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Voiles de Saint-Tropez

L’ex-Nioulargue a fêté ses 10 ans à St Tropez

Rowdy double vainqueur du "Trophée Rolex"

dimanche 4 octobre 2009Redaction SSS [Source RP]

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C’est à guichet fermé puisque toutes les places d’accueil du golfe dûment occupées par les quelques 300 concurrents de toutes époques et toutes classes confondues engagés cette année, que se sont disputées les 11e Voiles de Saint-Tropez. Pour les 10 ans du grand rendez-vous organisé par la Société Nautique de Saint-Tropez et héritier de la célèbre Nioulargue, voiliers Modernes ou Classiques au mieux de leur prestance ont été servis par des conditions estivales.

Pendant 10 jours, le port de Saint-Tropez, inhabituellement couronné d’immenses matures centenaires ou futuristes, a vu converger la crème des régatiers parmi lesquels quelques grands noms de la course au large, de Bruno Peyron à Peter Holmberg, en passant par Catherine Chabaud, Lionel Péan, Marc Pajot ou Alain Thébault. Côté participants, 165 voiliers Modernes au départ, des véloces course-croisière aux plus futuriste Wally ou autre mini-maxi, ont animé cette semaine de régate exceptionnelle. Chez les voiliers de tradition, l’édition 2009 aura été marquée par la présence exceptionnelle de la flotte des Pen Duick, l’inoubliable élégance des bords tirés par les deux immenses goélettes auriques Eleonora et Elena (41 mètres) ou encore le centième anniversaire des 15m JI Tuiga, Mariska (24m), tout comme celui du plus petit des côtres auriques Lady Trix (9,50). 2009 s’en va, l’impatience de 2010 est déjà palpable.

15 jours à peine après sa mise à l’eau au chantier Charpentier de La Ciotat, le 15 m JI signé Fife Mariska laisse déjà entrevoir de formidables promesses de performances et de résultats. Longtemps bord à bord dimanche dernier lors de la Coupe d’Automne du Yacht Club de France avec son prestigieux homologue Tuiga, le premier des quatre 15 m JI construit au tout début du 20e siècle inspire déjà le respect par sa belle vélocité, et laisse augurer de formidables joutes à venir dans sa catégorie des grands voiliers auriques. Piqué au vif, l’année de son centenaire, Tuiga, navire amiral du Yacht Club de Monaco a mis un point d’honneur à régater « propre », raflant du coup toutes les manches de la semaine. Autre duel spectaculaire, la comparaison sur le plan d’eau magique du golfe entre les deux grandes répliques des goélettes de Nathanael G Herreshoff , Elena et Eleonora ; Construit en Espagne sur le chantier Marin LuxurYacts, Elena a été mis à l’eau le 22 avril dernier et a bénéficié du savoir-faire de la construction de sa devancière, toute aussi majestueuse, Eleonora, anciennement Windward.

Y3K impitoyable. L’impression de froide puissance et d’absolue maîtrise qu’il déploie sur l’eau se confirme au tableau d’affichage ; Même s’il n’est pas le plus grand des Wally, le 100 pieds Y3K n’a pas laissé beaucoup de lauriers à ses concurrents. Il s’est imposé sans contestation cette semaine au terme des 5 courses validées. Le tout récent Wally 130 à bord duquel régatait Luca Bassini, a fait des merveilles, en vain pourtant, pour lui ravir un peu de sa superbe. Dans son sillage les deux Wally de 27 et 28,50 mètres Tiketitan et Open season.

Cinq Pen Duick en Méditerranée. Les cinq bateaux du légendaire Eric Tabarly qui tous répondent au nom de Pen Duick (le nom breton de la mésange à tête noire), habituellement basés en Atlantique et dont il ne manque qu’un exemplaire (le trimaran Pen Duick IV, disparu corps et biens sous le nom de Manureva lors de la Route du Rhum 1978, avec Alain Colas à la barre) ont mit un terme, aux Voiles de Saint-Tropez, à une belle saison méditerranéenne. La flotte, qui est maintenue en état de naviguer grâce à l’Association Eric Tabarly et au soutien de la Banque Populaire, a navigué avec bonheur toute la semaine à Saint-Tropez. Le cotre aurique de 1898 - devenu le bateau familial des Tabarly et à bord duquel régataient Jacqueline et Marie Tabarly - (Pen Duick), le ketch vainqueur de la Transat anglaise de 1964 (Pen Duick II), la goélette aux "mille victoires" aujourd’hui regréée en ketch (Pen Duick III), le petit monocoque à ballast "tout aluminium" vainqueur de la Transpacifique de 1969 (Pen Duick V) et l’immense ketch de 22 m arrivé premier de la Transat anglaise en solitaire de 1976 (Pen Duick VI), ont été les vedettes de cette 11e édition des Voiles.

- Info presse M. Turcat & Regattanews

Les plus de 16 mètres

Rowdy, l’un des derniers New York 40

Dessiné par Nathanael Herreshoff, Rowdy est l’un des derniers voiliers de la Class 40 du New York Yacht Club, voulu et réalisé par le magicien de Bristol, architecte de légende. Construit en 1916, Rowdy a bénéficié d’une restauration complète, comme la plupart de ces unités presque centenaires. C’est dans le Maine que Rowdy a retrouvé sa deuxième jeunesse. Herreshoff réalisait des voiliers performants en prenant garde d’allier confort, espace, luxe intérieur et prouesse technique pour des régates entre trois bouées.

Avel

C’est un vent breton qui souffle sur les eaux de la baie de Saint-Tropez pour cette édition 2009 des Voiles. Acheté, restauré et lancé en 1994, Avel, qui tire son nom d’un vent breton, appartient à la famille Gucci qui possède également le voilier amiral du chantier Camper et Nicholsons de Gosport, Creole. D’une longueur hors tout de 22,85 mètres, Avel a été construit en 1896 pour un propriétaire français, René Calame. Ce dessin aux lignes fines, élancées et racées correspond parfaitement aux désirs de régater à la journée. Depuis que Maurizio Gucci en est devenu propriétaire, ses filles, Alessandra et Alllegra, ne manquent aucune course. La barre d’Avel a été confiée au skipper de Créole John Bardon.

Oiseau de feu

Construit en 1937 à la demande de R. Hawkes, Oiseau de Feu portait auparavant le nom de Firebird X. Il était gréé en cotre. Peu compétitif à l’époque face à Striana, Foxhound et Bloodhound, tous issus du même chantier Camper et Nicholson, Oiseau de Feu a connu de nombreux propriétaires, dont un certain Pierre Cointreau de la célèbre Maison de liqueurs. En 1983, suite à un naufrage, Oiseau de Feu subit une longue restauration au chantier Labbé. Le pont en pin est remplacé par du Teck, les bordées, varangues et membrures sont changées tout comme les espars qui passent du Spruce au Pin d’Oregon. En 1992, Oiseau de Feu devient alors Monument Historique Français.



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