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Kraken

Vidéo : Des Japonais ont filmé le calmar géant qui avait attaqué le Geronimo d’Olivier de Kersauson

mercredi 23 janvier 2013Christophe Guigueno

Il y a dix ans quasiment jour pour jour, Olivier de Kersauson relançait le trimaran Geronimo autour du monde à l’attaque du Trophée Jules Verne. Trois jours après son départ de Brest Brest #brest et alors qu’il naviguait au large de Gibraltar, l’Amiral annonçait avoir été attaqué par un calmar géant !

Olivier de Kersauson [1] : « J’étais à la barre, j’ai senti des vibrations anormales. Nous avons ralenti le bateau. On a affalé les voiles, on a sorti les torches, on ne voyait rien. Didier Ragault est descendu dans l’habitacle pour chercher à comprendre. D’un seul coup, il a vu quelque chose qui bougeait. C’étaient des tentacules. Quand nous nous sommes arrêtés, les tentacules se sont décrochés. On l’a vu à l’arrière du bateau, il était énorme. Cela fait quarante ans que je navigue, je n’avais jamais vu ça. Tous les marins ont entendu ce genre d’histoires. Du temps où je naviguais avec Éric Tabarly et Alain Colas, on en parlait et on se disait qu’il devait falloir y aller à coup de hache. »

Didier Ragault, son fidèle lieutenant, confirmait alors l’attaque du kraken : « Lorsque je suis descendu, j’ai vu un tentacule par le hublot de l’avant. Il était plus gros que la section de mon bras avec le ciré. Je me suis dit que ce devait être énorme. J’ai de suite pensé aux dégâts que cela pouvait causer. Ensuite, une fois remonté et lorsqu’il s’est décroché et que je l’ai vu à l’arrière, il devait faire 7, 8 ou 9 mètres. Je n’en avais jamais vu un. »

Et pour cause ! Selon Sciences et Avenir, « Le submersible avec trois personnes à bord dont Tsunemi Kubodera, du musée scientifique nippon, a suivi le géant jusqu’à 900 mètres de profondeur avant qu’il ne disparaisse dans les abysses » après l’avoir repéré à 630 mètres. En général, on ne découvre à la surface que des cadavres de ces décapodes qui peuvent atteindre 20 mètres de long.

Olivier de Kersauson expliquera peut-être un jour s’il s’agissait d’un coup de communication Communication #Communication bien orchestré sur sa rencontre avec le terrible kraken ou bien d’un calmar inanimé qu’il a pris dans ses bras… de liaison. De la bête filmée par les Japonais, nulle explication n’est venue. Et elle ne s’est pas écriée « Geronimo ! » en visant la caméra.


[1Source Le Parisien



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