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SailingOne

Un circuit professionnel sur catamaran monotypes en 2003

Le Trophée des Champions essaime en Europe

mercredi 12 décembre 2001Christophe Guigueno

image 300 x 158Les régates au couteau dans la rivière de la Trinité Sur Mer en 2001 lors du XIIe Trophée des Champions. Photo : Ch.Guigueno
Cela faisait plus de deux ans qu’Yvan Griboval, ancien journaliste, organisateur du Trophée Clairefontaine des Champions, tentait de développer son idée de régate vers un circuit professionnel. Lors du salon nautique de Paris, il a présenté le programme et le budget d’un circuit qui tient à la fois des circuits Tornado ou Formule 40 et bien-sûr du Clairefontaine.

La Sailing One World Cup se disputera pour la première fois de mars à juillet 2003. “Cela correspond à huit week-ends de course” explique Yvan Griboval. Ces huit week-ends se dérouleront dans huit pays différents en Europe. Un avant programme imagine des escales en Espagne, Italie, Angleterre, Allemagne, Suède… Les régatiers des circuits pré-olympiques ne seront pas déroutés.

Les machines sont les mêmes que celles utilisées par le Trophée des Champions. Il s’agit de catamarans monotypes de 25 pieds (7,65 mètres de long). Rebaptisé Sailing One, le catamaran est maintenant construit en série. Les anciens bateaux de l’épreuve annuelle de La Trinité Sur Mer et du Cap d’Agde sont en vente. Yvan Griboval lance maintenant la production de ces catamarans dont le prix de vente est de 86 710 Euros TTC (moins de 570 000 F).

C’est d’ailleurs là que réside une grande nouveauté par rapport aux épreuves organisées précédemment par Yvan Griboval. Cette fois-ci les skippers ne sont plus invités à naviguer à bord des monotypes fournis par l’organisation. Ils sont invités à investir dans un des multicoques avec leurs sponsors pour participer à un circuit “ouvert à tous”.

200 000 Euros pour huit week-ends de régate

Dans cet esprit, Griboval a réalisé une estimation du budget annuel pour participer à l’ensemble de la saison. Chaque team peut régater à armes égales pour un budget annuel de 200 000 Euros. L’achat du catamaran est inclus avec son amortissement sur trois ans. La stricte monotypie limitant le changement du jeu de voile (monotype lui aussi) au bout de la deuxième année, la principale part du budget revient aux salaires.

L’esprit du Sailing One World Tour est bel et bien de lancer un circuit européen rémunéré et d’offrir à ses participants la possibilité d’en vivre pendant cinq mois de l’année. Le prévisionnel estime ainsi un coût salarial mensuel de 5300 Euros par mois pour le skipper et 3000 pour chacun des deux équipiers.

Autre originalité du circuit : la participation aux huit épreuves peut être répartie entre plusieurs skippers. Ceci permet ainsi aux habituels champions invités par Griboval de mener en même temps leur rôle de skipper de monocoque ou multicoque de course au large et celui de skipper d’un team Sailing One. Si chaque team doit participer aux huit épreuves pour être classé, seuls les quatre meilleurs résultats obtenus par un même skipper comptent. Il peut ainsi être remplacé quelques week-ends dans la saison.

De grands skippers face aux champions olympiques ?

Alors retrouvera-t-on les Peyron, Cammas ou Desjoyeaux à la barre d’un Sailing One en 2003 ? Pourquoi pas ! Les skippers apprécient ces bateaux qui leurs permettent de s’entraîner à la manoeuvre de façon intensive. Mais on pourrait aussi bien retrouver des régatiers du circuit olympique de Tornado, comme des spécialistes de la régate en catamaran de sport. Les Tornadistes européens y trouveraient ainsi un bon moyen de financer une saison de préparation olympique tout en offrant à leurs sponsors des retombées enfin quantifiables.

Mais bien entendu c’est de ce côté que l’avenir du circuit dépend. Il faudra que la Sailing One World Cup assure à ses pilotes des retombées médiatiques à la hauteur de leur 200 000 Euros d’investissement. De plus les candidats vont devoir débusquer des partenaires intéressés par des retombées européennes et non nationales. Mais l’expérience et le succès des Trophées des Champions sont d’ores et déjà un gage de sérieux.


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