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Record SNSM

Class40, Imoca et VOR70 et géant au départ de St Nazaire

Cheminées Poujoulat prend le meilleur départ • Gitana 11 décolle 

dimanche 20 juin 2010Redaction SSS [Source RP]

Dans un vent d’une quinzaine de nœuds de Nord, les 53 bateaux de cette 6e édition ont filé à l’anglaise au large de la cité des cargos : les spis et les gennakers hissés haut. Ce dimanche, après un premier coup de canon et un bon départ pour les plus petites unités à 14h15 tapantes, qui a offert un spectacle haut en couleur, les regards ont pu se braquer sur les équipages de haut vol : tous les hommes aux palmarès éloquents de Gitana 11, Groupama 70 et autres IMOCA ou Class’ 40…

Au chapitre des superbes départs, la palme revient autant de droit à Cheminées Poujoulat (Bruno Jourdren) dans le camp des neuf Class40, lancé comme une balle sous spi au plus près de la côte, qu’à Brit Air (Armel Le Cléac’h) qui a volontiers décollé au quart de tour du côté des IMOCA. Quant à Gitana 11, mené par Yann Guichard et ses hommes, il décroche haut la main une mention spéciale pour son départ impressionnant. Parti en deuxième rideau plus en amont vers le pont de Saint-Nazaire, pour ne pas semer la zizanie au milieu de la flotte, le maxi-multicoque n’a pas tardé à passer la surmultipliée. Il s’est envolé à des vitesses vertigineuses pour prendre la poudre d’escampette en moins de temps qu’il ne faut pour le dire !

Mer plate et flux de Nord d’un peu plus de 15 nœuds, toutes les conditions étaient en effet réunies pour faire le show sur l’eau, et rappeler que ce n’est certainement pas à ce type de bateau extrême qu’on apprend à en jeter plein les yeux. Pour la petite anecdote, on retient que le géant à trois coques a pris le même départ que le trimaran KMC 650 de Christophe Orion, le plus petit des bateaux engagés. Près de 24 mètres de long d’un côté, 6,50 de l’autre : le contraste est saisissant, même si le jeu des trois parcours veut que le premier fera deux tours, quand le second se contentera d’un aller-retour entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine.

Au phare du Grand Charpentier, c’est une flotte aussi compacte qu’hétéroclite qui s’apprête à laisser l’Estuaire dans ses tableaux arrières. En Class’ 40, Cheminées Poujoulat ouvre toujours la marche suivi de près par le nouvel Appart City d’Yvan Noblet, qui n’est autre que l’ancien bateau de Giovanni Soldini, dont la réputation n’est plus à faire. Ces deux-là ont incontestablement tiré leur sillage du jeu dès les premières longueurs et affichent une jolie avance sur leurs sept autres collègues de flotte. Dans le camp des IMOCA, la lutte est serrée. Les quatre premiers – Brit Air, Akéna Verandas (Arnaud Boissières), DCNS (Marc Thiercelin) et Veolia Environnement (Roland Jourdain) - offrent un « mano à mano » entre monocoques de 60 pieds de toute beauté. Difficile d’oublier que tous ceux là comptent dans leur cockpit Figaristes émérites (Gildas Morvan, Gérald Véniard, Nicolas Troussel…) qui excellent dans l’art de la régate au contact. Pour autant, il leur faudra aussi compter avec l’incontournable Groupama 70 de Franck Cammas. Le bateau d’entraînement du team français en lice pour le prochain tour du monde en équipage avec escales (la Volvo Ocean Race) a trouvé dans les IMOCA une jolie clique de bateaux lièvres. Sur l’eau, difficile de ne pas constater que malgré les quelque trois mètres de long supplémentaires du VO 70, les coursiers du Vendée Globe gardent encore l’avantage dans des vents portants.

Ils ont dit :

- Laurent Pagès, équipier à bord de Groupama 70 : « Nous n’avons que très rarement l’occasion de naviguer contre d’autres bateaux. La dernière fois, c’était sur la Transmanche. Pour ce Record SNSM, ce n’est pas un mais cinq IMOCA qui régatent. Cela va nous permettre de naviguer avec un peu plus de pression que d’habitude car, si nous devrions être un peu plus rapides au près, ils devraient aller mieux au portant et dans les zones de vent faibles. »

- Bruno Jourdren, skipper du Class’ 40 Cheminées Poujoulat : « Qu’il y ait neuf bateaux dans la série des Class 40, c’est une très bonne chose. Plus on est de fous, plus on rit ! Plus sérieusement, on mesure que cette série a de beaux jours devant elle. La concurrence se renforce et il ne sera pas forcément évident de rééditer au chapitre de la victoire. Une telle épreuve avec un parcours très technique, cela reste aussi intéressant pour comparer, sur l’eau et en grandeur nature, le potentiel des différents bateaux engagés dans la série. Quoi qu’il en soit, après le passage de Sainte-Marine demain matin, il nous faudra rester particulièrement vigilants : les conditions vont devenir très aléatoires. »

- Frédéric Rialland, skipper du Litani 52 Solano : « L’année dernière, j’ai navigué sur le Record SNSM avec un vrai et grand plaisir : c’est sympa, tu vois de la côte et tu navigues au contact… c’est assez stimulant ! Qui plus est, dans la mesure où on navigue sur le même parcours que les Class’ 40, on peut vraiment observer la manière selon laquelle ils règlent et manœuvrent, c’est très enrichissant... »

- Info presse Mille et une vagues / www.recordsnsm.com



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