existantes, mais aussi et surtout d’envisager la création de cette nouvelle course autour du monde.

mardi
18
juin
2013
Après le passage de l’occidentale ouest de la chaussée de Sein, hier en fin d’après-midi, les leaders de la flotte des Multi50 font actuellement route au près sur un long bord bâbord en direction du célèbre rocher du Fastnet qu’ils devraient enrouler en fin de journée, peu après les MOD70 qui se livrent, eux aussi, à une belle bagarre de vitesse au louvoyage dans une (...)
mardi
18
juin
2013
Little America’s Cup

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Redaction SSS [Source info presse] : Le premier catamaran de l’histoire construit en TPT – Thin Ply Technology – a tiré ses premiers bords au large de la Grande-Motte. Un véritable événement pour le team Hydros, qui constitue l’aboutissement de plusieurs mois de recherche et de construction. Objectif : remporter le Championnat du Monde des Class C, surnommé Little America’s Cup, à Falmouth en septembre.

« C’est un très grand moment pour toute notre équipe, ainsi que pour toutes les personnes et les entreprises qui ont été impliquées dans le développement de ce voilier unique au monde », déclare Jérémie Lagarrigue, responsable du projet Hydros et skipper de l’un des deux voiliers.

Soutenu par la banque Lombard Odier & Cie, dessiné par le design team Hydros en collaboration avec HDS, VPLP et l’EPFL, ce voilier révolutionnaire, construit au chantier Décision SA à Ecublens, est le fruit de plusieurs années de recherche technologique au plus haut niveau. Autant dire que cette première navigation constituait un réel aboutissement.

« C’était une très bonne première expérience », confie Bastiaan Tentij, équipier sur l’un des deux catamarans. « Nous avons vraiment bien senti le bateau et constaté que l’aile rigide est extrêmement puissante ! Mischa Heemskerk, à la barre, était ravi des sensations qu’il ressentait. Après les premières navigations, nous allons finaliser les réglages et mettre le deuxième voilier à l’eau, ce qui nous permettra de naviguer ensemble et de comparer différentes configurations. Nous avons atteint une vitesse de 17 noeuds alors que le vent soufflait à 6 noeuds, c’était impressionnant ! »

La préparation finale et l’assemblage des deux catamarans Hydros s’est déroulée ces derniers mois à la Grande Motte dans la plus grande discrétion. » L’équipe technique, composée de Gaël Ledoux, Anthony Rezzoug et François Cazala a assemblé les pièces détachées venues de Suisse, et effectué les tests statiques.

Quant à l’équipe navigante, composée de Jérémie Lagarrigue et Billy Besson, ainsi que du duo hollandais Mischa Heemskerk et Bastiaan Tentij, elle s’est entraînée de façon intense sur des catamarans de type Nacra F20, disputant en parallèle de nombreuses compétitions internationales et y obtenant des résultats de premier plan.

Les deux équipages Hydros peuvent désormais enfin passer à la dimension supérieure, et s’entraîner concrètement en vue de la Petite Coupe. Leur prochain objectif est clair : évaluer les deux Class C et les optimiser en vue de la « Petite Coupe », le championnat international des Catamarans Class C, qui se disputera en septembre prochain à Falmouth (UK).

lundi
17
juin
2013
PWA World Tour

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Information FF Voile : La deuxième étape de la Coupe du Monde de Funboard s’est achevée hier soir en Espagne et – pour la première fois sur le circuit mondial – les deux premières places sont occupées par des Français. Dans des conditions de vent faible, Antoine Albeau remporte l’épreuve, suivi par Julien Quentel, récemment intégré à l’Equipe de France de Funboard.

Cette performance exceptionnelle - qui fait suite à de bons résultats en Corée - permet à Antoine et Julien de prendre les commandes de la Coupe du Monde. Cyril Moussilmani termine pour sa part 10e et rentre dans le top 5 mondial alors que trois épreuves restent à disputer en 2013. « Le stage axé sur les départs et le premier gybe organisé avec les garçons et les filles a été bénéfique » souligne Didier Flamme, chargé de mission Equipe de France de Funboard. La prochaine étape de la Coupe du Monde, ouverte aux garçons et aux filles, sera disputée en Turquie du 19 au 24 août. Delphine Cousin et Valérie Arrighetti - Ghibaudo, elles aussi membres de l’Equipe de France de Funboard y prendront part.

L’Equipe de France 2013 :

La composition de l’Equipe de France de Funboard a été validée par la FFVoile sur la base des performances réalisées en 2012 au classement général définitif du circuit PWA. Comme pour l’Equipe de France Olympique, c’est le rang mondial qui est retenu et seule une place parmi les cinq premiers permet de figurer dans l’Equipe nationale, avec un bonus pour les titres mondiaux. Selon ce critère, quatre coureurs ont été retenus. Antoine Albeau et Valérie Arrighetti – Ghibaudo, déjà présents l’année dernière sont qualifiés pour deux ans en raison de leur titre mondial alors que Julien Quentel et Delphine Cousin, tous les deux quatrièmes en 2012, font leur entrée cette année.


- Antoine Albeau : « Ce n’était pas forcément facile même si j’ai gagné la première et la dernière manche. Nous avons couru dans du vent très léger avec pas mal de trous d’airs. Après la Corée où je prends la deuxième place, je suis en tête et Julien est deuxième. C’est top ! On va sûrement avoir beaucoup de petit temps cette année, il faut veiller à ne pas prendre de poids ! »

- Julien Quentel : « Je suis content de cette épreuve. J’étais déjà deuxième ici l’année dernière mais le refaire, ça me conforte. C’est un spot que j’aime bien. Je suis deuxième du général, derrière Antoine qui a un peu d’avance mais la saison n’est pas finie et tout peut se passer, en bien comme en mal. Je suis content de rentrer en Equipe de France. C’est important d’être reconnu au niveau de la fédération française de voile. On veut montrer qu’on est là, qu’on est des gens sérieux et qu’on travaille dur. C’est important de le montrer car le funboard donne souvent l’image d’un sport de plage mais c’est beaucoup de sacrifices. C’est réconfortant de savoir qu’on ne nous oublie pas et l’apport de la fédération est très bénéfique. Qu’il s’agisse des informations météos données par David Lanier ou du stage que l’on a pu faire avant avec Didier Flamme, ça nous donne un vrai coup de pouce. »

- Jacques Cathelineau, Directeur Technique National : « Ce début de saison prometteur laisse augurer pour les français d’une belle concurrence au sommet dans la coupe du monde de Funboard 2013. Le Funboard contribue a la politique du haut niveau globalisé, reconduite par la FFVoile, laquelle laisse place a de fructueuses perspectives d’échange de compétences entre la planche a voile olympique (RSX) et le Funboard. »

- Didier Flamme : « On n’avait jamais vu deux Français en tête de la Coupe du Monde ! Ce qui est motivant, ce sont les bons résultats de Cyril Moussilmani, 10e, et de trois autres coureurs qui sont maintenant dans le top 20 de la Coupe du Monde. Le travail mis en place depuis la création de l’équipe porte ses fruits. (…) D’autres nations commencent à regarder notre structuration avec intérêt. »

lundi
17
juin
2013
Surf
Kim Véteau est 5e chez les filles -16 ans • Elliot Ivarra 6e chez les -18 ans

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Information FF Surf : Le capitaine de l’équipe de France prend la troisième place des championnats du monde juniors, dont la finale s’est disputée ce dimanche en fin de matinée sur le spot de Playa Jiquiliste, au Nicaragua. Kim Véteau (photo) est 5e chez les filles -16 ans, Elliot Ivarra 6e chez les -18 ans. La France termine ces Mondiaux juniors à la quatrième place au classement par équipes, soit le deuxième meilleur résultat de son histoire.

Andy Crière n’aura pas gagné son pari mais comment en vouloir au Basque qui nous a fait un championnat du monde de toute beauté. Impérial dans les vagues comme lors des discussions au sein de l’équipe de France où il a pris la parole avec aisance, intelligence et prestance. Cette finale mondiale des moins de 18 ans, Andy en avait rêvé depuis quatre ans qu’il waxe ses boards aux quatre coins de la planète ISA. Ce dimanche, à Playa Jiquliste, la station balnéaire à deux heures de route au sud de Managua, la capitale nicaraguayenne, l’Hendayais n’a pas trouvé les bonnes vagues pour exprimer tout son potentiel.

« Je rêvais de ce podium depuis quatre ans »

« J’ai pris deux vagues moyennes en début de série alors que mes trois adversaires ont eu, eux, de bonnes vagues, explique-t-il. Puis après, il n’y a plus eu de vague… J’ai attendu jusqu’à la fin une bonne vague qui n’est jamais venue. »

Il a aussi chuté sur deux tentatives d’airs mais cela aurait-il suffi pour contrer l’Hawaïen Josh Moniz et l’Australien Soli Bailey ? On peut en douter à observant le surf explosif de ces deux-là. Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit aussi que le Français s’est offert Luke Hynd, l’autre Australien de la finale, celui qui avait fini devant lui au tour suivant… Comme quoi. L’histoire aurait pu être magnifique, on dira, donc, qu’elle est très belle. Crière le premier s’en réjouit :

« Je suis quand même content de mon podium. Je rêve de ça depuis tout petit. Ça fait quatre ans que je fais des championnats du monde, je n’avais jamais fait un tel résultat. »

Sur le podium, enveloppé du drapeau tricolore et béret basque à la main, le garçon a savouré.

Véteau assume son élimination

A l’inverse, Kim Véteau peut s’en vouloir. Son surf pouvait lui offrir le titre mondial. En toute objectivité. Au-dessus techniquement de toutes les autres compétitrices, la Guadeloupéenne est passée à côté de sa finale de repêchages, sorte de demi-finale unique pour monter en grande finale. La jeune fille assume :

« Je n’étais pas venue ici pour faire 5e… Mais aujourd’hui, je n’étais pas connectée avec l’océan. Je n’arrivais pas à trouver les vagues. Et mon surf n’a pas été assez bon pour espérer passer. Je suis pourtant partie avec zéro pression. Ce n’est pas de la malchance quand on n’arrive pas à poser ses manœuvres. C’est moi qui ai merdé… »

Sortie dès le deuxième tour du tableau principal pour un mauvais choix tactique sur le spot changeant de Playa Jiquiliste, Véteau confie qu’il ne s’agissait sans doute « pas de (ma) compétition ». Et à voir le show de l’Hawaïenne Mahina Maeda en finale (19.16 pts sur 20 possibles), sans doute n’aurait-elle pu repartir du Nicaragua avec le titre mondial. On relèvera que dans cette catégorie, la Tahitienne Karelle Poppke prend la deuxième place et que nos amis polynésiens remportent donc une médaille d’argent.

Ivarra a « manqué de chance »

Reste celui qui nous aura tous bluffé par son talent et sa décontraction tout aussi naturelle : Elliot Ivarra, le monsieur marathon des repêchages. Sortie de la route du tableau principal dès le premier jour, il a ensuite enquillé toutes les séries (9) des repêchages avec un surf qui n’a cessé de monter en puissance. Ce dimanche matin, le surfeur de St Barthélémy n’a pas eu les vagues pour s’exprimer. Lui parle d’expérience.

« Je pense que j’ai fini par lâcher car je n’ai pas l’expérience de ces grands rendez-vous. Mais j’ai beaucoup appris, tous les jours. Il m’a manqué un peu de chance aussi. J’en ai eu toute la semaine mais pas aujourd’hui. J’aurais aussi pu essayer de varier mon surf et de tenter des manœuvres innovantes, comme les airs, pour espérer passer en finale. » Il l’a donc regardé, cette fois, du rivage.

Juste derrière les Etats-Unis

Sans doute essoufflé par tous les efforts physiques et moraux de la semaine, la France ne s’est pas qualifiée pour la finale de la Aloha Cup, compétition par équipes et en relais ouverte aux 7 meilleures nations mondiales et au pays organisateur. Tenante du trophée (en 2011, au Panama), elle prend cette fois la 7e place. Presqu’anecdotique. Car la grande satisfaction reste cette quatrième place au classement général aux points et par équipes. Sixième lors de la dernière édition, malgré le titre mondial de Cannelle Bulard, la France grimpe de deux places, doublant notamment le Brésil et le Japon.

Devant le pays de l’oncle Sam jeudi, et encore à portée de tir des Etats-Unis ce dimanche matin, les tricolores terminent ses championnats du monde sur cette bonne note. « Cette équipe n’a pas de stars, elle est homogène, elle fera quelque chose au Nicaragua », avait prédit Patrick Florès, l’entraîneur national. Pari (presque) réussi puisqu’elle frôle le podium qu’elle ambitionnait. Mais pari gagné quand même puisqu’elle repart avec le bronze en juniors, la catégorie la plus relevée de ces World Junior Surfing Games.

Trois titres individuels pour Hawaï

Comme en 2011, Hawaï est le grand vainqueur de ces championnats avec trois titres individuels : Josh Moniz (-18 ans), Tatiana Weston-Webb (-18 ans filles) et Mahina Maeda (-16 ans filles). Seul l’Australien Jacob Wilcox (-16 ans) est venu briser cette hégémonie en s’imposant devant le plus Français des surfeurs italiens : Leonardo Fioravanti. Un résultat suffisant, auquel s’ajoute l’étrange interférence infligée à la Barbadienne Tuach offrant la deuxième place à Single (-18 ans), pour permettre aux Australiens de remporter le titre mondial par équipes. Quant aux Français, ils pourront toujours se dire qu’ils sont la quatrième équipe de ces championnats, mais la troisième nation mondiale. Car jusqu’à preuve du contraire, Hawaï est toujours un État américain…

Rendez-vous en 2014 à…

« On est à notre place, on a fait du bon boulot, se félicite Florès. Ce résultat est le deuxième de l’histoire du surf juniors français après celui du Brésil (2006) où la Fédération s’était appuyée sur nos plus grands talents formés par l’industrie du surf : Jérémy Florès, Marc Lacomare, Pauline Ado… Là, je suis fier de cette équipe que nous avons formée depuis des années et menée à cette place. Je félicite pour cela mon équipe technique qui a fait un travail remarquable ici au Nicaragua. »

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’édition 2014, laquelle pourrait se disputer en… Amérique centrale ! L’Équateur s’étant officieusement proposé. Ceci dit, le président de l’ISA Fernando Aguerre devrait venir aux Açores en septembre pour l’Eurosurf. Pas seulement pour surfer les vagues portugaises. Un retour d’un championnat du monde en Europe symboliserait la reconnaissance déjà acquise de la Fédération internationale à l’endroit du Vieux Continent. La France a, elle, un an pour travailler ce qui lui manque, et pour aller chercher ce podium si aguichant ; qui lui fait des clins d’œil depuis trop longtemps. En attendant la première place dont rêve Patrick Florès. A Playa Jiquiliste, Stéphane Sisco

dimanche
16
juin
2013
New York - Cap Lizard
"Je ressens un certain mélange d’émotion, la lassitude mais aussi l’euphorie d’avoir accompli la tâche que je m’étais fixée…"

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Redaction SSS [Source info presse] : Francis Joyon a pulvérisé ce dimanche 16 juin le record de la traversée de l’Atlantique Nord, en 5 jours, 2 heures, 56 minutes et 10 secondes, soit 16 heures, 34 minutes et 30 secondes de moins que le précédent record établi par Thomas Coville en 2008 ! Un finish époustouflant où Francis Joyon a frisé à plusieurs reprises son record absolu de distance sur 24 heures (666,2 milles). En empochant ce nouveau record de la traversée de l’Atlantique nord en solitaire, Francis Joyon réalise l’exploit unique, de détenir en même temps les quatre plus grands records de la voile en solitaire : le record des 24h, le record de l’Atlantique, la Route de la Découverte et Tour du Monde, un grand chelem historique ! Récit d’un record hors du commun...

C’est mardi dernier que Francis Joyon décidait, après un ultime échange avec son conseiller météo à terre, l’ami et complice Jean-Yves Bernot, de se lancer à l’assaut d’un record de la traversée de l’Atlantique unanimement considéré comme très difficilement accessible. Thomas Coville et son grand trimaran Sodebo avait en effet, le 12 juillet 2008 signé une remarquable performance à près de 21 noeuds de moyenne. Il avait suivi durant quasiment 4 jours une route particulièrement efficace au plus près de l’orthodromie, avant de subir à l’approche des îles Britanniques, un certain affaissement des conditions météos. Le scénario proposé en ce début juin à Francis Joyon s’est avéré totalement inversé, et la course contre la montre que s’est imposé Joyon s’est, durant plus de la moitié du parcours, teintée d’incertitudes. Francis Joyon a relevé un improbable pari, s’appuyant sur sa confiance aveugle en l’analyse experte de Jean-Yves Bernot. Il a joué sa chance avec un engagement et une conviction qui une nouvelle fois forcent respect et admiration.

La dépression au rendez-vous d’Ambrose

Le vaste système dépressionnaire centré le long des côtes de Nouvelle Angleterre était en ce mardi 11 juin 2013 ponctuel au rendez-vous annoncé par Jean-Yves Bernot. Francis, en marin respectueux des éléments, avait, après les péripéties d’usage pour extraire seul son trimaran géant de la marina de Gateway et des pièges de l’Hudson, s’annonçait au passage d’Ambrose Light et entrait sans préambule dans la complexité de son entreprise. Si la puissance des éléments étaient au rendez-vous, avec d’emblée des coups de vent à 30 noeuds, c’est bien la direction prise par la dépression qui allait, trois jours durant, contraindre IDEC à pointer ses étraves plein est, prenant à certain moment la direction des Açores. Le déficit en milles par rapport à la trajectoire suivie voici 5 ans par Thomas Coville enflait régulièrement, à peine contenue par le rythme terriblement élevé tenu par Joyon. "Je savais qu’il me fallait en permanence naviguer à plus de 25 noeuds, et éviter de me faire happer par les calmes du centre dépressionnaire." A plusieurs reprises, Idec va ainsi flirter avec la bordure sud du centre des basses pressions, au point, au troisième jour de course, de s’imposer l’hérésie en configuration record de vitesse, deux empannages pour se recaler dans le nord, au coeur des filons de vent les mieux orientés et les plus soutenus. Joyon déplorait à cet instant un déficit dépassant les 140 milles.

Une conviction absolue

Lucide sur sa trajectoire, totalement dévoué à la bonne marche de son bateau, sacrifiant comme à l’accoutumée sommeil (moins de 10 heures de sommeil cumulé en 5 jours), confort et parfois alimentation sur l’autel de la performance, Joyon attendit ainsi son heure, celle où la dépression un temps tentée par une trajectoire sudiste, qui aurait sonné le glas des espoirs d’Idec, prit enfin le chemin de l’Europe du Nord. Animé de cette farouche volonté de mettre mille après mille la barre le plus haut possible pour tout futur postulant à ce Graal des records océaniques, Joyon entrait suite à ce second empannage, et au terme de 3 jours d’une navigation sous haute tension nerveuse, dans son exercice favori, celui de la vitesse pure, de la navigation extrême sur la crête des vagues, au vent arrière, sur une mer souvent croisée et qui lui a imposé un nombre invraisemblable de plantés d’étraves…650, 660.. et jusqu’à 665 milles étaient ainsi avalés par 24 heures dans cette seconde moitié du parcours, soit à un petit mille de son record de distance parcourue en une journée. "Je n’en ai pas eu conscience, car je n’ai guère eu le temps de paresser à la table à carte" explique avec candeur Francis Joyon. Bien calé au coeur de la dépression, Idec pouvait se gaver littéralement de vitesse et de surfes dans les embruns. "J’ai eu constamment entre 25 et 30 noeuds de vent, et Idec partait en longs surfes sur la crête des vagues…" Difficile dans ces conditions de gérer un tant soit peu le marin. "J’ai tenté de ralentir le bateau pour me reposer" explique Francis, "mais j’ai alors eu mauvaise conscience, et j’ai remis de la toile…" En lutte contre la virtualité du record actuel de Thomas Coville, Francis ne perd jamais pour autant de vue les futurs postulants à ce record. "Je sais que d’autres viendront, avec des bateaux plus grands et plus sophistiqués. J’essaie de mettre la barre le plus haut possible."

Une dernière nuit « tout schuss »

La dernière nuit, à l’approche du plateau continental, offrait une mer particulièrement piégeuse aux étraves d’Idec. "J’ai trouvé que le bateau plantait beaucoup. Dans la nuit noire, je n’y voyais goutte mais l’angle au vent était parfait. Alors j’ai remis du charbon." Les derniers milles, avec un vent légèrement refusant à l’approche des côtes contraignait Francis à naviguer travers au vent. Une configuration à peine moins rapide, mais qui garantissait une arrivée toujours ventée sur la pointe occidentale de la Cornouaille anglaise. "Je ressens un certain mélange d’émotion, la lassitude mais aussi l’euphorie d’avoir accompli la tâche que je m’étais fixée…"

dimanche
16
juin
2013
Francis Joyon vient de pulvériser le record de la traversée de l’Atlantique Nord : 5 jours, 2 heures, 56 minutes et 10 secondes soit 16 heures, 24 minutes et 30 secondes de moins que le record préalablement établi par Thomas Coville en 2008 ! Un finish époustouflant où Francis Joyon a frisé à plusieurs reprises son record absolu de distance sur 24 heures (666,2 milles) a permis au (...)
dimanche
16
juin
2013
Ce dimanche 16 juin à 00 heures 03 minutes et 55 secondes, Morgan Lagravière a franchi la ligne d’arrivée de la troisième étape de La Solitaire du Figaro-Eric Bompard cachemire entre Gijón (Espagne) et Roscoff en première position. Le skipper de Vendée a mis 2 jours 12 heures 03 minutes et 55 secondes pour parcourir les 436 milles à la vitesse moyenne théorique de 7,26 noeuds. 18 (...)
dimanche
16
juin
2013
Bol d’Or Mirabaud

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Redaction SSS [Source info presse] : Zenith Fresh, Ventilo M1, a défié tous les pronostics en gagnant haut la main la 75e édition du Bol d’Or Mirabaud. Il s’est non seulement imposé devant la flotte des Décision 35, mais a également creusé un écart substantiel de près de deux heures avec le deuxième, Team SUI 9, barré par Christian Wahl et le troisième, Alinghi, barré par Ernesto Bertarelli. Le Libera Raffica a brillamment défendu son titre de premier monocoque. Il a franchi la ligne d’arrivée après 15h01’44’’et s’est adjugé le Bol de Vermeil.

Composé de Christophe Péclard (à la barre), Jean-Philippe Bucher, Thierry Froidevaux, Nicolas Kauffmann et Daniel Schmaech, l’équipage de Zenith Fresh a fait preuve d’une grande sérénité et d’une parfaite maîtrise technique tout au long de la course. C’est dans les zones moins ventées que Zenith Fresh est allé chercher sa victoire en maniant parfaitement des transitions délicates, aidé également par un bateau relativement léger. Zenith Fresh est le premier bateau à battre en brèche la domination ininterrompue des D35 au Bol d’Or depuis 2004.

La domination de Jean-Philippe Bucher et son équipe a été palpable tout au long de la course.

« Notre tactique à la sortie du Bouveret et la recherche constante de petits vents le long de la côte française s’est avérée payante, car nous avons ainsi pu distancer nos poursuivants. La dynamique sur le bateau était excellente, avec une bonne cohésion de l’équipe et surtout une bonne ambiance. C’est une victoire fantastique. C’est un rêve d’enfant qui se réalise. » s’exclame très heureux Jean-Philippe Bucher. « Nous avons mis quatre ans pour mettre au point ce bateau et finalement gagner le Bol d’Or Mirabaud. »

Le Ventilo M1 Zenith Fresh a été mis à l’eau en 2010, et terminait 5e du Bol d’Or Mirabaud cette année-là, malgré un temps de préparation restreint. Il s’était classé 8e en 2011, et avait démâté et abandonné la course lors de la 74e édition du BOM. Zenith Fresh a été conçu et développé par l’ingénieur Christian Favre, fondateur de la société C-System, spécialisée, entre autres, dans la fabrication de la gamme des catamarans de sport Ventilo, dont le fameux Ventilo 28, l’incontournable M2.

Dominique Wavre, parrain du 75e Bol d’Or Mirabaud, se réjouit de la belle victoire de Zenith Fresh :

« C’est un Bol D’Or Mirabaud passionnant, très intense, mais aussi inhabituel et étonnant si l’on songe à l’écart que Zenith Fresh a réussi à creuser. C’est lors des transitions, par petit vent, que ce Ventilo M1, plus léger, a réussi petit à petit, à forger sa victoire. »

A l’arrivée, les bateaux du 2e au 13e rang se tenaient en 8 minutes, soit dans un mouchoir de poche, tout comme lors du passage du Bouveret, lorsque les huit premiers équipages ont franchi la barge en l’espace de dix minutes. Ce qui démontre malgré tout l’intensité de la compétition tout au long de cette régate-anniversaire.

Dans la catégorie des M2, Teamwork s’impose, terminant à une superbe 9e place au général. Notons également que le bateau hongrois, Libera Raffica (NJ), a passé la barge du Bouveret en tête de la flotte des monocoques et a réédité sa performance de l’an passé, en s’adjugeant le Bol de Vermeil.

dimanche
16
juin
2013
Solitaire du Figaro
Le Vendéen gagne la 3e étape • Fred Duthil prend la tête du général

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Information Solitaire du Figaro : Le jeune skipper s’est imposé à Roscoff avec panache : après avoir mené la flotte quasiment depuis le départ de Gijon, Morgan Lagravière (Vendée) a franchi la ligne d’arrivée à 00h 03’ 55’’, avec un bon quart d’heure d’avance sur un groupe de quatre solitaires qui finissaient dans un mouchoir de poche : Nicolas Lunven (Generali), Xavier Macaire (Skipper Hérault), Fabien Delahaye (Skipper Macif 2012) et Michel Desjoyeaux (TBS)… Mais surtout avec près de deux heures de marge sur Yann Eliès (Groupe Quéguiner - Leucémie espoir) !

Déjà deuxième à Gijon lors de la deuxième étape, Morgan Lagravière remporte pour la première fois une étape de La Solitaire du Figaro-Eric Bompard cachemire. Sous les couleurs de la Vendée, le talentueux match-racer a rapidement pris la mesure des spécificités de la course pour sa troisième participation… Cette victoire à Roscoff le propulse aussi sur la deuxième marche du podium, à seulement 29’ 56’’ du nouveau leader au classement général sur trois étapes, Frédéric Duthil (Sepalumic), et à 3’ devant Yann Eliès, grand perdant de cette manche !

En difficulté lors de la première étape avec une quatorzième place à deux heures de Yann Eliès, Morgan Lagravière a construit son retour aux avant-postes dès Porto quand il a fallu revenir par le large pour conclure une deuxième étape pleine de pièges : dans le sillage d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), le jeune coureur terminait à une belle deuxième place à Gijon et grappillait quelques précieuses minutes sur le leader au classement général, Yann Eliès.

Ce dernier était d’ailleurs moins à l’aise sur ce troisième parcours en direction de la Bretagne puisqu’il débutait mal au large des côtes asturiennes en prenant l’option Ouest. Car quand les calmes prévus dans le golfe de Gascogne s’avérèrent une Arlésienne, ce sont les partisans de l’Est qui s’extirpaient le mieux de la bulle anticyclonique qui barrait provisoirement le passage vers l’île d’Yeu. Morgan Lagravière prenait alors le commandement de la flotte et enroulait en tête l’île vendéenne au milieu de la nuit vendredi.

Il ne quittait le commandement de la flotte que provisoirement au large de Belle-Île quand il fut un des premiers à se recadrer vers le large après le passage d’un front qui faisait monter le vent à plus de 30 nœuds dans les rafales. Sur une mer particulièrement dure avec plus de deux mètres de creux, les solitaires n’eurent pas trop l’occasion de lâcher la barre. Et quand le groupe de tête arrivait sur la pointe de Penmarc’h, les plus au Sud prirent la poudre d’escampette, avec Morgan Lagravière en meneur de meute. Et comme il n’y avait plus de tactique à appliquer et que le vent restait installé au secteur Sud-Ouest pour une quinzaine de nœuds jusqu’à l’arrivée, le jeune coureur s’imposait avec brio.

Derrière le vainqueur de cette troisième étape, la bataille était rude pour l’octroi de la place de dauphin : Nicolas Lunven arrivait à sauver sa position malgré les attaques répétées et constantes depuis Belle-Île de Xavier Macaire 3e, Fabien Delahaye (Skipper Macif 2012) 4e et Michel Desjoyeaux (TBS) 5e… Cette deuxième place remet le vainqueur de La Solitaire 2009 dans le match pour la dernière étape puisque Nicolas Lunven remonte à la sixième place au classement cumulé !

Mais l’évènement concomitant à l’avarie d’étai de Yann Eliès au large des Glénan est son retrogradage au profit de Frédéric Duthil : les 57 minutes de retard à Gijon ont été compensées par l’heure et demie qu’il gagne à Roscoff ! Sepalumic prend donc le commandement au classement général sur trois étapes avec près d’une demie heure d’avance sur Morgan Lagravière et 32 minutes sur Yann Eliès…

samedi
15
juin
2013
470
Loic Billon, entraineur 470 Filles : "Camille et Mathilde font 3e sur la Medal Race, elles remportent le titre"

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Information FF Voile : Cet après-midi, à Formia en Italie, les membres de l’Equipe de France ont fait résonner La Marseillaise à deux reprises. Le 470 tricolore est au top de sa forme et à l’aube de cette nouvelle olympiade vers Rio, ce double sacre crée l’enthousiasme dans le clan français.

Camille Lecointre et Mathilde Géron, des filles en or

Honneur aux filles. En tête avant la medal race avec deux points d’avance sur les Autrichiennes, le duo Lecointre / Géron était assuré de prendre l’argent ou l’or sur ce championnat d’Europe. C’est le précieux métal jaune que les Bretonnes ont finalement décroché grâce à une 3e place dans la medal race du jour. Camille et Mathilde entrent en force dans l’olympiade après une deuxième place sur la Sailing World Cup de Hyères. Trois manches gagnées sur les 10 disputées cette semaine, les Bretonnes, vice-championnes du monde 2012, remportent en Italie leur premier titre de championnes d’Europe. Et même un peu plus que ça.... " C’est la première victoire sur un gros événement pour nous. On a toujours fait 2, 3 ou 4. Donc c’est une victoire importante ! Nous avons abordé ce championnat en nous disant « attention, il ne faut pas se tromper. L’objectif reste le mondial cet été ! » et puis on vu que nous avions les moyens de gagner. Nous avons donc changé de stratégie. On s’est dit, il faut le gagner ! C’est important !" raconte la barreurse Camille Lecointre.

Le dernier sacre européen chez les Françaises avait été remporté par Emmanuelle Rol et Hélène Defrance en 2010. Camille et Mathilde laissent dans leur sillage des équipages redoutables comme les néo-zélandaises médaillées d’or à Londres Aleh / Powrie. On ne peut douter une seconde de la rage qui habite les deux tricolores pour gagner leur ticket pour Rio en 2016. Chaque étape franchie sur l’olympiade sera abordée avec ce seul objectif. Rappelons que le duo n’avait raté la médaille de bronze à Londres que pour un petit point… Un souvenir difficile que les filles comptent bien effacer au Brésil.

En s’imposant sur ce championnat d’Europe, elles rappellent à leurs adversaires qu’elles sont au top techniquement et très solides mentalement. Et elles gardent en tête que dans quelques semaines, elles retrouveront les meilleures à La Rochelle pour le championnat du monde. En attendant, elles vont disputer les Jeux Méditerranéens. Départ mardi pour la Turquie. Camille et Mathilde devraient aborder les débats avec la même ambition mais déjà auréolées du premier titre important de l’olympiade !

Chez les filles, on note aussi la belle performance des jeunes nantaises Cassandre Blandin et Charlotte Mery de Bellegarde. Elles se hissent pour la deuxième fois de la saison après la SWC Hyères dans la Medal Race et terminent à la 7e place du championnat, 5es européennes.

Sofian Bouvet et Jérémie Mion assurent le doublé pour la France !

Chez les garçons, l’espoir était aussi grand ce matin de voir Sofian Bouvet et Jérémie Mion remporter l’or. Et les deux hommes n’ont pas déçu ! Leur position en tête du classement avant la medal race, à égalité de points avec les Australiens Belcher / Ryan et avec 11 points d’avance sur le duo Patience / Glanfield, leur garantissant a minima une médaille d’argent. Les Australiens ne pouvant accéder à un podium européen, le danger venait véritablement des Anglais, médaillés d’argent à Londres. En terminant 5e de leur medal race devant les Britanniques, Sofian et Jérémie transforment les espoirs en une superbe médaille d’or.

Le duo s’impose pour son premier titre européen chez les "seniors" mais avait déjà connu à deux reprises les joies de la domination européenne chez les jeunes ! Les Français, tous deux 23 ans, poursuivent ainsi la singulière histoire de leur association. Rappelons qu’ils ont marqué le 470 chez les jeunes en étant le premier équipage à s’imposer successivement sur le championnat du monde et le championnat d’Europe, le tout à deux reprises. C’était en 2009 et 2010. Séparés ensuite pendant près de deux ans (Jérémie a terminé la PO précédente en tant qu’équipier de Nicolas Charbonnier), ils ont repris l’entrainement ensemble en septembre dernier. Il ne leur aura fallu que quelques mois pour retrouver leur technique, leurs automatismes et la motivation qui leur a permis, chez les juniors, d’afficher de si belles performances. " Avec Jérémie, nous avons vite retrouvé nos sensations. On a gagné en synchronisation en début de saison. Je pense que le fait d’avoir chacun vécu une expérience de la régate séparément nous a fait du bien. On a grandi tous les deux" analyse Sofian, médaille d’or autour du cou.

Cette fois, à Formia, ils s’imposent au nez et à la barbe des plus grands spécialistes actuels de la discipline comme Glanfield / Patience même si Matthew Belcher, champion olympique à Londres reste invaincu depuis décembre 2011 ! C’est en effet l’Australien qui s’impose au classement open. Les Français ne l’ont pourtant pas laissé tranquille pendant tout le championnat. " Nous avons vraiment rivalisé avec l’Australien même s’il a été meilleur que nous en medal race. C’est quelqu’un qui a l’habitude de finir ses championnats avant la medal race tant il a souvent une grosse avance de points. Là, ce n’était pas le cas. On l’a tenu jusqu’au bout. En continuant à bien bosser, on peut vraiment lui faire peur et pourquoi pas le battre" raconte Sofian.

Avec cette victoire, Sofian et Jérémie font une entrée remarquée et remarquable sur l’olympiade. Comme pour Mathilde et Camille, leur prochain rendez-vous sera les Jeux Méditerranéens du 21 juin au 27 juin prochain avant de retrouver en août à La Rochelle toute l’élite mondiale pour leur championnat du monde de classe. A noter que l’autre équipage français composé de Pierre Leboucher et Nicolas Le Berre, absent pour ce championnat d’Europe, retrouvera la compétition en Turquie également pour les Jeux Méditerranéens.

samedi
15
juin
2013
Thomas Coville, qui répète souvent que les records sont faits pour être battus, exprime cet après midi son admiration envers Francis Joyon. Son adversaire de toujours sur les records océaniques en solitaire semble bien parti pour réaliser une grande performance. Dans sa tentative de ravir le record de l’Atlantique à Thomas, le colosse de la Trinité se trouve ce samedi en fin (...)
samedi
15
juin
2013
Engagée sur la 3e étape de la Solitaire du Figaro - Eric Bompard, partie jeudi 13 juin de Gijon, Claire Pruvot signalait ce matin à 8h35 à la Direction de Course qu’elle faisait route vers Lorient, suite à la rupture d’une barre de flèche. Élément essentiel au maintien du mât, la navigatrice se voit contrainte de se dérouter pour effectuer les réparations. A son arrivée à Lorient (...)
samedi
15
juin
2013
Mini 650
Clément Bouyssou 2e • Justine Mettraux devance Tanguy Le Turquay pour le podium

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Redaction SSS [Source info presse] : Le Finistérien Damien Cloarec remporte le Trophée Marie-Agnès Péron en bateau de série et explose le record de l’épreuve. Clément Bouyssou (No War) est 2e, et la suissesse Justine Mettraux (Teamwork) qui réussit à passer Tanguy Le Turquay (Terreal - Rêve d’enfance) juste sur la ligne, complète le podium.

En tête depuis ce matin, après le passage de l’ile de Groix, Damien Cloarec a réussi à contenir les attaques de ses poursuivants tout du long de la remontée de la flotte de ce Trophée Marie-Agnès Péron vers Douarnenez.

Présents sur les nombreux petits coups tactiques à négocier, à l’attaque lorsqu’il le fallait, et vigilant dans le petit temps, Damien a bien géré sa course et décroche sa première victoire sur le circuit Mini qu’il a découvert l’an dernier. Cette victoire, il en avait très très envie : il est allé la chercher.

En coupant la ligne d’arrivée à 22h27 vendredi soir, il améliore de près de trois heures le record de l’épreuve avec un temps de course de 1j 7h 27’.


- Damien Cloarec (Lomig), vainqueur en série : « ça revenait tout le temps par derrière. Le niveau est vraiment élevé et homogène en série. J’ai bien négocié le départ, je suis sorti de la baie de Douarnenez avec 1,5 milles d’avance.

Et puis, j’avais les crocs : c’était ma première course de la saison, j’ai été forfait sur les deux premières épreuves à cause d’une collision en tout début de saison avec un bateau de pêche... Là, il fallait que ça marche ! J’ai fermé les yeux 20’, mais sans dormir, il y avait toujours quelque chose à faire.

Cette victoire, je la dédicace à Yannick Le Clech, mon camarade d’entraînement qui a malheureusement échoué son bateau le mois dernier. Il aurait dû être là et jouer les places d’honneur. J’ai beaucoup pensé à lui sur l’eau. Ça m’a donné encore plus d’énergie, je me suis un peu battu pour lui aussi ! »

- Clément Bouyssou (No War), deuxième en série : « ça a navigué groupé tout le temps, notamment entre tous les copains de Lorient (Justine Mettraux, Elise Bakhoum, Simon Koster...). Il y avait du jeu. Sur la remontée, j’aime bien les longs bords un peu « sauvages » avec du vent, la houle... J’étais rapide, ça a bien marché. On a eu jusqu’à 30 nœuds. Je suis abonné aux places de 4e, c’est bien de grimper des marches du podium ! »

- Justine Mettraux (Teamwork), troisième en série : « c’était une course super intéressante avec beaucoup de stratégie, tout le temps, avec les courants, les rotations de vent et de placement par rapport aux autres. C’était intense. Sur la fin, comme je navigue un peu moins toilé que les autres, j’étais plus à l’aise quand le vent est monté, et j’ai eu moins de soucis techniques aussi. Mais le classement a bougé tout le temps, le niveau est homogène. »

vendredi
14
juin
2013
Mini 650
L’Italien devance Gwénolé Gahinet et Bertrand Delesne à Douarnenez

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Redaction SSS [Source info presse] : En arrivant à 19h 49’ 26’’ vendredi soir, l’italien Giancarlo Pedote (Prysmian) remporte avec brio ce Trophée Marie-Agnès Péron 2013 et s’offre le luxe de battre le record de l’épreuve ! Gwénolé Gahinet (Watever/Nautipark) et Bertrand Delesne (Teamwork), arrivés au coude à coude, complètent ce podium en prototypes.

Giancarlo Pedote (Prysmian), auteur du meilleur départ hier, à 15h, a toujours été aux avant-postes de cette 9e édition du Trophée Marie-Agnès Péron, mais c’est sur les tous derniers milles qu’il a su exploiter tout le potentiel de vitesse de son bateau (le « Magnum » dessiné par David Raison en 2010). Le skipper architecte était d’ailleurs là, à Douarnenez, pour accueillir l’heureux vainqueur. C’est la première victoire de Giancarlo en solitaire avec ce bateau-là.

Au reaching, dans le médium et la brise, le Magnum, bien mené, est sensiblement plus rapide que les autres bateaux. Sur les dernières heures de course de ce Trophée Marie-Agnès Péron, le skipper italien enregistrait très régulièrement des vitesses moyennes d’un nœud supérieures à celles des autres solitaires du groupe de tête. Une belle performance qui rappelle celles enregistrées par David Raison en 2011 et qui est largement saluée par tous les autres coureurs.

Les conditions météo plutôt favorables rencontrées sur ces 200 milles de course ont aussi permis au skipper transalpin d’enregistrer le nouveau record de la course : 1j 4h 50’, c’est 1h40’ de mieux que le temps enregistré en 2008 par Erwan Le Roux (sur le 621).

Epuisé, l’italien, installé à Lorient depuis deux ans pour s’entraîner sur le circuit Mini en vue de préparer la Mini Transat 2013, avait du mal à savourer sa victoire... pas grave, ce sera pour demain !


- Giancarlo Pedote (Prysmian) : « Je n’ai dormi que 4 fois 5’... À la fin, je commençais à avoir des hallucinations ! À l’Occidentale de Sein, on était ensemble avec Bertrand (Bertrand Delesne -Teamwork) j’ai empanné plus tôt que lui, j’avais la bonne combinaison de voile, du coup, je suis passé devant lui et là j’ai attaqué, et j’ai fait le trou. Il y avait beaucoup de vent à l’arrivée, ce n’était pas facile... Mais je sais maintenant qu’avec ce bateau, dans le petit temps, il faut être patient, et dans la brise, il faut attaquer !

Je suis parti en tête, ensuite, on était ensemble avec Gwénolé Gahinet, Bertrand Delesne, Jorg Riechers. Il y a avait des petits coups à jouer, mais c’était surtout une course de vitesse. C’est ma première victoire en solitaire avec ce bateau, c’est nickel ! Cette victoire, je l’attendais depuis la Select 6.50 (première épreuve de la saison), cela s’était alors joué à une petite minute juste derrière Gwénolé : là, c’est ma revanche !

L’autre belle surprise de cette victoire c’est aussi la présence de David Raison ! »

- Gwénolé Gahinet (Watever/Nautipark) : « J’étais juste derrière Bertrand Delesne et, sur les cent derniers mètres avant l’arrivée, je me suis dit qu’il y avait moyen de renvoyer un peu de toile. On était tous les deux avec deux ris dans la grand-voile, j’ai hissé la GV, envoyé le gennaker, j’ai même failli mettre le spi ! Et je termine deux longueurs devant Bertrand ! J’étais crevé, je n’ai quasiment pas dormi, je ne sais pas où j’ai trouvé l’énergie pour ça ? Ça s’est fait tout naturellement. C’était une course intéressante, notamment dans le petit temps, la nuit dernière, on était bord à bord avec Bertrand, j’ai bien observé tous les changements de réglages qu’il faisait. Globalement je suis content, c’était une belle course et c’est un beau résultat et qui compte en plus pour le Championnat de France. »

- Bertrand Delesne (Teamwork) : « Je suis content, j’ai retrouvé une bonne vitesse, et mes repères à bord. J’ai fait un gros chantier technique sur mon bateau l’hiver dernier : changé le mât, le pont, les voiles... Du coup, il a fallu presque repartir de zéro pour les réglages. Là c’est ma troisième course depuis sa remise à l’eau et c’est la première fois que ça marche vraiment bien, ça fait plaisir ! Et ça va me permettre d’aborder les courses à venir sous un nouvel angle. Mais Gwénolé m’a eu sur la fin, c’est un chacal (rires) ! Je crois que je me suis mis un peu dans le rouge sur la fin... mais ce n’est pas grave, le bateau est rapide ! »

L’Allemand Jorg Riechers (Mare) est arrivé en 4e position, et Stanislas Maslard (Sefico) est 5e de belles performances pour ces deux marins expérimentés, mais beaucoup moins entrainés que les autres coureurs du groupe de tête. Jorg navigue sur deux autres circuits, en Class40 et en Imoca ; et Stanislas vient tout juste de mettre son bateau à l’eau.

vendredi
14
juin
2013
Au portant, sous spi, à fond... la flotte du Trophée Marie-Agnès Péron remonte à 10-12 nœuds vers Douarnenez, depuis ce matin 9h pour les premiers. En prototype, Bertrand Delesne (Teamwork) mène la danse devant Giancarlo Pedote (Prysmian) et Gwénolé Gahinet (Watever/Nautipark). En bateaux de série, Damien Cloarec (Lomig) a repris la tête, talonné par Jonas Gerckens (Oufti) et Tanguy (...)
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