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#BUSINESS Classe Monotype SolOceans

Michel Desjoyeaux et Yvan Griboval s’associent pour la gestion du monotype de course au large

D 9 décembre 2011     H 10:25     A Redaction SSS [Source RP]     > 2447 visites     C 1

#Ocean50 | #organisation |

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Michel Desjoyeaux qui dirige la partie technique, nautique et le calendrier sportif est associé à Yvan Griboval qui, lui, est aux commandes du marketing et de la communication Communication #Communication de Classe Monotype Monotype #sportboats SolOceans chargée de développer le monototype de 53 pieds de course au large destiné à participer à des tours du monde en solitaire.

Cette société, Mer Océans, est en cours de création à parité entre Michel Desjoyeaux (Mer Agitée ‐ Mer Forte) et SailingOne (Yvan Griboval). La société Mer Océans développera et commercialisera, directement ou indirectement, la série des Monotypes SolOceans (16 mètres / 52 pieds).

Mer Océans animera cette classe intermédiaire de la Filière Océanique Solitaire Internationale, entre Mini 6.50 / Figaro Bénéteau / Class40, d’un côté et IMOCA 60, de l’autre.

C’est donc la mise en œuvre effective d’une alternative technique, sportive et financière aux prototypes qui font jusqu’à ce jour le succès des courses au large, notamment autour du monde en solo et en double.

Le démarrage de l’activité sportive internationale de la Classe Monotype Monotype #sportboats SolOceans est programmé en juillet 2013, avec un premier cycle de compétitions de trois ans.

La VELUX 5 OCEANS Velux 5 Oceans #Velux5Oceans , en solo autour du monde avec escales ‐ probablement au départ/retour de France ‐ sera le point d’orgue de ce premier programme triennal qui comprendra également : la Transat Jacques Vabre Transat Jacques Vabre #TJV2015 , la Route du Rhum Route du Rhum #RouteDuRhum , la TWOSTAR et quelques compétitions intermédiaires incontournables comme la Rolex Fastnet Race ou le Record Record #sailingrecord SNSM.

Des compétitions internationales spécifiquement réservées à la Classe Monotype Monotype #sportboats SolOceans pourront aussi être développées pour renforcer la structure du calendrier sportif de cette série océanique. 



 Interview
 croisée
 croisée des deux associés

Pourquoi créer cette société Mer Océans ?

Yvan Griboval : "La création de la société Mer Océans ‐ Mer pour Michel Desjoyeaux et Océans pour moi ‐ relève d’un objectif simple  : gagner l’avenir de la monotypie océanique dans la Filière Solitaire Internationale en inscrivant la Classe Monotype SolOceans entre Figaro Bénéteau / Class40, d’un côté et protos IMOCA 60, de l’autre, grâce à une association de compétences qui a pris forme en décembre 2005, mais dont la répartition des tâches et l’organisation Organisation #organisation n’étaient pas optimales. En autodidacte instinctif, je crois qu’il y a toujours un moment judicieux pour passer aux actes. Ce moment est venu d’unir nos compétences, Michel et moi, pour faire triompher une idée qui nous est chère et dont le bien‐fondé est avéré. Lorsqu’on innove, le plus compliqué est le timing  : rencontrer son public, son marché au moment opportun pour garantir le succès de l’innovation. Il faut être patient. Désormais, Michel et moi considérons que le moment opportun de donner l’impulsion décisive à la Classe Monotype SolOceans est arrivé. La légitimité de notre association relève donc simplement du bon sens."

Pourquoi créer cette société Mer Océans ?

Michel Desjoyeaux : "Je suis à un moment de ma carrière où développer une série monotype qui puisse bénéficier de tout ce que nous avons appris en tant d’années d’innovation et de travail à tous les niveaux du sport prototype océanique est une réelle opportunité. C’est à la fois l’occasion de partager et de transmettre des compétences acquises au fil de l’expérience aux jeunes générations, mais aussi de s’adapter à une situation économique internationale qui nous force à la fois à être créatifs et ambitieux si l’on veut que nos courses continuent d’exister et que nous puissions toujours vivre nos passions, de génération en générations. La société Mer Océans est faite pour nous permettre de travailler efficacement dans cette voie.

Développer une classe monotype est un réel défi technologique, je le vois au quotidien en MOD 70, et en Figaro depuis plus de 20 ans. Garantir à tous une égalité des chances par des solutions techniques appropriées, avec des contraintes budgétaires importantes, est la philosophie originelle d’une telle catégorie de voiliers de compétition. C’est une équation qui n’est simple que lorsqu’on n’en a pas la responsabilité concrète. Avec les équipes de Mer Agitée, nous pouvons considérer que nous avons aujourd’hui du recul dans l’activité prototype, surtout en monocoque. La gestion, technique, nautique et sportive de la Classe Monotype SolOceans est un nouveau challenge. Cela me plaît bien. C’est aussi un relais de croissance significatif et durable."

Quel va être la répartition des rôles dans la gestion et le développement de la Classe Monotype SolOceans ?

Yvan Griboval : "A chacun son métier et les vaches seront bien gardées  ! C’est avec cette formule de nos campagnes que je définirais qui va faire quoi entre Michel Desjoyeaux et moi. Je suis homme de marketing et de communication Communication #Communication , avec une connaissance approfondie de l’univers des courses océaniques internationales fondée sur plus de 35 ans d’expérience. A moi de mettre cela efficacement au service de la Classe Monotype SolOceans, en excluant tout rôle décisionnaire dans les domaines de compétences de Michel. A chacun son métier..."

Michel Desjoyeaux : "Je vais faire ce que je sais faire  : définition technique du monotype, conception de sa production, de son équipement, de sa maintenance annuelle obligatoire avec contrôle de monotypie  ; puis établissement de son programme sportif et coordination de l’ensemble pour que cette monotypie soit une véritable monotypie qui ne puisse pas être remise en cause. Plus la monotypie sera rigoureuse, plus la série aura du succès, plus elle vivra longtemps et plus nous attirerons d’étrangers vers la filière océanique solitaire française. C’est un beau défi. Nous avons les atouts pour le relever efficacement avec, autour de nous, tous les ingrédients du succès."

Pourquoi la société Mer Océans serait‐elle plus efficace que la société SailingOne pour lancer et développer la Classe Monotype SolOceans ?

Yvan Griboval : "J’ai démontré en 1990 que j’étais plutôt visionnaire, ou pour le moins que mon instinct pouvait être efficace. En effet, lorsqu’on fait aujourd’hui le lien entre ce que j’ai créé en 1990 avec le Trophée Clairefontaine des Champions, avec le catamaran SailingOne 25 et ce qu’est devenu l’America’s Cup, on ne peut que reconnaître que j’avais vu juste longtemps avant tout le monde. D’ailleurs, Alain Comyn pourrait pavoiser, car il fut le premier barreur à remporter, au terme d’une finale face à Jean Le Cam, la toute première compétition de match racing sur catamaran au monde, le 10 mai 1992 (Top Champions, sélectif à la troisième édition du Trophée Clairefontaine des Champions de Voile).

A la fin de l’hiver 2004‐2005, lorsque j’imagine ce qui va devenir la Classe Monotype SolOceans, la Classe ORMA se prépare à une belle Route du Rhum 2006 sans que l’idée du MOD 70 ne soit encore née  ; la Classe IMOCA n’imagine pas qu’il puisse être question un jour de monotypie dans ses rangs. Bref, la création d’une série monocoque monotype à vocation tour‐du‐mondiste en solo est bien une première internationale. J’ai appris depuis que Sir Robin Knox‐Johnston avait eu la même idée à peu près au même moment et j’en suis très fier  !

Toujours est‐il que le 2 décembre 2005, lorsqu’avec Michel Desjoyeaux, Jean Le Cam et Loïck Peyron comme conseillers actifs et la FFVoile comme soutien ‐ du Président et du Comité Directeur à l’unanimité ‐, je m’engage à fond dans ce concept, je suis convaincu d’ouvrir une voie cohérente. Mais je ne mesure pas le centième des obstacles qui m’attendent sur la période 2006 ‐ 2009. La crise financière qui explose le 15 septembre 2008 avec la faillite de Lehman Brothers, n’en est qu’un épisode parmi tant d’autres. Et comment être crédible en expliquant que la monotypie est l’avenir de la course océanique lorsque trente protos se pressent sur la ligne de départ du Vendée Globe 2008 avec les deux skippers français les plus titrés et les plus connus à la manœuvre  ? Pas simple d’être visionnaire et de se lancer dans le courant avant la renverse de marée  ! Nous avons survécu à tous ces moments difficiles, avec patience et détermination, au gré d’immenses efforts et de sacrifices aussi. Puis d’autres que nous ont apporté leur pierre à l’édifice "Monotype Océanique" et ont démontré que cette voie est un vecteur d’avenir. Cela nous aide depuis 2010.

Au‐delà des faits incontrôlables, parmi les obstacles rencontrés, il y a mon incapacité personnelle à comprendre précisément ce qui motive les skippers d’aujourd’hui ‐ moi qui ai couru contre ou avec bon nombre de pères et d’oncles des ténors actuels de la Classe Figaro Bénéteau... Ce conflit de générations s’est avéré un frein majeur au développement de la Classe Monotype SolOceans. Je ne l’imaginais pas aussi pénalisant et contreproductif.

Le discours de SailingOne est parfaitement compris par les armateurs ‐ sponsors, surtout les PME, qui représentent l’essentiel des investissements cumulés de la voile océanique, ainsi que par les médias. Mais pas le moins du monde par la génération des équipages de 25‐35 ans. Ne comprenant pas leurs attentes, il m’est impossible de modeler une série monotype, ses règles de classe et son programme sportif qui les séduisent. Dans ces conditions, Michel Desjoyeaux et ses relais, notamment au Pôle Finistère de Course au Large, à trente mètres de sa base, comprennent ce qui motive les jeunes sportifs qui seront les champions de demain. Michel a toutes les compétences pour, à la fois concocter le monotype de leurs rêves et pour bâtir le programme sportif qui leur donnera le sourire. La création de Mer Océans répond à cet objectif et je mets le travail effectué jusqu’à aujourd’hui, ainsi que les capacités professionnelles de SailingOne, au service de la mise en œuvre de la Classe Monotype SolOceans dans ses moindres détails techniques, nautiques et sportifs par Michel Desjoyeaux."

Michel Desjoyeaux : "Tout d’abord, depuis une vingtaine d’années, nous avons démontré avec nos équipes, au fil des saisons, notre capacité à relever des défis, à mettre en œuvre les moyen de la réussite, puis à atteindre les objectifs fixés. Ensuite, j’ai vraiment fait la connaissance d’Yvan Griboval durant la Whitbread 1985‐86, lorsqu’il naviguait à bord de L’Esprit d’Equipe avec Lionel Péan. Je serai tenté de dire que c’est un bon esprit d’équipe qui nous anime aujourd’hui autour de ce concept de monotype océanique. C’est une belle idée ce SolOceans, mais complexe à réaliser. Yvan était un peu seul dans bien des compartiments du jeu. L’association de nos compétences, de nos expériences respectives, dans un climat de confiance et de respect mutuel devrait permettre d’écrire une belle page d’esprit d’équipe. C’est comme cela que je m’y engage et je pense qu’ensemble nous allons être efficaces, chacun dans son rôle."

Existe‐t‐il vraiment un créneau pour que cette Classe Monotype SolOceans puisse envisager l’avenir durablement ?

Michel Desjoyeaux : "Se demander si les Monotypes SolOceans ont leur place dans le paysage des courses océaniques en solitaire ou en double, revient à se poser la question  : existe‐t‐il une taille intermédiaire, un niveau technique intermédiaire, un niveau financier intermédiaire et un niveau sportif intermédiaire entre des bateaux simples de 10 à 12 mètres (Figaro Bénéteau et Class40) et des prototypes sophistiqués de 18 mètres (IMOCA 60) qui sont très exigeants pour le marin en solitaire... et pour son équipe technique à terre. La réponse est évidemment oui.

Pour le bien de notre sport, il faut que la classe prototype IMOCA 60 vive et continue de se développer, sans renier la philosophie du sport proto qui a fait son succès et qui permet d’avoir une quinzaine de bateaux compétitifs en activité, avec trois à cinq nouveaux protos par cycle de quatre ans. Pour cela, il faut une classe qui permette aux sportifs comme à leurs partenaires de gravir les échelons progressivement, comme cela se pratique dans les autres sports mécaniques. Pour progresser, mieux vaut se battre pour gagner dans une série de monotypes high‐tech de 16 mètres que de jouer en queue de peloton sur un vieux proto de 18  ! Pour progresser, il faut être devant, pas derrière. En cela, la Classe Monotype SolOceans est parfaite pour accueillir les meilleurs skippers des classes Mini 6.50, Figaro Bénéteau et Class40 ‐ ou des sportifs de haut niveau venus d’autres disciplines de la voile ‐ et pour les préparer en trois à six ans à des succès au sommet de la filière  : la Classe IMOCA 60 prototype."

Yvan Griboval : "La Classe Monotype SolOceans est à la Filière Océanique Solitaire Internationale ce qu’une automobile de haut ‐ moyen de gamme est à la filière automobile. C’est une évidence. Soit c’est une évolution logique pour des PME qui ont déjà investi de trois à cinq ans dans la course au large  ; soit c’est une entrée en matière pour des sponsors qui visent le sommet de la hiérarchie de la discipline océanique et qui ne souhaitent pas passer par le stade Figaro Bénéteau ou Class40, par exemple.

Toute société commerciale a vocation de se développer, d’étendre son marché, de prospérer. Or, la voile est un vecteur de communication Communication #Communication de grande qualité lorsque le rapport entre le montant de l’investissement et le retour sur celui‐ci est garanti. Toute classe monotype bien gérée offre théoriquement cet avantage, qui est un des atouts majeurs de la voile hauturière, surtout en temps de fortes turbulences économiques.

C’est pourquoi la Classe Monotype SolOceans est un fantastique outil pour accompagner le développement d’une PME et illustrer celui‐ci. De surcroît, une entreprise sponsor qui a permis à un skippeur de briller en Figaro Bénéteau, en Class40, ou même en Mini 6.50, a toutes chances de lui permettre de jouer à nouveau la gagne dans cette série monotype océanique de 16 mètres, car les fondamentaux sont identiques."

Le Monotype SolOceans va‐t‐il être modifié par rapport à la version actuelle ?

Michel Desjoyeaux : "Je peux difficilement critiquer le travail qui a été effectué depuis l’origine sur ce monotype étant donné que j’en suis le conseiller technique et que SailingOne a toujours respecté et adopté mes recommandations. Mais c’est autre chose d’être responsable du développement technique et nautique. Les équipes de Mer Forte et Mer Agitée sont déjà au travail pour repenser l’homogénéité du concept de monotypie et y apporter l’expérience acquise au cours de la réalisation et de l’optimisation des deux versions de PRB, des Foncia et de Macif, tous prototypes. Nous avons optimisé tellement de paramètres en protos IMOCA 60 qu’il est satisfaisant de se dire que nous pouvons désormais les dupliquer aujourd’hui au profit d’une série monotype pour lui faire gagner en efficacité avec de belles économies à la clé. C’est à la fois un nouveau challenge et l’aboutissement d’une vingtaine d’années d’innovation."

Le Monotype SolOceans va‐t‐il être modifié par rapport à la version actuelle ?

Yvan Griboval : "Les fondamentaux du Monotype SolOceans ne vont pas changer. Par contre, sa mise en œuvre va être radicalement différente de ce que nous pouvions réaliser avec SailingOne. Le produit fini va donc être incomparable. Une Ferrari de série, c’est toute la technologie et le savoir‐faire Ferrari qui deviennent accessibles. Le Monotype SolOceans Made By Desjoyeaux, c’est cela."

Pourquoi ne démarrer le programme sportif qu’à l’été 2013 ?

Michel Desjoyeaux : "Pour qu’un programme sportif soit séduisant pour les équipages comme pour leurs partenaires, il faut qu’il y ait une cohérence. La Classe Monotype SolOceans est une alternative technique, financière et sportive à la classe prototype IMOCA 60. La VELUX 5 OCEANS est donc un objectif parfait pour un premier cycle sportif. Commencer par deux transats en double, dont la Jacques Vabre en octobre 2013 et une autre au printemps 2014  ; puis s’attaquer à la Route du Rhum en solo en novembre 2014, pour enfin s’engager dans le tour du monde en solo avec escales, comme un Super Figaro à l’échelle de la Planète, est une montée en puissance technique, sportive et financière cohérente. Un démarrage à l’été 2013 est donc un timing parfait. Il offre de belles opportunités aux skippers comme aux sociétés sponsors."

Yvan Griboval : "Dans notre démarche, l’aspect sportif est important, mais l’aspect scientifique l’est tout autant avec le Programme OceanoScientific®. Nous souhaitons donc utiliser les dix‐huit prochains mois (2012 et le premier semestre 2013) pour effectuer des navigations à vocation prioritairement scientifiques, sur des parcours qui seront autant d’occasions de confirmer la fiabilité des options techniques de Michel, que de permettre à des skippers d’engranger de l’expérience en allant faire des milles et des milles sur les parcours des grandes classiques océaniques. Car l’OceanoScientific® System qui équipe en série les Monotypes SolOceans fonctionne aussi bien au‐dessus de 20 nœuds qu’au‐dessous de dix. Aux solitaires et aux équipages en double qui sillonneront les océans ces dix‐huit prochains mois au profit de la communauté scientifique internationale de prendre de l’avance sur leurs futurs concurrents de transats et de tours du monde en naviguant en mode Course  ! S’entraîner dans les conditions réelles du Grand Sud est un luxe dont quelques skippers sauront saisir l’opportunité. Nous avons d’ailleurs déjà des sollicitations en ce sens, de coureurs qui visent la victoire de la prochaine VELUX 5 OCEANS."

Combien de Monotypes SolOceans comptez‐vous produire ?

Michel Desjoyeaux : "Le Monotype SolOceans est un plan du Cabinet Finot Conq et Associés. Nous sommes donc dans un univers technique parfaitement éprouvé et qui a fait ses preuves, avec un taux de succès inégalé à ce jour en solo autour du monde. Nous bénéficions du transfert de l’expérience de la production des trois premières coques déjà construites par JMV Industries et du travail réalisé en mer sur le numéro un de la série. Trente‐trois mille milles dans toutes sortes de conditions, de la France à la Nouvelle‐Zélande, la Suède, New York et Malte, c’est quelque chose d’unique en matière de validation et de mise au point  !

Notre premier rôle consistera à valider définitivement le numéro un avec un nouveau mât et un nouveau plan de voilure  ; à équiper les coques 2 et 3  ; à optimiser les temps de construction et d’équipement. Nous savons faire. Nous serons donc capables de construire autant de monotypes de 16 mètres qu’il en faudra. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir en ce domaine..."

Combien de Monotypes SolOceans comptez‐vous produire ?

Yvan Griboval : "A l’origine, nous imaginions produire quatorze unités, sachant que nous estimions à quatre mois le temps nécessaire entre le début de la construction et la mise à l’eau. A Michel Desjoyeaux et à ses équipes de contrôler et d’optimiser cela, c’est leur métier et ils savent rudement bien l’exercer. C’est un délai de construction et d’équipement qui est court. C’est un des nombreux atouts de la monotypie, car cela peut permettre à des PME de déclencher leur investissement le plus tard possible par rapport à un départ de course océanique, sans pénaliser le skipper qui pourra s’être entraîné au préalable sur un autre monotype que celui qui portera ses couleurs. Il n’y a donc pas de raison de revoir cet objectif pour l’instant."

Comptez‐vous limiter le nombre de Monotypes SolOceans pour favoriser la venue de skippers étrangers ?

Yvan Griboval : "Avant que Michel Desjoyeaux ne prenne les responsabilités qui sont les siennes aujourd’hui au pilotage des aspects techniques, nautiques et sportifs de la Classe Monotype SolOceans, nous avions surtout une demande étrangère à la France. La restructuration de la gestion de cette série, telle que nous la mettons en œuvre actuellement, va probablement rééquilibrer la part des teams français. En ce qui me concerne, je souhaiterais qu’une parité entre Français et étrangers s’établisse. Ce sont les clients qui en décideront."

Michel Desjoyeaux : "Il me semble que la voile française a toujours fait ‐ à tort ‐ un complexe d’infériorité vis‐ à‐vis des anglo‐saxons. Si nous avons un bon niveau en voile océanique c’est bien parce que nous avons beaucoup travaillé, dans tous les domaines du jeu  : architectes, chantiers, équipementiers, teams, et équipages, avec des préparations adaptées  : physique, météo, diététique, etc.

La Classe Monotype SolOceans est là pour favoriser le transfert de compétences, " la montée en gamme" des monotypes Figaro vers les prototypes IMOCA. Les Français sont ainsi les premiers concernés. Il serait donc contreproductif pour la voile française de limiter l’accès des Français à cette classe intermédiaire. Les étrangers qui veulent acquérir un haut niveau en course océanique en solitaire viendront naturellement à nous. Ils le font déjà en Figaro Bénéteau dans les Pôles Course au large de la FFVoile, à Port‐La‐Forêt et à la Grande Motte. De surcroît, la monotypie océanique attire plus les étrangers que les prototypes, car ils savent que nous, Français, avons une réelle avance grâce à notre expérience en ce domaine d’innovation. L’égalité des chances les séduit. Comme nous avons une bonne capacité de production des SolOceans, il est inutile de mettre en place des quotas. Laissons faire et l’équilibre se fera de lui‐même."

La Classe Monotype SolOceans sera‐t‐elle au départ du Vendée Globe 2016 ?

Yvan Griboval : "Aux candidats aux élections présidentielles françaises de 2012, demandez‐leur s’ils seront candidats en 2017  ! En ce qui concerne la Classe Monotype SolOceans, c’est la même chose. Développons cette série, faisons une superbe VELUX 5 OCEANS et atteignons nos objectifs à échéance de 2015. Laissons donc du temps au temps..."

Michel Desjoyeaux : "Je n’ai jamais compris les gens qui ne voulaient pas que plusieurs séries ou classes cohabitent sur une même épreuve, mais ce sera aux organisateurs d’en décider. A nous, d’ici là, de leur proposer un produit d’appel intéressant, en complément des prototypes IMOCA 60  !"

Quelles seront vos premières actions aux commandes de la société Mer Océans ?

Michel Desjoyeaux : "Nous avons déjà repris tout le dossier technique et nous analysons chaque point de détail un par un avant la remise à l’eau du premier exemplaire de la série au printemps prochain. Sur le plan sportif, les entretiens sont déjà bien avancés au niveau international pour valider un premier cycle de compétitions qui sera une montée en puissance progressive de juillet 2013 à juin 2016  : Transat Jacques Vabre et TWOSTAR en double, puis Route du Rhum et, en objectif majeur du cycle VELUX 5 OCEANS avec un beau plateau."

Yvan Griboval : "Collaborer au développement d’une nouvelle classe internationale avec Michel Desjoyeaux d’un côté et Sir Robin Knox‐Johnston de l’autre, sans oublier le soutien et l’engagement très forts de la FFVoile à nos côtés, est une situation exceptionnellement positive pour nous, surtout après cinq ans d’efforts intensifs.

Grâce à cela, je vais pouvoir me consacrer à 100% à la création de nouvelles offres marketing au profit de la Classe Monotype SolOceans, de ses partenaires, des armateurs ‐ sponsors et à la mise en œuvre de partenariats originaux avec les médias, comme il n’en existe pas dans notre sport. Bref, la "machine à innover" va se remettre en marche et les idées ne manquent pas pour séduire les entreprises de toutes tailles et sécuriser leurs investissements. Il est temps de faire revenir les PME dans la course océanique.

La situation de crise économique dans laquelle nous évoluons, probablement au long cours, est une opportunité fantastique pour créer, pour écrire l’avenir. Comme disait l’architecte Philippe Briand dans les années 80 lorsqu’il raflait les coupes dans les championnats du monde de course au large  : "C’est quand il y a très peu de vent ou beaucoup trop qu’on peut faire la différence, qu’on peut aller à une vitesse Vitesse #speedsailing plusieurs fois supérieure à celle de ses adversaires". C’est l’état d’esprit dans lequel je me trouve aujourd’hui à la naissance de la société Mer Océans. J’en suis vraiment heureux. Le Trophée Clairefontaine, créé en 1990, a généré une nouvelle manière de régater au plus haut niveau. La Classe Monotype SolOceans, créée en 2005, marquera une grande évolution en matière de course océanique, pour que les marins, hommes et femmes, naviguent autour de la Planète à égalité de chances et que l’émotion triomphe."

- Info presse www.soloceans.com/fr


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