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Rolex Fastnet Race

Dick déclassé, Stamm vainqueur à Plymouth

Maximus, vainqueur en temps réel, loin devant les Open 60 et autres classes

Thursday 11 August 2005Redaction SSS [Source RP]

C’est à 8h22, mercredi matin, que Maximus a franchi la ligne d’arrivée de la Rolex Fastnet Race. Vainqueur en temps réel, Charles St Clair Brown et Bill Buckley, co-skippers du Maxi néo-zélandais, espèrent bien une victoire en temps compensé. Les conditions sur le parcours devraient leur donner raison. Dans la catégorie des Open 60, Bernard Stamm s’impose sur le tapis vert alors que Jean Pierre Dick a bénéficié des honneurs de la ligne.

C’est tôt ce matin que le premier des Open 60 s’est présenté dans le port de Plymouth, terme de l’édition 2005 de la Rolex Fastnet Race. Après une très belle remontée de 7 places sur ses adversaires, Jean Pierre Dick et son Virbac Paprec arrivent devant Cheminée Poujoulat de Bernard Stamm. En troisième position, Roland Jourdain sur Sill Veolia a été l’auteur d’une belle remontée dans le dernier quart du parcours. Sixième au rocher de la Fastnet, Jourdain et ses hommes ont réussi à contenir les assauts d’Ecover, Pindar et Skandia, creusant chaque heure et chaque jour un écart un peu plus grand.

Mais au moment du départ, le monocoque de Jean Pierre Dick avait failli s’échouer sur les bancs de Hurst Castle dans le Solent. Le bateau avait dû se faire déhaler (tiré par un zodiac) pour éviter les rochers. Le skipper niçois a fait un rapport ce matin au comité de course. Cette assistance extérieure étant interdite par le règlement de course, elle vaut donc à Dick et ses équipiers une pénalité de 10%, ce qui le relègue à la seconde place. Jean Pierre Dick avait terminé en tête, 17 minutes devant Cheminées Poujoulat, mais c’est désormais Bernard Stamm qui remporte l’épreuve, devant Virbac Paprec et Sill&Veolia.

Vainqueurs en temps réel, les hommes de ICAP Maximus comptent sur un doublé en remportant également la course en temps compensé. Les conditions que rencontrent actuellement les monocoques engagés vont très certainement donner raison à l’équipage néo-zélandais.

Skandia Wild Thing était attendu hier en fin d’après-midi à Plymouth. A 16h00, le 98 pieds australien devait encore couvrir les 70 milles le séparant de la ligne d’arrivée. Les ETA les plus optimistes annonçaient une arrivée possible pour 23h30 mais selon les analyses, ce n’est que dans la matinée que Skandia devrait se présenter sur la ligne. Une course à rebondissement qui fait bien entendu les affaires d’ICAP Maximus. La Mer d’Irlande et la Manche n’auront jamais été aussi clémentes et calmes, au grand damne des concurrents.

Loin derrière, le Volvo Open 70 a du mal à s’extirper des zones de calme. Pour être conforme aux règles de l’IRC, Movistar navigue avec des voiles lourdes peu propices dans ces conditions et a du mal à suivre le rythme imposé par les 60 pieds, à quelques milles devant lui. A 20 milles des Iles Scilly, hier à 16h, Peter Doriean confiait ces quelques mots : « Le vent souffle à 6-8 noeuds de nord-ouest, mais c’est le seul souffle que nous avons depuis ces dernières heures. Le vent est très instable, ce qui nous oblige à de multiples changements de voiles ». A quelques encablures de Movistar, UCA et Leopard of London tentent eux aussi de s’extirper de cette mauvaise passe.

Le vainqueur de l’édition 2001, Piet Vroon sur Formidable 3 faisait un point, hier soir lors d’une vacation radio, sur la présence de nombreux concurrents sur le plan d’eau. A 45 milles de Bishop Rock, Formidable 3 naviguait aux côtés d’Anne Liardet sur Roxy, du Ker 55, Aera et de Bear of Britain, un Farr 52. Les conditions dans lesquelles évoluent ces monocoques sont très faibles, avec des vents de l’ordre de 3 à 5 nœuds.

A quelques dizaines de milles de là et vers le rocher de la Fastnet, les conditions sont toute autre et c’est dans un flux d’ouest de 15 à 16 nœuds que l’Open 50 Olympian Challenge de Steve White naviguaient hier. « Les conditions ici sont excellentes. Nous avons un vent d’ouest d’une force idéal. Le moral est bon mais nous avons beaucoup de travail à bord. Les conditions changeantes nous obligent sans cesse à nous adapter », se réjouissait tout de même Steve White.

Sur les 283 partants, 157 voiliers avaient franchi, hier soir, le rocher de la Fastnet et 6 concurrents ont dû abandonner.

Malheureusement pour Simon Le Bon et son équipage, c’est au moteur que son monocoque a contourné le rocher de la Fastnet. Un abandon dû à un problème technique, difficile à avaler pour ces hommes désireux de prendre une revanche et de faire passer un message sur la sécurité en mer. Il est fort probable que Arnold Clarck Drum sera au départ de la prochaine édition de la Rolex Fastnet Race.

Infos Thomas Campion & Rivacom

- Jean-Pierre Dick - Virbac Paprec : Cette victoire, on a été la chercher car au rocher du Fastnet, Pindar était en tête et on s’était fait rattraper par la flotte. Heureusement, on a fait une super option la dernière nuit avec Bernard et on a pu creuser l’écart. Après on a misé sur la vitesse du bateau dans les 50 derniers milles pour prendre la tête de la course dans les dernières heures à Cheminées Poujoulat. Le bateau avance bien, on le savait déjà et cette victoire le confirme ! Cette arrivée me rappelle l’arrivée de Lorient - Les Bermudes - Lorient lorsque Riguidel a dépassé Tabarly ! On est passé sous son vent au final mais cela n’a pas été facile.

- Bernard Stamm - Cheminées Poujoulat : «Nous avons pris l’avantage dans la descente du Fastnet en allant du bon côté. Le plus dur a été de garder le contrôle sur nos poursuivants, notamment Virbac qui nous collait littéralement au tableau arrière et attaquait sans cesse. Il a fini par nous passer deux heures avant l’arrivée, à cette allure là et dans ces conditions, il est un peu plus rapide. Nous sommes revenus par deux fois à sa hauteur, mais ça n’a pas suffit. Nous avons passé la ligne sept minutes derrière lui »

- Roland Jourdain - Sill et Veolia : « Pour des bizuths de la Rolex Fastnet Race, on est plutôt content ! Jean-Yves Bernot en est un adepte, tant et tellement qu’il ne sait plus combien de fois il a participé ! Mais, pour nous autres, c’était une première. Nous sommes ravis ! Par contre, niveau météo, c’est clair que ces 608 milles ont été très calmes ! Autant de pétole, si longtemps, c’est bizarre. Il n’y a même pas une vague qui a réussi à mouiller le pont ! »

« Côté résultat, Sill et Veolia termine troisième derrière deux autres français ! Un tiercé français sur les terres anglaises, pas mal, non ? En ce qui nous concerne, il est clair qu’on a souffert d’un déficit dans le petit temps. Mais, nous sommes partis avec notre jeu de voiles du Vendée Globe alors que les autres arboraient tous, leurs nouvelles voiles. Je ne me fais donc pas trop de soucis pour l’avenir ! C’est vrai aussi que la carène de Sill et Veolia est un peu "pâlote" et qu’une bonne couche d’anti-fouling va être nécessaire. Nous sortons le bateau de l’eau samedi de façon à lui faire une grande toilette estivale avant la Jacques Vabre ! »


• Classement des Open 60 après jury
- 1. Cheminées Poujoulat / Bernard Stamm
- 2. Virbac-Paprec / Jean-Pierre Dick (pénalisé de 10%)
- 3. Sill & Véolia / Roland Jourdain
- 4. Ecover / Mike Golding
- 5. Pindar Alphagraphics / Mike Sanderson


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