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Interview

Sébastien Josse : "C’est une autre dimension !"

Sensation d’un Figariste sur un catamaran géant avant le Jules Verne

mardi 5 février 2002Christophe Guigueno

image 300 x 158Photo : G.Martin-Raget
Le skipper du Figaro Créaline, deuxième de la Solitaire 2001 et deuxième du championnat de France des solitaires fait partie des treize hommes à embarquer sur le catamaran Orange mené par Bruno Peyron. Lors du convoyage de Marseille à Brest, où le voilier est actuellement en préparation avant de prendre le départ de sa tentative de record contre le Trophée Jules Verne, Sébastien a découvert la navigation sur un multicoque no limit : "Terrible !"

SSS : Sébastien, comment s’est passé le convoyage de Marseille à Brest ?

SJ : La première nuit a été difficile. C’était terrible, ça bougeait beaucoup. Il y a des coups de boutoir dans le bateau et ces mouvements sont très différents de ce que l’on connaît. Alors j’étais un peu barbouillé... C’est une autre dimension ! d’autant plus que l’on s’est fait cueillir de suite par 45 noeuds de vent.

Au près, le bateau a une puissance énorme ! Il est plus puissant que solide et dès que l’on abat un peu, il accélère de dix noeuds. On se retrouve alors à 20-25 noeuds avec une houle de face. Donc cela n’arrive pas très souvent.

Le convoyage a duré une semaine. On a eu du près puis un peu de pétole et enfin 30-35 noeuds de vent portant. On sent alors de suite que le bateau est conçu pour cela ! On ne rentre plus dans un élément mais on glisse avec : c’est terrible ! 20-25 noeuds de moyenne avec deux - trois surfs à 30 noeuds !

Le Trophée Jules Verne, c’est une nouvelle expérience complètement différente. C’est une aventure ! Il n’y a que trois bateaux qui naviguent à ces vitesses là autour du monde. Mais à mener c’est beaucoup moins pointu qu’un Figaro par exemple. Tous les paramètres sont définis à l’avance.

SSS : Tu veux dire que vous devez respecter ces paramètres pour des questions de sécurité tant humaine que matérielle ?

SJ : Il y a eu des études pour définir comment faire avancer le bateau. Il pourrait filer à 40 noeuds sans problème mais nous avons une consigne : il faut ramener le bateau ! On pourrait faire des distances de folies avec. Mais on part pour une course de deux mois alors on privilégie la fiabilité du bateau. Un autre jour, il pourra s’attacher à un autre programme comme battre le record de distance parcourue en 24 heures ou celui d’une transat.

SSS : Vous avez participé lundi à un stage sécurité. Comment cela s’est passé ?

SJ : On a essayé les combinaisons de survie. On a eu deux trois cours sur l’utilisation d’un radeau de survie et comment se faire hélitreuiller. Aussi comment bien s’attacher, ce qu’il faut emmener, comment s’habiller, manger…

SSS : La prochaine sortie d’entraînement a lieu samedi ?

SJ : On mâte Orange demain et on pose les dérives. Ensuite on s’occupe de la préparation du bateau et on sort en mer samedi. S’il n’y a pas 45 noeuds de vent ! Puis on est en stand-by à partir du 9 février.


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