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Vendée Globe

Arnaud Boissières : « Je redouble mais je vais retripler »

"Ce qui est différent dans notre sport, c’est que chaque skipper qui arrive a gagné"

samedi 9 février 2013Redaction SSS [Source RP]

Nœud papillon défait, smoking noir Karl Lagarfeld sur une chemise blanche impeccable, c’est avec panache qu’Arnaud Boissières a pénétré dans le chenal des Sables d’Olonne aujourd’hui. Cette idée de costard, c’était surtout pour blaguer - en référence à 007 - mais l’humour n’enlève rien à l’élégance. Devant un public conquis, Arnaud a traversé un chenal, encombré de centaines de bateaux avec une digue pleine à craquer en guise de gradins. Il faut dire que la prestation d’Arnaud n’a rien à envier à celle d’un Daniel Craig puisque c’est le deuxième Vendée Globe consécutif qu’il boucle, un exploit que seuls huit marins avaient réalisé avant lui. Dans le même temps, il offre un troisième tour du monde consécutif à son sponsor – une première - et l’inscrit définitivement dans l’histoire Histoire #histoire du Vendée Globe.

Arrivé au ponton après 91 jours de course, Arnaud n’avait pourtant pas la tête à la comptabilité et ses premières pensées sont allées aux Vendéens, venus en force accueillir cet enfant du pays. « J’ai été adopté par les Sables et par la Vendée et franchement, je tiens à remercier tous les Vendéens car ce sont des gens chaleureux et je suis accueilli comme si j’étais né ici » a lâché un Cali visiblement ému. Mais les Vendéens n’étaient pas les seuls aujourd’hui aux Sables et plusieurs skippers sont venus saluer leur ancien concurrent (Jean Le Cam, Dominique Wavre, Mike Golding et Bernard Stamm). Avant de mettre un premier pied sur le ponton des Sables, Arnaud a déjà en déjà en tête le Vendée Globe 2016 et prévoit déjà de « retripler » pour la prochaine édition.

Interview d’Arnaud Boissières :

Au sujet de son arrivée :

« Je redouble mais je vais retripler ! Il y avait du monde dans le chenal, heureusement que je n’ai pas gagné ! Sinon, il aurait fallu agrandir le chenal ! Je ne suis pas Vendéen, je suis là depuis 2007 et j’ai été adopté par les Sables et par la Vendée et franchement, je tiens à remercier tous les Vendéens car ce sont des gens chaleureux et je suis accueilli comme si j’étais né ici. Je suis très touché. Le Vendée Globe, c’est énorme et c’est encore plus énorme quand tu baignes ici toute l’année. Des gens viennent te voir tous les jours et te donnent la force de continuer. Cette nuit, j’ai pleuré, j’ai rigolé, je me suis fait des blagues nulles tout seul et je me suis fait rire parce que c’est prenant de partir trois mois tout seul, c’est prenant de faire un premier tour du monde, c’est prenant d’en faire un deuxième d’affilée. Avant d’arriver, je me suis dit, c’est décidé, j’en fais un troisième. Je le fais avant tout pour la passion que j’ai pour la mer et aussi pour tout ce que ça procure. Et je ne suis pas tout seul, j’ai une équipe. Ils sont quatre, c’est les gringos et je peux vous dire qu’avant le départ du Vendée Globe, ils ont travaillé jour et nuit pendant six mois. Si la véranda est en bonne état, ce n’est pas à moi qu’il faut le dire, c’est aux gars qui l’ont préparée. Ils sont passionnés, au même titre que Christophe Chabot et AKENA et que toute la ville. Ça va bouger encore pendant deux-trois jours et il va y avoir des maux de tête ».


Voir en ligne : Info presse Effets Mer



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