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Le Défi Français

32 hommes d’équipage pour un bateau : le Défi relance sa campagne

et compte sur son ‘French Spirit’

vendredi 11 janvier 2002Christophe Guigueno

image 300 x 158De gauche à droite : Pierre Mas, Jean-Pierre Champion (président de la FFV), Jacques-Emmanuel Saulnier (Areva), Xavier de Lesquen et Pascal Hérold. Photo : Ch.Guigueno
La conférence de presse de ce vendredi n’a pas seulement été l’occasion de présenter le nouveau partenaire titre du Défi mais aussi de faire le point sur sa préparation. Pendant que la majeure partie des autres challengers naviguent, le Défi reste confiant dans sa stratégie centralisée à Lorient.

Luc Gélusseau, le directeur technique a d’abord fait un premier point sur l’état d’avancement du successeur de FRA 46, ex-6e Sens. “Après la Coupe de 1999, nous avons effectué des tests en bassin de carène en Grande Bretagne sur des maquettes à l’échelle 1/4. Nous allons aussi effectuer des tests en soufflerie la semaine prochaine pour tester les appendices et le gréement. Nous avons réalisé des simulations numériques de performance sur cent carènes. Depuis novembre dernier, le chantier Multiplast a commencé la construction du bateau. Les moules de pont et de coque sont en cours de finition. Il sera mis à l’eau entre le 5 et le 8 mai prochain. En même temps, nous allons effectuer de profondes modifications sur FRA 46.”

En attendant la signature avec son sponsor principal, les gérants du Défi sont donc parvenus à poursuivre leur phase de recherche et développement. S’ils ne feront pas construire de second bateau (ils ne seront pas les seuls dans ce cas), ils espèrent disposer d’un outil à la hauteur de leurs ambitions en conservant une tactique caractéristique des défis français : “nous n’avons pas copié les autres mais nous avons suivi notre voie”…

La particularité du Défi Français est d’être gérée de façon collégiale. Chacun des trois directeurs prend en charge une partie spécifique du challenge. Si De Lesquen s’occupe de la communication et des finances et Gelusseau du technique, les responsabilités humaines reviennent à Pierre Mas. C’est lui qui a la responsabilité du choix de l’équipage.

32 hommes sélectionnés pour l’équipage

Pour Mas, le fait de ne disposer que d’un seul bateau neuf n’est pas un handicap : “Nous avons eu la chance de naviguer dès juillet dernier à bord des deux références que sont FRA 46 et NZL 32, le vainqueur de la Coupe de l’America 1995. Une soixantaine de personnes ont ainsi été testées et pas mal de champions ont défilé à bord. Nous en avons sélectionné 32. Cela convient pour faire naviguer deux équipages de 16 personnes. Cette sélection est aujourd’hui terminée.” Mais la liste officielle ne sera dévoilée que plus tard. Quand les contrats seront finalisés. Les noms des barreurs seront alors révélés.

“Nous allons faire progresser l’ensemble de ces 32 personnes jusqu’au plus haut niveau. Les entraînements reprendront le 4 mars à Lorient pour préparer l’équipe et développer le nouveau bateau. Cet entraînement durera jusqu’au 3 ou 4 juillet, date à laquelle les deux bateaux seront convoyés par cargo jusqu’en Nouvelle Zélande. Nous seront alors opérationnels dès les premiers jours de septembre.”

Cela implique un trou de trois mois entre l’arrêt des navigations sur FRA 46 et NZL 32 et les prochaines sorties en mer en Class America. Quand les autres défis naviguent en plein été Néo Zélandais et même participent à des joutes non officielles entre challengers et même contre le defender, les Lorientais restent encore confiants dans leur choix.

Le plan d’eau d’Auckland ne nous est pas inconnu !” sourit Pierre Mas. “Les gens qui sont là-bas ont peu navigué l’été dernier. Quand nous, nous allons faire une belle campagne de préparation à Lorient, ces syndicats vont devoir s’arrêter en raison des conditions climatiques.”

De plus, les Français n’auraient pu se rendre en Nouvelle Zélande puisqu’ils n’y disposent plus de leur base dans le Viaduc Bassin. “Après la dernière Coupe, les Néo Zélandais ont voulu rentabiliser leurs investissements et ont loué l’ensemble des bases aux syndicats qui s’étaient financés très tôt. Le nombre de places disponibles a alors été très vite saturé. Il aurait fallu dépenser une somme d’argent importante dont nous disposions pourtant. Mais nous avons préféré l’investir dans la technologie du bateau. Pour le moment, la Nouvelle Zélande nous a proposé d’autres solutions et je pars pour Auckland dans les prochains jours pour chercher une nouvelle base.”

Avec Areva et son bateau neuf, le Défi Français est donc bien relancé sur la route de la Coupe de l’America. L’équipe est confiante dans ses possibilités de réussite. “On serait déçus de ne pas atteindre les demi finales à nouveau” ajoute Xavier de Lesquen. “Mais cette fois-ci il n’y aura que quatre bateaux en demi finales. Et le niveau sera plus élevé qu’il ne l’a jamais été ! Aussi nous comptons recréer le French Spirit de 1999-2000 !”


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