samedi
21
avril
2007

CLASS 40 • ROUTE DE L’ÉQUATEUR : Région Guadeloupe passe en premier le détroit de Gibraltar

Samedi 21 avril – 8h : Pour les 7 concurrents de la Route de l’équateur, toujours emmenés par Région Guadeloupe, cette nuit a marqué leur délivrance d’une Méditerranée qui n’a ménagé ni leurs nerfs, ni leur peine pendant ces six premiers jours de course. Fini, pour un temps les affres des calmes et les sautes d’humeur de la météo. Sur leur route, la porte de Gibraltar enfin franchie, place aux alizés et aux vitesses retrouvées.

A 5h – Paris, ce matin, seul Association Espace Enfance n’avait pas encore franchi le seuil de l’entrée en Atlantique. L’équipage de Frédérique Brulé pouvait cependant se consoler en constatant qu’il avait, en une journée, pratiquement comblé son retard sur le peloton et n’était plus qu’à 60 milles du leader Région Guadeloupe, obligé de faire un bref arrêt au stand cette nuit, dans le port de Gibraltar, pour remplacer un programme informatique défectueux et reconfigurer son ordinateur de bord.

C’est donc en rang serré que la flotte des concurrents de la deuxième édition de la Matondo Congo aborde la seconde partie de leur course vers le Congo Brazzaville, avec les promesses d’alizés soutenus pour leur descente le long des côtes marocaines, cap sur les Iles Canaries.

Toujours emmené par Région Guadeloupe, malgré son arrêt au stand, la bataille pour la place de leader fait rage puisque Nouvelle Espérance-Matondo Congo (Philippe Monnet) et Sidaction CMA CGM (Aubry/A. Carpentier) n’étaient plus ce matin qu’à 17 milles de Lepesqueux/Fiston/Maslard, avec dans leur sillage en embuscade, Centre d’accueil des enfants mineurs de MvouMvou (Patrice Carpentier) et Deep Blue (Arthaud/Poupon). 15 milles derrière eux, on retrouve l’équipage féminin sur Le Petit Nice Passedat (Liardet) qui a enfin retrouvé l’usage de son Internet.

Classement du jour samedi 21 avril – 5h

- 1 Region Guadeloupe 3678.00
- 2 Nouvelle Esperance Matondo Congo 17.00
- 3 Sidaction CMA - CGM 17.20
- 4 Centre d’accueil des mineurs de Mvoumvou 25.40
- 5 Deep Blue 26.10
- 6 Le Petit Nice Passedat 40.20
- 7 Association Espace Enfance 60.20


Philippe Monnet « Région Guadeloupe est vraiment dur à cuire »

Vendredi 20 avril : Ce matin, à la vacation avec le PC Presse Parisien de la course, alors que la flotte progresse vers le Détroit de Gibraltar, Philippe Monnet, le skipper de Matondo Congo résumait assez bien la situation en cette sortie de Méditerranée et disait sûrement tout haut ce que tout le monde pensait tout bas : « Région Guadeloupe est vraiment dur à cuire ».

En effet, depuis le départ, il y a cinq jours, Marc Lepesqueux, Philippe Fiston et Stanislas Maslard n’ont rien concédé à leurs adversaires, même dans les situations à haut risque comme hier, où un passage à niveau à l’avant de la flotte avait permis aux retardataires de reprendre un peu de terrain. Pas assez cependant pour dépasser l’équipage qui porte les couleurs de la Guadeloupe dans cette seconde édition de la Route de l’équateur. Il faut dire qu’à son bord naviguent trois bons marins, dont deux, Fiston et Lepesqueux qui viennent de faire la Route du Rhum. Notamment Lepesqueux sur le Jumbo 40 sur lequel les trois hommes naviguent actuellement et qu’il connaît donc parfaitement. Si on ajoute à cela la hargne du jeune Stan Maslard, Ministe émérite, on comprend mieux pourquoi cet équipage fait un début de course particulièrement détonnant.

Et pourtant, à l’arrière, les autres équipages ne ménagent pas leur peine et ne lâchent rien. Tous sont à la manœuvre en permanence et les bateaux croisent le fer et se croisent régulièrement sans vraiment pouvoir se départager. Seuls Frédérique Brulé, Thomas Roche et Lucca Zuccoli, sur Association Espace Enfance, sans information météo depuis le début de la course à cause d’un problème de connexion internet, n’ont pas raccroché au peloton.

Anne Liardet et son équipage sur Le Petit Nice Passedat, sans informations météo ni classements depuis hier soir, on découvert ravies à la vacation ce matin qu’elles avaient réussi à rester dans le match, alors qu’elles s’imaginaient complètement décrochées.

Mais rien n’est joué pour l’ordre de passage du Détroit, car les écarts se resserrent et Région Guadeloupe n’a plus qu’une petite vingtaine de mille d’avance sur la meute de ses plus proches poursuivants.

Pollution et animaux marins Anne Liardet et Philippe Monnet soulignaient ce matin à la vacation, l’impressionnante pollution de surface de la Méditerranée. Le skipper de Nouvelle Espérance mentionnait un sac plastique entre deux eaux tous les 15 mètres et que la Méditerranée lui donnait l’impression d’être une vraie poubelle ….. Ce qui n’empêche pourtant pas les concurrents d’être régulièrement escortés par des animaux marins, des baleines pour Région Guadeloupe, un globicéphale blanc pour Matondo Congo, une tortue de mer pour Le Petit Nice Passedat et des dauphins pour tout le monde.

Classement du jour vendredi 20 avril – 16h
- 1 Region Guadeloupe 3757.60
- 2 Deep Blue 16.20
- 3 Nouvelle Esperance Matondo Congo 18.80
- 4 Sidaction CMA - CGM 21.00
- 5 Centre d’accueil des mineurs de Mvoumvou 26.30
- 6 Le Petit Nice Passedat 48.30
- 7 Association Espace Enfance 92.40

- Philippe Monnet – Skipper de Matondo-Congo/Nouvelle Espérance : « On ne peut pas dire que notre approche de Gibraltar se fasse dans les surventes, car nous sommes à nouveau ce matin dans des vents faibles. Cette nuit, nous nous sommes beaucoup croisés avec Carpentier, Aubry, Arthaud et Liardet. On s’est même parlé avec Deep Blue. Cela devrait se lever gentiment en fin de matinée et se renforcer jusqu’à notre sortie de Gibraltar. Difficile de donner une ETA pour le passage, mais c’est pour cette nuit. On tire beaucoup de bords et de contre-bords pour essayer de nous démarquer des autres, mais ce n’est pas facile. On voit bien que même avec les passages à niveau, on a du mal à revenir sur Région Guadeloupe. On verra bien. Gibraltar nous donnera un vrai contrôle des positions. C’est la bagarre perpétuelle, mais on commence à bien régler notre bateau, à bien l’avoir en main. Après 5 jours de course, on voit déjà la différence. A part Lepesqueux et Carpentier qui connaissent bien leur Class 40, les autres sont obligés d’apprendre le mode d’emploi du bateau. Et cela s’apprend avec l’expérience et la navigation. Comme Anne, je confirme que la Méditerranée nous est apparue très polluée. C’est impressionnant. Il y a peu près un sac plastique entre deux eaux tous les 15 mètres. »

Anne Liardet – Skipper de Le Petit Nice Passedat : « On a un peu tricoté à l’envers ces dernières 24 heures, ce qui explique notre position. Cette nuit, on est restées vraiment scotchées à la côte. Nous avons un problème avec nos connexions internet et nous ne recevons plus de mails depuis hier soir. Nous n’avons plus ni les positions des autres, ni les infos météo ce qui nous serait relativement utile pour aller passer Gibraltar ! Donc on bricole avec les fichiers des derniers jours et nous extrapolons. C’est pas terrible et en plus, il n’y a pas un nuage donc c’est pas facile d’essayer de comprendre ce qui se passe. Mais ce matin, nous avons redémarré. Nous sommes à 8 nœuds sous spi au portant dans une bonne brise d’Est de 14 nœuds et cela avance. Mais vivement l’Atlantique. Je connais mieux et c’est plus prévisible. Sinon, le bateau est super facile à manœuvrer. Par rapport aux 60 pieds sur lesquels je navigue habituellement, j’ai un peu l’impression de jouer à la dinette. Ici le trafic des cargos est impressionnant. C’est un défilé permanent. Côté pollution maritime, la Méditerranée, c’est impressionnant. On voit des trucs flotter tout le temps. Un peu de tout. C’est hallucinant. Heureusement on voit aussi des animaux. Hier on a vu une tortue qui dormait à la surface de l’eau et beaucoup de dauphins. Tout va bien à bord. J’apprécie beaucoup ma situation actuelle. »

Frédérique Brulé – Skipper de Association Espace Enfance : « Après la pétole, nous avons enfin un peu d’air qui devrait se renforcer dans la journée. On va enfin allonger un peu la foulée. Apparemment nous étions revenus sur les autres hier soir. C’est motivant. Notre problème, c’est que nous ne recevons pas de météo, ni de positions, depuis le départ car nous avons des problèmes de connexions internet. Donc ce n’est pas facile. Mais on s’accroche. Je pense qu’en Atlantique, les conditions seront plus stables et on s’en sortira mieux. Mais cela serait vraiment cool de récupérer notre connexion Internet. L’ambiance à bord est super et personne n’a baissé les bras. On pense passer Gibraltar la nuit prochaine. J’ai hâte de me retrouver en Atlantique et de recoller au groupe. On devrait naviguer à 15-20 nœuds. Cela s’annonce super agréable. »


Les Class 40 touchent enfin du vent après 4 jours de course et plus de 600 milles parcourus

Jeudi 19 avril : Depuis le départ, dimanche à 15h de Marseille, la Méditerranée a offert aux 7 concurrents encore en course de la Matondo-Congo – Route de l’équateur 2007 une palette de conditions météo variées. Les sautes d’humeur du vent ont été incessantes, et seul le mode tempête leur a été épargné (pour l’instant).

Partis dans les petits airs, le vent a souvent été presqu’inexistant pour ces marins qui ne rêvaient que d’en découdre, mettant les nerfs à rude épreuve. Après trois jours de mer, le vent de Nord-Est tant attendu est arrivé hier après-midi, favorisant autant ceux restés proches des côtes, comme Région Guadeloupe et Deep Blue que le groupe positionné plus au large. La course avait alors repris une bonne cadence, avec des surfs pour Sidaction CMA CGM à près de 20 nœuds et à 17.8 noeuds pour Deep Blue. Mais ce matin, le vent lâchait à nouveau les leaders qui s’étaient regroupés au large du cap de Gata, près d’Almeria.

A l’exception de Sidaction, avec Le Petit Nice Passedat d’Anne Liardet dans son sillage, qui ont choisi de descendre plus sud et de se positionner sur une trajectoire médiane pour l’entrée dans la mer d’Algoran, l’option près des côtes pourrait coûter cher, notamment à Région Guadeloupe, resté encalminé au cap de Gata pendant plusieurs heures et qui a vu sa vitesse de progression s’effondrer depuis le début de la matinée, alors que la retardataire, Frédérique Brulé revenait au même moment à 13 nœuds sur l’arrière du peloton.

Après 4 jours de course et plus de 600 milles parcourus, c’est donc un véritable passage à niveau qui marque l’entrée en mer d’Alboran, permettant un regroupement de la flotte qui s’étend sur 95 milles. Tous les efforts des uns et des autres pour se démarquer en choisissant différentes options depuis le départ de Marseille, sont donc à peu près réduits à néant à la veille de l’entrée en Atlantique, prévue pour demain soir.

Pour enfoncer le clou, la Méditerranée devrait offrir un dernier souvenir particulièrement salé aux 7 concurrents puisqu’à l’approche de Gibraltar, ce sont des vents portants de 30 à 35 nœuds qui les attendent sur zone demain dans la journée.

– Jean-Pierre Nicol – équipier sur Sidaction CMA CGM : « Nous avons passé une super nuit, avec des surfs, jusqu’à 18-20 nœuds. Nous avions l’impression d’être enfin récompensés de tous nos efforts depuis le début de course. Par contre ce matin, le vent est bien tombé et nous essayons de descendre plus au sud en espérant avoir davantage de brise que les autres. C’est un choix un peu extrême, c’est un peu un quitte ou double et on en saura plus dans la soirée. Dans la brise ces Class 40 marchent vraiment bien, c’est un peu plus laborieux dans le petit temps. On a fait quelques bêtises depuis le départ, car on ne connaissait pas très bien le bateau, mais nous avons 4 500 milles pour nous entraîner. C’est vraiment une belle course. Je m’attendais à ce qu’il y ait tout de suite des écarts importants, mais en fait, nous sommes tous proches les uns des autres et cela bataille beaucoup. Il y a du jeu et c’est vraiment très intéressant. »

– Philippe Fiston – co-skipper de Région Guadeloupe : « Nous sommes assez contents de notre début de course. Depuis le départ, nous n’arrêtons pas de faire des manœuvres. Cette nuit, nous étions tous les trois sur le pont pour essayer de régler un petit problème de spi, qui nous a pris trois quart d’heure à résoudre. Pendant ce temps là, Patrice Carpentier nous a repris du terrain et est maintenant à 23 milles de nous. Nous sommes assez fatigués par tout le travail que nous avons fourni pour arriver puis rester en tête. Nous avons hâte de passer Gibraltar et de faire route sur le Congo, avec un bon vent portant bien établi. Aujourd’hui, il faut que nous restions très combatifs et vigilants pour garder notre avantage sur les autres. Mais cela va être un peu difficile, car ce matin, nous avançons à 1 nœud. Nous n’attendons qu’une chose, c’est que le vent revienne vite. »

– Patrice Carpentier – skipper de CENTRE D’ACCUEIL DES ENFANTS MINEURS DE MVOUMVOU : « Tout va bien à bord. Notre moral est excellent, car nous venons d’apprendre que nous avons rattrapé le leader, Région Guadeloupe. Nous avons bien marché cette nuit, sous spi lourd, avec un ris dans la grand voile. Nous avons dû faire 12 nœuds de moyenne sur 7 à 8 heures. Nous sommes en pleine forme et à part un petit problème de connexion Internet, tout va bien. Nous étions sans nouvelle depuis une trentaine d’heure et nous apprenons que nous sommes 2ème ce matin. C’est assez amusant, car hier, nous étions cinq bateaux à vue et nous les avons semés assez facilement. Je pense qu’on a dû en écœurer quelques uns car il semble que notre bateau aille très vite dans le vent soutenu. Cette nuit, nous avons barré tout le temps mais depuis quelques heures le vent s’est calmé et commence à refuser. On en profite pour se reposer un peu tout en restant vigilants car nous approchons d’une zone très chargée en navigation de cargos. Bien sûr que nous allons essayer de prendre la tête, mais nous visons surtout le long terme et donc à ménager la monture. On reste prudent avec le matériel. La course est très longue. »

- Florence Arthaud – skipper de Deep Blue : « Je crois qu’avec la jauge, tous les bateaux de la course sont à peu près semblables. La différence de vitesse se fait beaucoup sur les choix de voiles et nous apprenons petit à petit. Côté météo, nous avons eu un bel aperçu de ce qu’est la Méditerranée ces quatre derniers jours ! Je pense que nous aurons des conditions beaucoup plus stables en Atlantique. Ici, c’est changeant, avec des calmes plats et des coups de vent subits. Nous avons fait une pointe de vitesse à 17.8 nœud cette nuit, et là on n’avance plus. Nous avons beaucoup de travail sur le pont, mais nous passons des moments formidables, avec des lumières magnifiques. »


Abandon de Géranium Killer • Les Class 40 dans le petit temps aux Baléares

Mercredi 18 avril : Alors que les concurrents progressaient ce matin à la latitude de Valence, à des vitesses moyennes de 4 à 6 nœuds, leurs positionnements montraient que la flotte se scindait en deux groupes, l’un à l’ouest proche des côtes espagnoles et l’autre à l’est, décidé à passer entre les Baléares et Ibiza pour toucher les premiers du vent frais.

Ce soir, l’avantage est toujours sur le front ouest de Arthaud, Fiston et Lepesqueux qui avaient repris de la vitesse. Mais le skipper de Matondo-Congo, Philippe Monnet, soulignait ce matin à la vacation qu’il faudrait mieux attendre demain matin pour connaître l’issue de cette première bataille rangée.

Pour l’instant, la trajectoire médiane de l’équipage Normand/Guadeloupéen semble payer par rapport aux différentes routes moins régulières de ses concurrents.

La grande question ce matin était de savoir ce qui allait se passer à l’Est, où quatre des cinq bateaux de ce groupe naviguaient à vue, à quelques milles les uns des autres. En fait, c’est l’ensemble de la flotte qui a redémarré en fin d’après-midi, progressant entre 9 et 10 nœuds avec une belle brise Nord-Est qui devrait les emmener jusqu’en Mer d’Alboran.

La sortie de Méditerranée est prévue en fin de semaine et bien malin celui qui peut aujourd’hui donner le « septé » dans l’ordre à l’entrée de Gibraltar.

Abandon de Géranium Killer : L’équipage mené par Luce Molinier a annoncé ce matin son abandon dans la Matondo Congo. En effet, Géranium Killer avait pris le départ dimanche à 15h, avec une dérogation spéciale, sous condition expresse de se mettre en conformité dans les 48h. Luce, Yannick et Frédéric n’ont pu tenir ce timing pour installer et tester le matériel de sécurité obligatoire sur ce type de course. Ils ont donc été obligés de jeter l’éponge.

Classement à 16h
- 1 Region Guadeloupe 0.00
- 2 Deep Blue 26.30
- 3 Sidaction CMA - CGM 47.60
- 4 Centre d’accueil des mineurs de Mvoumvou 47.90
- 5 Nouvelle Esperance Matondo Congo 50.00
- 6 Le Petit Nice Passedat 52.60
- 7 Association Espace Enfance 92.50
- Abandon Geranium Killer - Yacht Club de Courchevel

Frédérique Brulé – skipper de ASSOCIATION ESPACE ENFANCE : « Nous sommes toujours dans le petit temps et on ne s’en sort pas trop bien. Depuis hier matin, nous sommes légèrement en retrait du groupe Est qui eux naviguent à vue depuis un petit moment. Côté stratégie, nous allons tenter également notre chance à l’Est en passant entre les Baléares et Ibiza. Puis faire du sud pour trouver du vent un peu frais le plus vite possible. Nos bateaux ne sont pas vraiment faits pour le petit temps, ils sont davantage taillés pour la brise. Pour l’instant avec 2 à 3 nœuds de vitesse, on fait des angles abominables ! Un peu de vent nous fera du bien. »

Anne Liardet – skipper LE PETIT NICE PASSEDAT : « Je vois trois bateaux depuis un petit moment. Nous sommes sous spi entre Majorque et Ibiza. C’est toujours assez mou et le soleil tape bien. Nos vitesses ont à peine augmenté, nous faisons toujours dans les 5 nœuds en surface. Mais c’est mieux qu’à certains moments où nous avons pétole carrée. Carrée de chez carrée ! Patrice Carpentier nous énerve un peu car on le voit descendre avec une super vitesse apparemment. Je n’ai pas eu les dernières positions, mais il semble que la route de Région Guadeloupe soit payant jusqu’à maintenant. Monnet qui le suivait a choisi de rejoindre notre groupe à l’est de la flotte. Donc je ne sais pas quoi penser. J’ai remarqué que notre bateau, un Jumbo 40, marchait très bien au près dans les petits airs et que nous restons un peu plus collés au portant, au contraire des Pogo 40 qui sont plus à l’aise en vent arrière. »

Philippe Monnet – Skipper de Matondo-Congo – Route de l’équateur : « Nous sommes passés à quatre bateaux ce matin entre l’île de Palma et Ibiza. C’est toujours amusant de voir qu’avec des options un peu différentes depuis le départ, tout le monde se retrouve en paquet au bout de 4 jours de course. Sauf ceux qui sont restés dans l’ouest, comme Fiston. Nous étions juste à côté de Carpentier ce matin, on pouvait presque se parler. C’est très séré et pour nous c’est intéressant, car comme on ne connait pas très bien les réglages de ce bateau, on peut voir chez les autres comme cela réagit. »


Le Jumbo 40 de Lepesqueux/Fiston/Maslard est toujours en tête

Mardi 17 avril 2007 – 16h30 : Le vent se fait toujours cruellement désirer sur la flotte des concurrents de la deuxième Route de l’équateur. Après 48 heures de calme presque plat, les marins savent qu’il leur faudra encore prendre leur mal en patience jusqu’à l’entrée dans la Mer d’Alboran, la zone maritime qui précède l’entrée du détroit de Gibraltar, où des vents de 35 à 40 nœuds sont annoncés avec une mer très hachée.

Pourtant, manque de vent, ne veut pas dire farniente sur les ponts des 40 pieds en course. Alors que la flotte entre dans le Golfe de Valence, manœuvres, changements de voiles, réglages, matossages sont perpétuels pour grignoter la moindre parcelle de nœud. Les tentatives d’option à terre pour certains comme Deep Blue ou plus au large comme Sidaction, se soldent par des avantages ponctuels bien vite remis en cause. Le moral des troupes est cependant excellent, car cette mise en jambe en douceur permet aux équipages de bien prendre possession de leur machine avant leur entrée en Atlantique, prévue en fin de semaine.

L’équipage de Région Guadeloupe, toujours en tête, affiche une belle maîtrise de la situation et de son Jumbo 40. Sorte d’hommage au leader du classement actuel de la Matondo-Congo, un couple de baleines et leur baleineau escortent depuis ce matin Région Guadeloupe à une 15 mètres de distance, laissant l’équipage partagé entre la beauté du spectacle et le stress de savoir des cétacés de cette puissance à quelques mètres d’eux…

Classement du jour mardi 17 avril – 16h – heure Paris

- 1 Region Guadeloupe 4174.50 0.00
- 2 Deep Blue 4180.70 6.10
- 3 Nouvelle Esperance Matondo Congo 4200.20 25.70
- 4 Le Petit Nice Passedat 4204.10 29.60
- 5 Centre d’accueil des mineurs de Mvoumvou 4205.40 30.90
- 6 Sidaction CMA - CGM 4206.10 31.50
- 7 Association Espace Enfance 4217.30 42.70
- NL Geranium Killer - Yacht Club de Courchevel 4409.10

Florence Arthaud – skipper de Deep Blue : « Pour l’instant, on ne s’en est pas trop mal sortis dans le vent changeant et extrêmement variable que nous avons eu depuis le départ dimanche. On n’a pas arrêté de manœuvrer depuis 48h. On a eu le temps de se laver les dents ce matin, mais à part cela on n’a pas arrêté, les manœuvres, le réglage, le matossage ! L’ambiance à bord est super, mais nous n’avons pas beaucoup le temps de faire autre chose que de manœuvrer, manger et de se reposer un peu. On s’est fait quand même un bon couscous que mon père nous avait fait avant le départ. Aujourd’hui, la journée s’annonce très très calme. Toute la garde-robe de Deep Blue y est passée depuis dimanche après-midi, à part la trinquette et le tourmentin, tout y est passé et plusieurs fois. Pour commencer à faire parler les chevaux, il a falloir attendre Alboran. Hier, on a fait un bord à terre en pensant qu’on allait scotcher Région Guadeloupe avec qui on naviguait à vue, et puis cela n’a pas marché. Mais on est dessus, et on ne lâche pas le morceau, et puis la route est longue… »

Marc Lepesqueux – co-skipper de Région Guadeloupe : « On est super heureux de notre position en tête de la flotte. En plus cela fait une demi-heure qu’on est accompagné par un couple de baleines avec leur petit. Cela fait un peu peur, mais c’est super sympa car on avance à un nœud sur une mer d’huile, sans une ride sur l’eau. C’est un super spectacle. Et puis, cela nous aide à passer le temps, car vu les conditions météo qu’on a, on n’est pas arrivé à Gibraltar. Depuis le début, on a joué le bord rapprochant en permanence, même si cela ne va pas vite cela a été payant jusqu’à maintenant. Le vent est très changeant, parfois on marche à 8 nœuds, à d’autre on se traîne à 1 nœud. D’un autre côté, cela nous permet de beaucoup dormir à tour de rôle car nous avons quitté Marseille très fatigués par les derniers préparatifs. Par contre, quand il faut manœuvrer, nous sommes tous les trois sur le pont. C’est vrai que notre équipage a un petit plus car je connais super bien mon bateau, puisque j’ai fait le Rhum avec. Mais ce n’était pas dans des conditions de calme aussi extrêmes, aussi j’ai encore beaucoup de chose à améliorer sous ces allures. »

Arnaud Aubry – co-skipper de Sidaction CMA CGM : « Depuis le départ, nous avons croisé les routes de plusieurs concurrents après notre option à gauche du plan d’eau, après le départ. Nous avons choisi une option différente de ceux qui sont partis à la côte. Nos Class 40 avancent même dans des conditions de vents très faibles, mais il ne faut rien lâcher. Les manœuvres sont permanentes. Les voiles peuvent claquer pendant deux heures, puis le bateau redémarre. Il faut être dans la bonne bulle d’air au bon moment. Preuve qu’en Méditerranée les prévisions météo sont difficiles à faire, Jean-Pierre Nicol, notre co-équipier, nous faisait remarquer que tout ce qu’on nous avait annoncé depuis le départ s’était inversé ! On s’est positionné au mieux pour recevoir la brise d’Est annoncée au passage des Baléares. Pour l’instant les écarts ne sont pas significatifs. Les jours qui viennent diront qu’elles ont été les meilleures stratégies. La vie à bord est super agréable. »

Patrice Carpentier – skipper de Centre d’Accueil des mineurs de Mvoumvou : « On n’a pas beaucoup de vent. C’est très très calme. On ne met pas souvent notre génois ! On bosse beaucoup et on avance peu, mais on prend cela avec beaucoup de philosophie. Il y a une super ambiance à bord. Tout va vraiment très bien. Ces Class 40 marchent assez bien même avec peu de vent, mais il faut cependant beaucoup manoeuvrer. Ce matin, on avait Anne Liardet à vue. Hier, on a croisé Sidaction qui partait un peu au large. On barre souvent car nous n’avons pas assez de vent pour mettre le bateau sous pilote, il décroche sans arrêt. Nous ne sommes pas très loin de Valence et j’ai entendu hier que les régates avaient été annulées faute de vent. Et s’ils n’ont pas de vent, on n’en a pas non plus ! Je ne pense pas que nous aurons du vent avant d’arriver au sud des Baléares. »

Des nouvelles de Géranium Killer – Yacht Club de Courchevel

Arrivé en retard dans le Port de Marseille à cause des conditions météo difficiles qui ont prédominé en début de semaine dernière sur la Méditerranée, l’équipage mené par la jeune Luce Molinier n’avait pu finaliser la mise en conformité du matériel de sécurité imposé par la direction de course. Devant la motivation des trois marins à participer à cette deuxième édition de la Route de l’équateur, l’organisateur et la directrice du Comité de course ont accordé à l’équipage une dérogation exceptionnelle de 48h après le départ pour rectifier le tir. Le matériel manquant, notamment celui qui sert à la localisation du bateau et aux moyens de transmission pendant la course, est en ce moment redirigé sur Las Palmas, aux Baléares, où Géranium Killer est attendu dans les heures qui viennent. Après ce pit stop des quelques heures nécessaires au montage et aux tests de validation des procédures, l’équipage devrait reprendre sa route, sans avoir pris trop de retard sur ces concurrents.


Après 24h de course, Marc Lepesqueux mène la flotte de 8 Class 40

Lundi 16 avril : Après 24h de course, les 8 concurrents de la Matondo-Congo - Route de l’équateur ont laborieusement traversé le Golfe du Lion faute de vent. En milieu de nuit, les voiliers ont repris un peu d’allure avec une jolie brise de Nord Est qui semblait pouvoir les pousser en route directe sur les Baléares. Mais l’embellie a été de courte de durée car le vent est à nouveau tombé cet après-midi, entrainant avec elle la chute des moyennes de progression des concurrents qui se préparent pour une nouvelle nuit de « pétole ».

Après 24h de course, les équipages longent actuellement les côtes de l’Espagne à la latitude de Barcelone, à des vitesses qui oscillent entre 10 et 2 nœuds depuis le lever du jour. Si l’équipage de Frédérique Brulé a perdu un peu de terrain avec son option à terre quelques heures après le départ, les concurrents sont encore très groupés et avancent sur une même ligne de front.

A 17h - L’équipage Région Guadeloupe en tête

Les 25 navigateurs embarqués sur cette course au long cours semblent ravis d’être enfin en mer après l’intensité des préparatifs de ces derniers jours. Tous prennent leurs marques à bord de leur bateau. A l’exception de Marc Lepesqueux qui vient de finir une Route du Rhum sur son Jumbo 40 baptisé REGION GUADELOUPE sur cette Route de l’équateur 2007. Cette expérience a permis à ce bateau co-skippé par le guadeloupéen Philippe Fiston et le normand Marc Lepesqueux, avec leur équipier Stan Maslard, de prendre le commandement de la flotte pendant une bonne partie de ces premières 24h, jusqu’à ce que l’équipage de Florence Arthaud sur DEEP BLUE revienne aux affaires quelques heures. Mais en fin de journée, Région Guadeloupe avait repris le commandement démontrant que son équipage maîtrise parfaitement cette situation météo délicate.

Cette première journée de course a une saveur spéciale pour Anne Liardet, qui fête aujourd’hui son anniversaire « entre filles », puisque la brestoise est à la tête du seul équipage exclusivement féminin de ce plateau 2007.

Classement du jour lundi 16 avril – 17h – heure Paris
- 1 Région Guadeloupe Marc Lepesqueux - Philippe Fiston
- 2 Deep Blue Florence Arthaud – Luc Poupon
- 3 Centre d’accueil des mineurs de Mvoumvou - Patrice Carpentier
- 4 Le Petit Nice Passedat Anne Liardet
- 5 Sidaction CMA - CGM Arnaud Aubry – Antoine Carpentier
- 6 Nouvelle Esperance Matondo Congo - Philippe Monnet
- 7 Association Espace Enfance - Frédérique Brulé
- 8 Geranium Killer - Yacht Club de Courchevel - Luce Molinier

Philippe Monnet, skipper de Matondo-Congo/Route de l’équateur : « Nous avons passé la nuit à guetter le vent qui est finalement arrivé ce matin. Il est maintenant bien établi à 10-12 nœuds, et nous permet de progresser à 10 nœuds sous gennaker en route directe sur les Baléares, avant d’attaquer le dernier tiers de la route qui nous sépare de Gibraltar. Nous prenons notre Pogo 40 en main puisque c’est la première fois que nous utilisons ce type de bateau. Comme nous sommes partis à quatre, nous faisons des quarts de 3h/3h. Philippe Naudin fait équipe avec Eric D’Hooghe et moi avec Arnaud Vasseur. Comme nous sommes quatre, nous avons fait très peu de pilote automatique car au portant rien ne remplace le toucher de barre d’un marin. Pour arriver sur Gibraltar, les fichiers que nous a fournis notre conseil météo Pierre Lasnier de MétéoMer avant le départ, nous indique que c’est « route directe », avec quelques empannages. Nous progressons à vue sur un même front, séparés les uns des autres de 2 ou 3 milles. Les vitesses des Pogo et des Jumbo 40 sont assez proches. La grosse interrogation est l’Akilaria 40 de Florence, un plan Lombard qui pourrait nous réserver quelques surprises. »

Anne Liardet, skipper de LE PETIT NICE PASSEDAT : « On ne connaît pas encore trop bien le bateau, un Jumbo 40, et nous avons passé un partie de la nuit à nous caler, à voir quel jeu de voiles était le mieux adapté sous quelle allure etc… Depuis le départ, nous avons eu des conditions météo très différentes. Calme presque plat après le départ, puis le vent est monté cette nuit jusqu’à 20 nœuds, pour retomber un peu ensuite. Pour nous, c’est très bien pour prendre nos marques. Pour être honnête, cette première nuit en mer s’est faite au feeling avec mes deux co-équipières. Comme j’ai plus d’expérience, je suis restée seule sur le pont pour faire mon quart et Marie et Caroline ont assuré ensemble les autres quarts. Cela se passe super bien car elles assurent à fond. Nous avons fait un super départ de Marseille. C’est vrai que j’avais une championne du monde à bord sous la main, je l’ai mise à la barre. On a vu le résultat. On a perdu un peu de terrain cette nuit pendant la prise en main du bateau, mais la route est encore longue ! Pour mon anniversaire, les filles m’ont fait spécialement une tasse de café. C’était très sympa car tout le monde est assez fatigué et le moindre petit geste compte. »


Bon départ à 15h pour les huit concurrents menés par le Deep Blue de Florence Arthaud, Alexia Barrier et Luc Poupon

Dimanche 15 avril : C’est à 13h 30 que les huit concurrents engagés dans la seconde édition de la Route de l’équateur ont quitté les pontons du vieux port de Marseille, sous les regards des familles et d’un public venu nombreux assister à l’émouvant spectacle de ces marins larguant les amarres pour près d’un mois de mer.

A 15 heures, sous un soleil un peu voilé, et malgré la faiblesse de la brise établie au nord-ouest 10-12 noeuds, les huit concurrents ont offert un vrai spectacle à la quarantaine de bateaux spectateurs venue assister au départ. Le Deep Blue mené par Florence Arthaud, avec Alexia Barrier et Luc Poupon, prenait le meilleur de la ligne devançant ses adversaires de quelques mètres.

Après 20 mn de course, les concurrents ont abordé en ordre serré la bouée de dégagement, avec les îles du Frioul en toile de fond. Pour ce premier pointage, les femmes ont à nouveau pris l’avantage puisque dans le trio de tête on pointait, dans l’ordre, les équipes menées par Anne Liardet sur Le Petit Nice Passedat, Frédérique Brulé et Florence Arthaud. Quelques instants plus tard, se présentaient les équipages de Lepesqueux/Fiston, Carpentier, Monnet, Molinier, puis Aubry/Carpentier.

Ce matin, ils ont dit avant de larguer les amarres :

Arnaud Aubry – co-skipper de SIDACTION – CMA-CGM : « Nous sommes assez confiants. La météo est clémente. Pas beaucoup de vent au départ, donc un peu « mistoufle » avec encore moins de vent dans les prochaines 24h. Il annonce jusqu’au 20 avril, un trou de vent au niveau de Gibraltar, donc on sait qu’on ne pourra pas passez avant le 20 au soir pour les premiers. Chaque équipage va donc devoir travailler assez dur pour tirer le maximum de cette situation complexe. Notre bateau est au point. Notre équipage est constitué de trois amis dans la vie. Avec Antoine, nous avons un projet de Transat Jacques Vabre sur ce bateau. Et Antoine et Jean-Pierre ont gagné ensemble le Tour de France à la voile l’année dernière. C’est un plaisir de se retrouver tous les trois sur ce même projet. Nous partons avec un esprit de battants avec plein de choses à prouver pour notre première grande course. »

Frédérique Brulé – Skipper de ASSOCIATION ESPACE ENFANCE : « On a réussi à rester dans les temps pour la préparation du bateau. Je sais que tout le monde était un peu à la bourre et nous c’était pareil. Donc c’est une vraie satisfaction d’être à peu près dans les temps pour la préparation des bateaux. Cette journée de départ était la première journée vraiment sereine. (Rire). Le départ va être vraiment déterminant. Ceux qui iront plus vite vers le vent vont forcément creuser l’écart avec la flotte derrière qui sera un peu plus lente. L’idée est de trouver ce vent de nord-est le plus vite possible. Je pense que dans ce cas de figure, les Pogos 40, dont le mien, risquons d’être un peu à la traîne. Mais on se rattrapera sur le bord de portant, sous spi, où là nos bateaux ont un peu l’avantage. Il ne faudra pas que l’écart se creuse trop. Il y a beaucoup d’inconnu météo et tactique sur ce parcours. C’est super intéressant. Je pense qu’il va y avoir du jeu. Ce départ un peu mou donne du piment dans l’histoire car il va falloir s’accrocher tout de suite. »

Alexia Barrier – équipière sur Deep Blue : « Je suis contente qu’on s’en aille et qu’on commence la course. Malheureusement, nous n’allons pas avoir trop de vent, mais la chose positive, c’est que nous pourrons finir de préparer le bateau une fois en mer et optimiser le rangement pour faire face à toutes les conditions météo possibles. Pour l’instant, on ne s’est pas trop occupé des concurrents. On va faire notre route et aller le plus vite possible …. et rester devant le deuxième surtout ! »

Yannick d’Armencourt – équipier sur Géranium Killer – Yacht Club de Courchevel : « On est prêt, ce qui tient un peu un petit miracle. Dans le petit temps, notre bateau est assez rapide, ce qui devrait nous avantager pour ce départ un peu mou. Après nous allons essayer de rester au contact des autres. Cela ne sera sans doute pas très facile, mais nous sommes gonflés à bloc et très contents de partir pour cette belle course. »

Marie Riou – équipière sur Le Petit Nice Passedat : « A part le Tour de France à la voile, je ne suis jamais vraiment partie très loin. C’est la première fois que je participe à une grande course au large. Cela fait une semaine qu’on prépare nos bateaux à Marseille et je trouve très sympa que tout le monde s’entraide. C’est un super bon esprit. La destination du Congo m’intéresse car c’est un pays que je ne connais pas. En tant que régatière pure, ce que je vais apporter à notre équipage féminin, c’est une bonne expérience dans le réglage des voiles et du bateau. Et peut-être, si nous sommes près des autres à un moment, d’apporter mon expérience de la tactique de la régate de contact. Et moi, j’apprendrai d’Anne Liardet, son expérience de la course au large et de la navigation. »

Adrien Monsempès – équipier sur Centre d’accueil des mineurs de MvouMvou : « Nous avons fini largement dans les temps la préparation de notre bateau. Nous partons donc sans stress avec juste des bricoles à finir. On est parfaitement prêts. La météo pour nous est idéale car nous allons partir avec du temps médium. Et qui devrait monter en puissance progressivement. Une façon idéale de se mettre dans le bain pour notre équipage. »

Eric D’Hooghe – équipier sur Nouvelle Espérance – Matondo Congo : « La préparation du bateau a été un peu dure, car un peu précipitée, et c’est ma première expérience sur ce type de bateau et de course. Je m’aperçois que cela demande une grosse organisation. Mais tout s’est fait dans une ambiance très festive et sympa. Notre équipage est le seul composé de 4 personnes, deux jeunes et deux très aguerris, Philippe Naudin et Philippe Monnet. Nous devrions donc bien tirer notre épingle de ce jeu qui s’annocne passionnant. »


L’édition 2007

Le dimanche 15 avril 2007 à 15h, les équipages qui participent à la seconde édition de la Matondo Congo quitteront Marseille – Pointe Rouge, pour un périple de 4 500 miles en Méditerranée puis en Atlantique. Après environ 25 jours de course, et après avoir franchi la point mythique de Latitude-Longitude 0°00’/ 0°00’, les concurrents atteindront Pointe Noire au Congo Brazzaville, mi-mai.

Réservée aux Class’40, la Matondo Congo est une course disputée par une flotte homogène, où la différence se fera sur des choix tactiques et sur la capacité des équipages à exploiter leurs bateaux au maximum. Les concurrents sont attendus dans le vieux port de Marseille à partir du dimanche 8 avril au pied du Village Course qui sera ouvert au public dès le lundi 9 avril à 12h. Le programme des animations sera annoncé début avril, mais on attend déjà des démonstrations de chants, danses et musiques traditionnelles ainsi qu’une soirée des équipages prévue le vendredi 13 avril.

Mots-clés : Mono 40

Derniers commentaires


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Lien hypertexte (optionnel)

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d'informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Précédentes actualités dans : VOILE

20 avril 2007 : 20 avril : Le nouveau monocoque 60 pieds open SAFRAN prend forme au Chantier Naval de Larros. Toute l’équipe de Thierry Eluère, responsable du chantier, associée au Safran Sailing Team attaque la dernière ligne droite avant la mise à l’eau prévue avant l’été.
Le pont, le système de ballast, la (...) suite
20 avril 2007 : A compter du 3 mai, Paris sera la capitale mondiale de la voile pendant quatre jours. C’est en effet jeudi prochain qu’y débuteront les réunions du Mid year meeting de l’ISAF. Traduction : l’une des deux assemblées annuelles des délégués de la Fédération Internationale de la Voile à laquelle (...) suite
20 avril 2007 : 20 avril : Bernard Stamm aligne de belles moyennes dans le Gulf Stream. Poussé par le célèbre courant, bien qu’au près, le leader de la course a parcouru 313 milles dans les dernières 24 heures.
« C’est extrêmement désagréable à ces allures, ça tape beaucoup depuis qu’on est entré dans le Gulf (...) suite
17 avril 2007 : Ils avaient annoncé la couleur avant le début des courses : le championnat d’Europe de Printemps était une épreuve de préparation en vue de l’échéance majeure de l’année : le championnat du monde ISAF.
C’est donc dans un état d’esprit de découvreurs que les deux staristes ont abordé ce (...) suite
17 avril 2007 : 17 avril : « Sur une transat de ce type, on vise la victoire ou le podium, après, que l’on soit cinquième ou quinzième ne change pas foncièrement les choses », lâchait Gildas Morvan, hier, quelques minutes après son arrivée. Pourtant, jusqu’au dernier mille, tous ont tout donné. La bagarre pour (...) suite
SeaSailSurf.com : A la Une

Volvo Ocean Race
A mi-course, la 11ème édition de la Volvo Ocean Race partie fin octobre 2011 d’Alicante en Espagne, présente des augmentations significatives de ses audiences en Télévision, Radio, Presse écrite et dans de nombreux supports en ligne. Elle publie ces premiers chiffres dans un MID RACE REPORT, une étude menée sur la période octobre 2011 - Février/Mars 2012.
mercredi 16 mai • Information Volvo Ocean Race : 1 2 Les faits saillants : Une audience télévisuelle cumulée en hausse de près de 90% par rapport à l’édition 2008-09. (1). Une augmentation de 45% des lecteurs cumulés en presse écrite (2). A mi-course, un nombre d’articles OnLine plus important que durant toute l’édition 208-09 (3). 35 millions de visites, 110 millions de pages vues sur les sites de la course (...)
La flotte est au port de New York jusqu’à la course Pro-Am le 18 mai, qui sera suivie par l’étape finale vers Newport, RI le 19 mai et de deux courses In-shore les 26 et 27 mai. Avec une flotte internationale sans précédent de 15 Class 40 en compétition dans L’Atlantic Cup présentée par 11th Hour Racing, #115 Mare, skippé par Jörg Riechers et Ryan Breymaier, a passé la (...)
Technologie
1 vote
Nouveaux ballasts, nouvelle quille en titane... et maintenant nouveau mât avec un rail en carbone tissé 3D, totalement inédit dans le milieu de la course au large ! Safran innove encore, en conjuguant des savoir-faire à la fois internes et externes au Groupe. Le gain en masse, en performance et en fiabilité est « très substantiel ». Explications.
Redaction SSS [Source info presse] : « C’est un travail très collaboratif, ce nouveau mât » explique Guillaume Verdier, architecte et maître d’œuvre de ce nouvel espar de 28 mètres. « La grande innovation est sa face arrière, avec un rail en carbone tissé en 3D à la manière des métiers à tisser Jacquard et qui participe aux efforts, à la différence d’un rail classique » résume l’architecte. "Cela (...)
mardi 15 mai : La 3ème édition de la régate « Tour Autour du Golfe » aura lieu samedi 23 et dimanche 24 juin 2012 au départ d’Arradon (56). Organisé par la Société des Régates de Vannes (S.R.V.), cet événement nautique devrait rassembler une centaine de dériveurs classiques et traditionnels (Guépards, Gazelles, 420…) pour 2 jours d’épreuves dans le Golfe du Morbihan. L’objectif est (...)
Dans la lignée de l’année passée, marquée par le chrono canon à plus de 30 nœuds de moyenne de Banque Populaire V, le rideau s’apprête de nouveau à se lever sur le 8ème Record SNSM riche en sensations du large et exploits sportifs. Du 1er au 5 juin prochains, on peut compter sur la bande des quatre MOD 70, ces multicoques océaniques tous identiques menés par des équipages de (...)
Vincent Riou a rallié hier en fin d’après-midi la ville de Barcelone, ville départ de l’Europa Warm Up (ex-Tour de l’Europe). Dernier grand rendez-vous avant le Vendée Globe, cette course réunit 7 monocoques dont un espagnol dirigé par Javier Sanso. Mais à quelques jours du coup d’envoi, c’est bien pour la première étape en équipage que Vincent se prépare. (...)
La flotte au complet des 6 Volvo Open 70 (après le retour aux affaires de Team Sanya) s’apprête à disputer, samedi, l’In-Port Race de Miami puis à quitter le lendemain les Etats-Unis pour gagner Lisbonne, dernière escale avant celle de Lorient (16 juin - 1er Juillet). Après 12 manches, 7 mois de course, plus de 33 000 milles parcourus - soit près de 85% de la route -, 4 (...)
Transat AG2R La Mondiale
2 votes
Depuis l’arrivée de Cercle Vert hier dans la soirée, un flot ininterrompu de Figaro s’est engagé dans le port de Gustavia à Saint-Barthélemy. Rarement dans l’histoire de la course autant de bateaux sont arrivés en si peu de temps. Derrière Cercle Vert et Nacarat, le formidable duel entre Banque Populaire et Skipper Macif n’était que l’apéritif du festin qui s’annoncait somptueux. Durant 6 heures, c’est une moyenne d’un bateau toutes les 30 minutes qui se présentait sur la ligne. Un rythme effréné qui contribue aussi au succès de cette édition car les spectateurs ont pu bénéficier de ces moments uniques. Les arrivées se sont succédé au fil de la nuit et désormais seuls 2 Figaro restent encore en course à savoir, Armor-Lux / Père Loustic / Clown à l’Hôpital et Hôtel Emeraude Plage Saint-Barthélemy.
lundi 14 mai • Information Transat AG2R : Ce n’est pas un dimanche à la campagne mais bel et bien un dimanche au port que les Saint-Bart ont vécu en cette journée de dimanche après-midi. C’est à l’heure du goûter à Saint-Barthélemy que Cercle vert a ouvert le grand bal des arrivées de la Transat AG2R LA MONDIALE. Il faisait déjà nuit en France, mais c’est sous le soleil et de jour que Gildas Morvan s’est (...)
Après avoir quitté Tahiti pour rejoindre Santiago du Chili, Moz a enchaîné directement sur Antofagasta, jolie petite vague Chilienne pour un GQS 6 Stars doté de 40.000$ de prix. Avant la grosse épreuve Grand Slam d’Arica (Chili) qui va commencer dans quelques jours. En quittant Papeete où il a eu l’occasion de profiter en free-surf d’une houle divine, l’envie de (...)
Pendant plus de 24h, les skippers Macif ont été à lutte, bord à bord, avec Jeanne Grégoire et Gérald Véniard. Après trois semaines de course et un Atlantique dans leur sillage, ils ont conclu cette Transat AG2R LA MONDIALE par un mano a mano d’une rare intensité et accrochent la 4ème place, à 1’36 du podium ! Il a fallu aller la chercher loin, très loin cette 4ème place ! Paul (...)
Au terme de 22 jours 11h 37mn et 24s de course à la vitesse moyenne de 7,21 nœuds, Jeanne Grégoire et Gérald Véniard ont franchi cette nuit la ligne d’arrivée de La Transat AG2R LA MONDIALE à Saint-Barthélemy, à 00h37mn24s, heure française. Le Figaro Banque Populaire prend la 3ème place de l’épreuve devant Skipper Macif 4ème à 1mn38. C’est à la lueur des derniers (...)
Il était exactement 23h10’08’’, heure française, dimanche soir, lorsque Erwan Tabarly et Eric Péron ont franchi la ligne d’arrivée dans le port de Gustavia à Saint Barthélémy. Le duo de Nacarat boucle le parcours de 3890 milles de la Transat AG2R La Mondiale entre Concarneau et Saint Barthélémy en deuxième position après 22 jours 10 heures 10 minutes et 8 secondes (...)
Vidéo à la une
Plus de vidéos sur TV.seasailsurf.com

Abonnement
Distributeurs


Insérez votr pub ici • Infos sur pub.seasailsurf.com

Réseaux
SeaSailSurf.com on Facebook



Les Pins de
SeaSailSurf

Le Palais - Belle îl

5 avril

Le Palais - Belle île

Lorient Keroman : op

30 mars

Lorient Keroman : opération antifooling pour Banque Pop V

Sac à dos et sac à d

29 mars

Sac à dos et sac à dos étanche by Harken

Follow Me on Pinterest



SeaSailSurf ® est une marque déposée • Contact licence : Pipof.com
www.SEASAILSURF.com et www.SEASAILSURF.fr sont conçus, hébergés et édités par Pipof.com • © 1998/2012