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Championnat Multicoques

5 questions à Philippe Facque, directeur de ROYALE PRODUCTION

Organisateur du Championnat 9 TELECOM

mercredi 5 décembre 2001Information ORMA / Multi Cup 60’


Quel bilan tirez-vous de cette saison 2001 ?

Le Championnat 9 TELECOM réunissait cette année onze multicoques proches en performances qui se sont bagarrés de façon passionnante, c’est l’objectif que nous visions depuis la création de Championnat.

Avec une vingtaine de bateaux en 2002, le Championnat prend une dimension jamais égalée. Comment gérer l’affluence, particulièrement sur les Grands Prix ?

Oui, il y aura probablement 20 multicoques de 60’ au départ de la Route du Rhum, mais ils ne participeront pas tous au Championnat. Je pense en particulier à Pindar ou Gitana IX vraiment moins rapides sur des parcours bananes, qui n’ont pas réellement d’intérêt à participer aux Grands Prix.

Nous devrions avoir 15 bateaux en début de saison, 17 en fin de saison, c’est plateau jamais vu. Cela pose effectivement des problèmes techniques, notamment sur les lignes de départs et les parcours. Nous y travaillons avec la Fédération Française de Voile et les coureurs. Il y a également un souci matériel qui est de trouver des ports susceptibles d’accueillir 17 multicoques de ces dimensions. Le choix des sites de Grands Prix s’en trouve compliqué

Envisagez-vous de conserver le système des "portes" [1] expérimenté cette année ?

je pense que les coureurs eux-mêmes sont les plus compétents sur ce sujet. Nous adopteront les options prises en commun.

Que répondez-vous à ceux qui doutent encore de l’intérêt des Grands Prix ?

Les courses océaniques n’auraient pas l’intérêt qu’elles présentent ni le succès qu’elles remportent s’il n’y avait pas une flotte aussi nombreuse. Une telle flotte ne peut pas se composer avec une ou deux courses océaniques par an, et il est très complexe d’en faire courir davantage. Les bateaux coûtent cher, et il faut que les armateurs puissent amortir leur investissement sur un certain nombre d’épreuves. Il fallait trouver d’autres types de compétitions. Les Grand Prix qui contribuent à mieux faire connaître ces bateaux au grand public sont surtout de vraies épreuves sportives techniquement et tactiquement de très haut niveau. J’en veux pour preuve le fait que des marins d’autres disciplines (Coupe de l’America, Figaro, olympisme, Vendée Globe) ont choisi de participer aux Grands Prix. Ils ne correspondent certes pas à la vocation de ces trimarans, mais les skippers eux-mêmes vous répondront qu’ils trouvent passionnant de se confronter en régate. Contrairement aux idées reçues les Grand Prix ne contribuent pas à "affaiblir" les bateaux, bien au contraire. Je crois que les bateaux ne subissent jamais autant d’efforts que sur les Grands Prix, ils sont menés vraiment à fond par des équipages de 10 bonshommes au rappel qui constituent un couple de redressement considérable. Tous l’expérience ainsi accumulée permet de fiabiliser les bateaux qui sont désormais plus solides en course océanique. La Route du Rhum ne pourrait pas présenter un plateau de 20 multicoques de 60’ (jamais il n’y avait eu autant de bateaux dans une seule classe), sans le programme complet garanti par le Championnat 9 TELECOM avec cette alternance de Grands Prix et de courses océaniques.

Un aperçu du programme de la prochaine saison ?

Un grand Prix en Atlantique du 25 au 28 avril,

La Course des Phares dont le départ sera donné de Calais le 20 mai et arrivée à Calais,

Le Grand Prix de Belgique du 11 au 14 juillet

Le Grand Prix du Port de Fécamp du 12 au 15 septembre

Départ de la Route du Rhum le 10 novembre.

Nous travaillons sur l’hypothèse d’un quatrième Grand Prix [2].


[1" une porte " remplaçait sur certains Grands Prix la classique bouée sous le vent. Configuration désormais classique en monotypie et en dériveur, mais qui n’avait jamais encore utilisée avec des engins aussi larges et relativement peu manoeuvrants. Ce système à pour but de limiter les habituels embouteillages sous le vent et permet également aux tacticiens de choisir un côté plus favorable, d’anticiper pour les options du bord de près à suivre.

[2certaines de ces dates sont susceptibles de modifications.



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