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The Artemis Transat

Yann Eliès 3e derrière Peyron et Le Cléac’h

"I really wanted that third place, I felt it was mine"

dimanche 25 mai 2008Information The Transat

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Treize monocoques Imoca au départ de The Artemis Transat dimanche 11 mai à 13h UTC : moins de deux semaines plus tard, les trois premiers sont arrivés à Boston, Loïck Peyron vainqueur, s’octroyant même le meilleur temps sur cette traversée de l’Atlantique pourtant rallongée.

Yann Eliès s’adjugeait donc la troisième marche du podium ce dimanche matin, Generali ayant peiné pour franchir la ligne d’arrivée à 4h00’ 22’’ UTC, (soit 6h 00’ 22’’ heure française). En effet, Yann Eliès a dû lever le pied lors des dernières 24 heures de mer car le skipper de Generali avait constaté que sa barre de flèche tribord en haut du mât présentait des faiblesses au point de risquer de se désolidariser. Cet incident aurait pu entraîner le démâtage du monocoque et le Briochin a donc pris ses dispositions pour préserver son gréement en réduisant considérablement la voilure.

Ce parcours a été plein d’enseignements pour cet ex-Figariste qui a participé à dix Solitaires : toute une nuit sous spinnaker par plus de vingt-cinq nœuds de vent ; en tête de la course pendant plusieurs heures après le Fastnet ; option un peu trop Nord en compagnie de Michel Desjoyeaux ; plongée vers le Sud-Ouest un peu tardive pour aller chercher la porte des glaces ; stress du démâtage le long des côtes américaines. Le Briochin s’octroie tout de même la meilleure performance sur 24 heures avec 376 miles, soit plus de 15,65 nœuds de moyenne ! Pour sa deuxième expérience en solitaire sur une transat à bord d’un monocoque de 60 pieds, Yann Eliès peut être rassuré avec cette place sur le podium.

Yann Eliès (Generali) à son arrivée à Boston Harbor Hotel : «  Stressante cette arrivée ! Ca a traîné et puis surtout, j’avais ma barre de flèche haute tribord qui partait en quenouille. L’axe fait un angle et je m’en suis rendu compte avant-hier soir. J’ai dû prendre deux ris et mettre la trinquette. Et puis finalement, j’ai dû tirer des bords comme au Figaro ! Une arrivée tout en douceur. Je n’avais pas trop la pression derrière mais tout de même. Cette troisième place, il ne fallait pas qu’elle m’échappe ! C’est important de faire un podium sur The Artemis Transat. Mais j’aurais voulu être plus proche de Loïck et Armel.

C’était un bonheur d’être tout seul sur ce bateau, surtout pendant le black-out. Je me souviens du bord sous spinnaker avec trente nœuds de vent ! Je ne pensais pas que c’était possible de tenir autant de toile. grand voile haute et grand spi. Et de même sur un reaching musclé et le dernier coup de baston à la fin. Ca tape mais ça passe.

Ce n’est pas toujours facile de trouver le bon compromis. Sur cette transat, il ne fallait pas être premier, sauf à la fin ! Et il a fait chaud jusqu’à l’arrivée à Boston. On a tout eu : du mou, du fort, du près, du portant. Techniquement, j’ai eu pas mal de soucis, mais en terme de performance, c’est nickel : on a rien à envier aux plans Farr ! Maintenant, ce sont les hommes qui font la différence. J’ai un petit coup de mou à cause du stress du mât à l’arrivée. Mais ça passe vite, une transat ! J’ai une super chance de naviguer sur ce bateau-là. »


ARRIVAL TIME AND DATE / ELAPSED TIME

1- Gitana Eighty (Loick Peyron) 03:15:35 GMT 24.5.08 12d 11h 45m 35s
2- Brit Air (Armel Le Cleac’h) 08:28:40 GMT 24.5.08 12d 19h 28m 40s
3- Generali (Yann Elies) 04:00:22 GMT 24/05/08 13 D 15H 00 MN 22 S


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