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Du grand large à la plage : Toute l’actualité des sports de glisse depuis 2000

Trophée Jules Verne

Pierre Lasnier va router Geronimo autour du monde

samedi 16 février 2002

Depuis ses bureaux, tout près de Saint Raphaël en Méditerranée, Pierre Lasnier embarque, plus souvent qu’à son tour, aux côtés des plus grands skippers, pour les plus beaux défis ou sur les courses les plus prestigieuses.

L’homme a 50 ans et dirige MétéoMer, une société forte de douze collaborateurs. Il travaille pour les plus grandes compagnies pétrolières mondiales, Texaco, Shell, Chevron, Total… et prévoit, par exemple, les trains de houles qui peuvent influencer les travaux maritimes sur les gisements pétroliers.

Si le métier de MétéoMer consiste avant toute chose à conseiller ces grandes industries, Pierre Lasnier ne cache pas sa passion : la course au large. Bien qu’il n’appareille jamais à bord de ces bateaux, il les accompagne et se définit lui-même comme un marin-météorologue.

« J’aime cette activité. Elle représente une part vraiment marginale de mon métier, mais quand je le fais, c’est tout entier. Même si je ne suis pas à bord, je vis leur aventure Aventure et on peut dire que moi aussi, je fais les quarts. Mon rôle, c’est de dire le temps qu’il fera dans une période et une zone précises afin que les navigateurs fassent le meilleur choix, en terme de vitesse Vitesse #speedsailing et de sécurité. Cela demande non seulement des connaissances mais surtout toute une série d’analyses. Nous compilons les prévisions météo de plusieurs pays, la France, l’Allemagne, la Grande Bretagne, les Etats-Unis... Nous en examinons les différences. Nous les interprétons. Et surtout, nous procédons à notre propre analyse. A partir de là, nous adressons au skipper des informations personnalisées. Enfin, nous échangeons nos réflexions pour gérer, au mieux, le risque et l’efficacité. Ils ont des approches météo empiriques souvent justes. J’y ajoute un peu d’objectivité. C’est une collaboration qui nécessite une confiance réciproque très forte. Tous les marins ne travaillent pas avec moi, mais, moi non plus je ne travaille pas pour tous les skippers. Il y a un choix, de part et d’autre. « J’aime partager, à ma manière, les aventures d’hommes comme Olivier de Kersauson ou bien d’autres parce que ce sont des gens au-dessus du lot. Ensuite, parce que ce sont des hommes libres dans leur choix de route, dans leurs manœuvres. Dans mon métier d’analyste météo, la pensée s’exprime sans schéma ni présupposé. Elle se construit, libre de toute influence. Je me reconnais en eux, pleinement. »

Information Rivacom pour Geronimo. A suivre sur http://www.grands-records.com


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