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Volvo Ocean Race

L’équipe espagnole menée par Iker Martínez s’impose à Cape Town

samedi 26 novembre 2011Information Volvo Ocean Race

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Telefónica remporte la première étape de la Volvo Ocean Race Volvo Ocean Race #VolvoOceanRace 2011-12 après 21 jours, 5 heures, 14 minutes et 25 secondes de mer.

« C’est une sensation fantastique, » a confié skipper Iker Martínez, double médaillé olympique, troisième participation à la course, à peine arrivé au ponton du V&A Waterfront, au Cap.

« C’est quelque chose dont on ne peut que rêver. Nous avons vu ce qui pouvait se passer et avons accompli bien plus que ce dont nous pensions être capables. »

« Nous n’avons eu aucun souci pendant l’étape, » a ajouté le navigateur Andrew Cape. « C’est vraiment bon d’être de retour sur la terre ferme. C’était mouillé et froid, mais c’est toujours génial d’être en mer.

« Ces dernières heures, nous nous sommes bien comportés, nous avons rangé le bateau. Maintenant, un verre serait sympa !

« Quant au reste de la course, ça sera serré. On procèdera étape par étape. »

En franchissant la ligne dans le crépuscule sud-africain, Telefónica vient de remporter 30 points. S’y ajoute le point de leur dernière place sur la course In-Port d’Alicante, et il prend la tête du classement provisoire.

Entre Alicante et Le Cap, cet équipage de sept Espagnols, deux Australiens, un Brésilien et un Britannique a signé une stratégie impeccable.

D’abord, la Méditerranée, marquée par le démâtage d’Abu Dhabi Ocean Racing lors de la première nuit de course et l’avarie de coque de Team Sanya le lendemain.

Pour les quatre bateaux restants, l’Atlantique se joue à l’ouest ou à l’est. Telefónica prend la première option, comme PUMA Ocean Racing. Un combat serré commence. CAMPER with Emirates Team New Zealand hésite, puis suit à l’ouest. L’équipage de Groupama sailing team choisit, lui, de descendre le long de l’Afrique. Une option qui, faute d’alizés stables, ne payera pas sur le long terme.

Le 8 novembre, après quatre jours de course, Telefónica dépasse Mar Mostro. La course-poursuite continue, avec CAMPER with Emirates Team New Zealand plusieurs dizaines de milles derrière.

Le 11 novembre, PUMA repasse devant Telefónica. Puis le Pot-au-Noir est favorable à ce duo gagnant, qui creuse son avance. Les deux bateaux passent l’Équateur à moins d’une heure d’écart l’un de l’autre. Après plusieurs milliers de milles parcourus, la distance entre ces deux plans Juan Kouyoumdjian est souvent inférieure à une dizaine de milles !

Le 17 novembre, PUMA enroule l’île brésilienne Fernando de Noronha 55 minutes devant Telefónica. Mais le lendemain, le bateau bleu le dépasse en se décalant intelligemment dans l’est.

« Nous sommes vraiment proches de PUMA, » déclarait alors Martínez, « il n’y a quasiment rien entre nous. C’est génial d’être aussi proches - ça donne une belle course. »

En partant à gauche, Telefónica s’est libéré de PUMA et descend au sud vers l’anticyclone de Sainte-Hélène. La bagarre se poursuit ... Mais le 21 novembre, 31 milles derrière Telefónica, Mar Mostro démâte.

Fin de partie : les hommes de Ken Read se déroutent sous gréement de fortune et au moteur vers l’île de Tristan da Cunha. Ils y sont arrivés ce matin à 07h00 UTC et y attendent un cargo pour rejoindre Le Cap.

Telefónica, lui, s’éloigne au reaching, ne laissant ni à CAMPER ni à Groupama la chance de revenir. Ce soir, CAMPER est à plus de 200 milles du Cap, où il est attendu très tôt demain. Plus de 800 milles au large, Groupama arrivera lundi ou mardi. Pour tous, l’envie de rejoindre le vainqueur, de débarquer et de revoir leurs familles pour célébrer ce premier podium.



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