mercredi
1er
mars
2006

J J Giltinan International Championship : Michael Coxon, Nathan Ellis et Aaron Links remportent le championnat sur le fil

Dans des vents très aléatoires, Michael Coxon, Nathan Ellis et Aaron Links, sur Casio Seapathfinder, ont finalement emporté le prestigieux titre de vainqueurs du J J Giltinan 18 Foot Skiff World Trophy Championship édition 2006. Régulièrement aux avants postes, l’un des tous meilleurs équipages australiens de ces trois dernières saisons, champions en 2004 et 2005 mais malheureux 6ème du dernier trophée, a usé de toute son expérience pour emporter sur le fil, cette manche finale, devant Asko Appliances et Club Marine, respectivement 2ème et 3ème au général.

Petit ou grand gréement, c’est la difficile question qui s’est posée aux 31 équipages engagés lors de la septième et dernière manche du J J Giltinan 18 Foot Skiff World Trophy Championship 2006, courue ce dimanche. Au jeu des pronostics, ce sont les Australiens de Casio Seapathfinder, Asko Appliances et Rag & Famish Hotel, plutôt gaillards, qui se sont montrés les plus inspirés. L’orage qui tournait autour de la baie de Sydney est finalement resté en périphérie, maintenant le plan d’eau dans des conditions de vent très instables, principalement orienté au sud.

Après un rappel général qui marquait parfaitement les enjeux pour le titre suprême, les bateaux se sont élancés d’Athol Bay pour remonter vers Shark Island. Emmené par Club Marine, pourtant muni du petit gréement (moins gênant il est vrai au près), la flotte est ensuite descendue sous spi serré vers Obelix Bay. Echangeant constamment son leadership avec Casio Seapathfinder tout au long de la manche, le champion en titre payait finalement son manque de puissance dans les deux derniers bords, se faisant également doublé par Asko Appliances.

Le résultat de cette manche, très serrée, donnait le podium final, révélateur à la fois de la régularité des trois équipages australiens et d’un système de points qui ne pardonne que très peu d’erreurs (une seule manche est retirée si les sept sont courues et à la place correspond un nombre identique de points). Rag & Famish se plaçait quatrième, juste devant l’équipage Américano-australien de Pegasus Racing et Fisher & Paykel. Le vétéran de la compétition, John Winning, accrochait une belle septième place, juste devant les jeunes et très prometteurs Néo-zélandais de CT Sailbattens.

Le premier bateau européen, plus précisément Anglais, Radii, menés par les frères Andy et David Richards, ainsi qu’Andrew Fairley, se plaçait en 12ème position, manquant de peu son objectif de se placer dans le top ten. En 26ème place, les Français de Groupe Sefico réalisent un championnat en demi teinte, ponctué d’une nécessaire prise en main d’un bateau de location non préparé et d’une casse matérielle (bôme) qui les a empêcher de prendre le départ de la 6ème manche. Ils reviennent cependant des antipodes avec la satisfaction d’avoir beaucoup appris au contact des meilleurs équipages mondiaux et d’avoir laisser dans leur sillage quelques bateaux très compétitifs.

• Classement général final

- 1 - Casio Sea-Pathfinder (AUS) 16 pts
- 2 - Asko Appliances (AUS) 18
- 3 - Club Marine (AUS) 21
- 4 - Rag and Famish Hotel (AUS) 21
- 5 - Pegasus Racing (USA) 40
- 26 - Groupe Sefico (FRA) 138
- 31 classés


Le vent arrive enfin pour la dans des Skiffs dans la baie de Sydney pour le 6e manche

Février 26 : Le vent de nord/est tant attendu a fini par faire son entrée sur la scène de l’édition 2006 du J J Giltinan 18 Foot Skiff World Trophy Championship. Comme dans un rêve, sous un ciel sans nuage, Eole à généreusement balayé la baie de Sydney d’une solide brise dépassant les 20 nœuds. Au programme de cette journée exceptionnelle – même les australiens en conviennent – dessalages spectaculaires, vertigineuses descentes au portant, hallucinantes vitesses de pointes et décollages en tous sens.

L’image que l’on se fait de la pratique du 18 pieds est plus proche des bords de spi sauvages, à la limite du contrôle, que des stratégies fines de jeu avec les vents faibles ou bien les courants. Vitesse aidant, l’élément liquide offrait hier, lors de la sixième manche, une surface avec laquelle les skiffeurs les plus véloces avaient du mal à rester en contact…Même s’il était impressionnant de voir avec quelle aisance, bien menés, ces engins se jouaient du clapot lors de la première remontée au vent, les abattées imposaient un rythme et un esprit disons…guerrier !

Et force et de constater que les meilleurs équipages n’en ont pas manqué, Casio Seapatfinder et Pegasus Racing en particulier. Après un excellent départ, les australiens prenaient l’ascendant sur Howie Hamelin et ses coéquipiers, franchissant la première marque avec quelques longueurs d’avance…avant de leur donné le coup de grâce lors d’une manœuvre périlleuse, et parfaitement maîtrisée. Déboulant bâbord amure sur son concurrent US, Michael Coxon obligeait Pegasus Racing à empanner dans l’urgence. Une précipitation fatale qui se soldait par un dessalage.

Les Néo-zélandais de CT Sailbattens surgissaient dans le sillage à une vitesse folle, suivi à son tour par les Australiens volants de Rag & Famish, le jeune équipage local Club Marine, tenant du titre, et l’inusable John Winning (senior), 53 ans, vainqueur du trophée en 2000 et friand des conditions musclées. Avec un équilibre sous voiles assez étonnant aux vues des conditions de mer et de vent, le vétéran du championnat faisait montre d’une expérience et d’une verdeur que beaucoup de poursuivants devaient lui envier.

Le passage au raz de l’île de Shark Island permettait de mieux apprécier la vitesse des skiffs au portant…bloqué à 26 nœuds, le pneumatique de Noel Fleet, président de l’association de 18 pieds en Nouvelle Zélande était largement distancé et laissait imaginer que la vitesse de Casio Seapathfinder flirtait allègrement avec les 30 nœuds…voir un peu plus. Ce qui lui permettait de creuser l’écart avec ses concurrents.

Les positions bougeaient peu jusqu’au run final, où, étraves fumantes, Michael Coxon et ses hommes franchissaient la ligne d’arrivée en exceptionnels vainqueurs d’une course exceptionnelle. Rag & Famish suivait 52 secondes derrière, avec dans son sillage CT Sailbattens et Yandoo, skippé par John Winning. Le premier européen, Radii, se classait 11ème. L’équipage français de Groupe Sefico, ayant cassé sa bôme juste avant le départ, ne finissait pas la course, comme huit autres concurrents.

La dernière régate sera courue ce dimanche. Après avoir ôté la plus mauvaise manche, Casio Seapathfinder (15 pts), Asko Appliances (16 pts), Rag & Famish Hotel (17 pts), Club Marine (18 pts) se tiennent dans un mouchoir de poche. Ces équipages, tous Australiens, ont promis de défendre bec et ongles leurs chances de ravir le trophée. Si les conditions de vent se répètent, le finish promet d’être grandiose !

Satisfaisante 22e place pour les Français lors de la 5e manche

24 février : Dans une brise légère orientée au sud/est, les concurrents de la cinquième manche du JJ Giltinan 18 footer trophy international championship ont une fois de plus dû ronger leur frein, bataillant ferme avec les trous d’air, courants et autres effets de site. Si tous s’accordent pour dire que dans ces conditions, la chance est un paramètre important, les résultats laissent penser que certains savent mieux que d’autres la provoquer.

Ainsi du jeune équipage local Club Marine détenteur du trophée, composé d’Euan Mc Nicol à la barre, Tim Austin à la grand voile et Seve Jarvin à l’avant. Coutumiers des très bons départs, ils ont réussi à prendre l’ascendant sur Howie Hamelin (Pegasus Racing, USA) dès le deuxième bord de spi, pour finir de belle manière avec 1 min 51 d’avance sur leurs poursuivants américains, eux-mêmes suivis de très près par l’équipage de Rag and Famish, autre tenant assidu des avants postes.

A leurs trousses, l’étonnant équipage néo-zélandais de Fisher Fine Arts Helly Hansen réalisait la performance de rester aux contacts des meilleurs pendant toute la course, après avoir franchit la première marque en deuxième position. Preuve que les efforts fait par les kiwis depuis plusieurs années – notamment sur le plan du développement matériel, avec la production de mâts et de voiles très légers – leurs permettent aujourd’hui d’accrocher régulièrement leurs voisins australiens.

Les hommes d’Asko Appliances conservaient leur première place au classement général provisoire en coupant la ligne en 6ème position, juste derrière appliancesonline.com.au, barré par le prometteur John Winning Junior – fils de John Winning, compétiteur assidu, vainqueur du trophée en 2000, et riche bienfaiteur de la classe australienne.

L’équipage français, s’il ne peut encore prétendre au haut du classement, réalisait un beau parcours après un départ bien négocié. Au contact des meilleurs équipages, les sablais de Groupe Sefico ont su se maintenir dans le rythme d’une course très exigeante. Vitesse, manœuvres, choix tactiques leurs ont permis de laisser dans leur sillage neuf skiffs et d’accrocher une satisfaisante 22ème place.

Au terme de cinq manches, sur sept, les écarts de points restent donc très faibles, avec un leader, Asko Appliances à 16 pts, suivi de Club Marine (18 pts) et Casio Pathfinder (21 pts). Un final au couteau est d’ors et déjà assuré, d’autant que la suppression d’une manche, si les sept sont courues, rattraperait les contre performances de Pegasus Racing, visiblement bien revenu dans la course après une inhabituelle 23ème place dans la troisième manche.

Si l’on ajoute à toutes ces considérations mathématiques des prévisions météorologiques très enthousiasmantes ce WE – une bonne brise…enfin ! -, les deux dernières courses devrait offrir un spectacle digne de ce que le 18 pieds suscite dans nos imaginaires véliques.

Nouvelle victoire pour les Australiens Hugh Stodart, Niall Kinch, Paul Schulz

23 février : Une fois encore, les conditions de vent particulièrement capricieuses de la baie de Sydney ont joué avec les nerfs des meilleurs équipages mondiaux. Orientées au sud/est, les bouffées d’air très irrégulières – 6 à 10 nœuds - qui soufflaient de chaque côté du plan d’eau ont scindé la flotte en deux.

Le départ, très disputé, s’est effectué aux pieds de l’Opéra avec une remontée au près vers Rose Bay, sur la droite de Shark Island. Quelques soit l’option choisie, il y avait pour chaque équipage de nombreuses variations de vent à exploiter avec une difficulté majeure, saisir la risée qui permettait de traverser rapidement le plan d’eau pour rejoindre la première marque au vent.

Les Australiens d’Asko Appliances (Hugh Stodart, Niall Kinch, Paul Schulz) visiblement très à l’aise dans les vents légers, ont rapidement pris la tête de la flotte pour ne plus la lâcher, malgré la remontée tonitruante de Pegasus Racing, skippé par l’Américain Howie Hamelin. Mais les leaders ont parfaitement réussi à maintenir le retour de leur poursuivant, augmentant même leur avance dans le dernier bord.

Huit équipages australiens complètent respectivement le top ten de cette quatrième manche (AAPT, Fisher and Paykel, Club Marine, SX Projects, Casio Seapthfinder, Ssangyong Yandoo, Active Air, Rag & Famish Hotel). Les premiers européens, les Anglais de Radii, accrochent la 11ème place. Une belle performance qui compense l’infortune de leurs compatriotes/concurrents habituels. Hermes/SELS fini 28ème et Barron & Smithers 30ème…

Les Français de Groupe Sefico s’intercalent en 29ème position, après un départ laborieux. Pénalisés par un manque manifeste de puissance dans la Grand Voile, ils payent également l’élévation très rapide du niveau au fur et à mesure qu’avance la compétition. « Notre classement recul mais les temps d’écarts avec les premiers diminuent, sans compter que nous battons pour la deuxième fois Barton – skipper de Barron and Smithers, ndlr -. Cela montre la réelle difficulté du plan d’eau et l’excellent niveau d’une flotte qui compte de nombreux champions du monde…et pas seulement de 18 pieds ! », confiait le barreur Christophe Orion.

Au terme de quatre régates, sur sept, Asko Appliances est donc actuellement en tête du classement provisoire, avec 10 points seulement. Suivent Casio Seapathfinder (14 pts), Club Marine (17 pts), Rag and Famish Hotel (22 pts), Pegasus Racing (32 pts) et Fisher and Paykel (39 pts). Si la régate de ce jeudi devrait une fois de plus se courir dans des conditions légères, celle de samedi –pas de course vendredi - s’annonce beaucoup plus musclée. Gageons que cette promesse de grand spectacle vienne à se réaliser !

Toujours des conditions légères et peu lisibles pour le « championnat du monde » des skiffs

21 février : Rien n’est facile dans la Baie de Sydney dès qu’il s’agit de progression vélique. La variation du vent, en force et en direction, les courants, le trafic maritime …autant de paramètres dont la volatilité complique passablement la tâche des parieurs qui se réunissent en masse sur les bateaux spectateurs du J J Giltinan International Championship. On observe néanmoins quelques régularités…à dominante australienne.

Dans la deuxième manche, courue dimanche dernier, l’équipage local de Club Marine, vainqueur l’an passé, s’est montré le plus à l’aise à déjouer les pièges que n’ont pas manqué de provoquer les faibles airs orientés à l’est. « Il fallait de toute façon un peu de chance tant ces conditions redistribuent les cartes en permanence », assurait avec honnêteté et modestie le barreur Euan Mc Nicol, lors de la remise des prix, devant ses compatriotes de Casio Seapathfinder, seconds et ses voisins néo-zélandais de CT Sailbattens, une nouvelle fois troisièmes.

Après une journée de repos, la troisième manche s’est a nouveau déroulée dans des conditions légères et peu lisibles. Un petit sud est de 8 nœuds en moyenne ponctué de trous qui n’ont cessé, tout au long du parcours, de redistribuer les cartes, octroyant la victoire finale aux récents vainqueurs du championnat national australiens, Hugh stodart, Niall Kinch et Paul Schulz. A bord d’Asko Appliances, ils se sont montrés les plus habiles à déjouer les dernières difficultés et su s’imposer dans les derniers miles, 30 s devant les nouveaux venus de De Longhi (Grant Rollerson, Simon Near, David Lightfoot), victimes d’un bris de mât dans la deuxième manche. C’est l’équipage de Casio Seapathfinder qui complétait le podium, conservant avec 7 points la tête du classement général provisoire.

Il faudra attendre la 9ème place pour voir un bateau néo-zélandais se glisser au milieu des couleurs du drapeau australien. Le premier équipage européen, en l’occurrence anglais, était celui de Radii, en 13ème position. Les français de Groupe Sefico, qui étaient parvenus dès le premier bord à rattraper une bonne partie de la flotte en 26ème position d’une troisième manche qui ne comptait aucun abandon. « Nous n’avons pas su conserver notre place de milieu de tableau, à cause d’une poignée d’erreurs qui ne pardonnent pas à ce niveau de compétition », confiait Christophe Orion, le barreur.

La baie de Sydney n’a pas finie de mettre à rude épreuve ceux qui veulent en saisir les secrets les plus intimes…mais les coureurs australiens sont les plus réguliers à la courtiser !

Parcours sans faute dans la première manche pour le bateau américain Pégasus

18 février : Si les meilleurs équipages australiens avaient mis un point d’honneur à monopoliser le podium de la première manche d’entraînement, c’est le bateau américain Pégasus (vainqueur en 2002 et 2003), emmené par Howie Hamelin qui faisait hier sa démonstration. Avec 1’20’’ d’avance sur les Australiens de Casio Seapathfinder, il réalise un parcours sans faute dans des conditions de vent orageuses, soit un vent E/N/E oscillant entre 14 et 16 nœuds, avec des pointes à 18. Les Néozélandais de CT Sailbattens complètent le podium.

C’est à 16 heures hier, au large de Double Bay, que s’est élancée la première manche du J J Giltinan International Championship 2006. Au milieu d’une activité nautique assez folle, où se croisaient lasers, 60 pieds Open, modestes ou imposantes vedettes, répliques de 18 pieds historiques, voiliers grands et petits et autres incontournables ferries, les 31 équipages engagés dans cette prestigieuse compétition se sont repris à trois fois pour couper dans les règles la ligne de départ. Il faut dire que le niveau général proche de l’excellence faisait grimper en flèche le prix des meilleures places. La configuration du site, le vent, les courants, imposaient de partir à gauche.

C’est ce qu’a réussi à faire parfaitement l’équipage américain, habitué du site puisqu’il participe régulièrement aux nombreuses régates australiennes. Au terme d’un long bord de près, il virait en tête Shark Island. Privilégiant la gauche du plan d’eau pendant toute la régate, il parvenait à conserver la tête et maintenir dans son tableau arrière les australiens de Casio Seapathfinder, augmentant même légèrement son avance sur le dernier bord.

Les Anglais de Radii, premiers européens, réalisaient quand à eux une très belle course malgré un départ médiocre, en 24ème position. « Il est très difficile de prendre un bon départ ici car non seulement les bateaux sont plus nombreux qu’en Europe – où ils dépassent rarement la quinzaine, ndlr – mais ils sont tous compétitifs. Les américains sont partis au bout de la ligne et n’ont plus été inquiétés ensuite. Nous avons dû nous battre pendant toute la course pour parvenir à remonter un à un les concurrents, ce dont nous sommes assez fiers puisque nous finissons en 11ème position », expliquait le skipper Andy Richards après la course.

Leurs compatriotes et traditionnels concurrents de Barron & Smithers se plaçaient juste dans leur sillage. Côté français, la satisfaction vient principalement de la progression dans la mise au point du bateau qu’ils ont loué pour l’occasion. « Nous sommes également content de n’avoir rien cassé dans des conditions orageuses instables », précisait Philippe Vallée, équipier d’avant. « Sans compter que nous avons pris un pied énorme dans la deuxième descente sous spi ! ».

Le très haut niveau homogène de la flotte, son importance inhabituelle, la capacité de chaque équipage à progresser rapidement, un système de classement imposant de ne négliger aucune régate, la fierté des équipages australiens promettent de belles batailles…

Le grand spectacle des 18 pieds a commencé dans la baie de Sydney

17 février : L’édition 2006 du mythique J J Giltinan International Championship – championnat du monde officieux des 18 pieds australiens – a débuté la nuit dernière aux antipodes. Dans la baie de Sydney, au milieu des ferrys et des traditionnelles régates du vendredi, 30 équipages (pour 31 inscrits) se sont affrontés dans des conditions de vent relativement légères, soit un petit Est/Nord/Est variant de 6 à 10 nœuds. Au terme de cette première régate d’entraînement – invitation race -, les meilleurs skiffers australiens, qui clôturent leur saison par cette compétition, ont démontré toute leur connaissance du plan d’eau et leur exceptionnelle maîtrise d’un bateau qui promet dans ce décor, dès que les conditions météorologiques le permettront, de prendre sa véritable dimension.

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Première journée à Sydney
Départ de la manche d’entraînement avant le début des hostilités du championnat du monde officieux des skiffs.

Incontestablement, le 18 pieds est une belle invention…australienne ! Même si chaque année, et dans des proportions croissantes, le J J Giltinan International Championship accueille des concurrents des quatre coins du monde, la culture vélique et la maîtrise spécifique de la glisse qu’exige le roi des dériveurs planants semble être le fait des navigateurs australiens. Sans oublier qu’ils ont régulièrement dû partager cette suprématie avec leurs voisins néo-zélandais jusqu’au milieu des années 70, sans oublier non plus que les hold-up se sont multipliés ces dernières années (l’anglais Tim Robinson en 1999, l’américain Howie Hamlin en 2002 et 2003 et un autre Anglais Rob Greenhalg), il reste très difficile de rivaliser avec des skiffers qui régatent quasiment tous les week-end.

Et ce sera le cas visiblement encore cette année puisqu’au terme de cette première confrontation, ont trouve trois équipages australiens aux trois premières places (respectivement Asko Appliances, récent vainqueur du championnat australien, Casio Seapathfinder, aux avants postes de toutes les plus prestigieuses compétitions depuis trois ans et Fisher and Paykel, dont le skipper Andrew Cuddihy a été plusieurs fois champion du monde de 12 pieds – considéré par beaucoup comme support plus radical encore !).

Le premier « étranger », et non des moindres puisqu’il s’agit du bateau américain Pegasus Racing (qui compte tout de même deux équipiers australiens…), se place en cinquième position, juste derrière Rag and Famish. Viennent ensuite les australiens de Toshiba, Active Air, SSangyong Yandoo puis les premiers anglais d’Hermes/SELS, bientôt suivi en 13ème position des vainqueurs du circuit britannique Radii.

Le seul équipage français, qui a loué un bateau pour l’occasion, a profité de cette première régate pour faire le check list complet des bouts et autres manilles à remplacer. Il termine à une décevante 26ème place.

Mais c’est demain que commence la vraie compétition, avec chaque après-midi un parcours d’une quarantaine de miles, (il en existe six possibles – mouillés en fonction de l’orientation du vent) et des conditions météorologiques annoncées plus musclées. Avec un barème faisant correspondre nombre de point et classement (vainqueur = 1 point, second = 2 points, etc) et une seule manche enlevée si les sept sont courues, la bataille promet d’être rude pour ceux qui visent le haut du classement. Briguer les avants postes tout en se montrant régulier, en conservant une marge de sécurité raisonnable…cette logique sportive plutôt contradictoire trouve avec le 18 pieds l’un de ses développement les plus acrobatiques…spectacle garanti !

Info Christophe Favreau

Mots-clés : Skiff

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