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Tour du monde à l’envers

Jean-Luc Van Den Heede repartira en octobre 2002

Record autour du monde reporté pour ADRIEN

mardi 13 novembre 2001Information VDH

Depuis le début de son tour du monde contre vents et courants, Jean Luc Van Den Heede s’exprimait toujours avec bonne humeur et sérénité. Aujourd’hui, le ton a changé et c’est d’une voix abattue, que, la mort dans l’âme, VDH annonçait son abandon.

Une soudure est brisée à l’avant de l’entrée du puits de quille d’ADRIEN, celle-ci bouge, alors qu’elle devrait être fixe, et menace du même coup toute la structure du puits qui est fissurée. Une réparation dans des délais recevables pour poursuivre la tentative et battre le record de Monnet n’est pas envisageable. Pour la seconde fois, l’amiénois doit renoncer à ce défi. Sa première tentative en 99, s’était soldée par un abandon le 19 novembre, alors qu’il avait heurté un O.F.N.I, en plein Antarctique, à mi-chemin entre le Cap Horn et la Nouvelle Zélande.

VDH s’est élancé de Brest, à 14 heures 51, le 9 octobre. Après une descente de l’Atlantique un peu plus lente que prévue, ADRIEN tenait toutes ses promesses et Jean Luc se réjouissait de la bonne marche de son monocoque en aluminium de 26 mètres.

Depuis le passage de l’Equateur, le 25 octobre, Jean Luc Van Den Heede n’a cessé de prendre de l’avance sur Monnet. Alors qu’il passait dans l’hémisphère sud quatre petites heures avant son adversaire virtuel, c’est avec 4 jours, 4 heures et 25 minutes d’avance, qu’il entrait dans l’océan Pacifique. Hier, VDH se félicitait d’entrer dans le vif du sujet après le passage du Horn, « jusqu’ici c’était le prologue de l’aventure, maintenant, les choses sérieuses vont commencer ».

L’avarie majeure qu’a subit ADRIEN met un point à l’aventure. Mais il ne s’agit pas d’un point final, ce serait mal connaître le « grand barbu » que de supposer qu’il baisse les bras. « Je m’étais donné trois ans pour relever ce défi. René Adrien aurait préféré que je repousse mon départ parce qu’il considérait que je n’avais pas assez testé le bateau. Et bien, voilà, je l’ai testé jusqu’au Cap Horn, je repartirai en Octobre 2002. Je vais repasser le Cap, remonter le long des côtes de l’Amérique du sud, s’il faut je m’arrêterai en Argentine pour faire une réparation de fortune et je ramène ADRIEN en France pour le mettre en chantier. Le matériau (aluminium) n’est absolument pas en cause. C’est une structure (le point de soudure) qu’il faut renforcer. Elle est suffisante pour un bateau style coupe de l’América, mais pas pour affronter les océans que je vais traverser. Quand la mer est forte et qu’ADRIEN retombe d’une vague les contraintes sont énormes, il y a quand même 12 tonnes de lest ».

Actuellement au portant, en route vers le Cap Horn, dans 40 nœuds de vent, VDH surveille son puits de quille. « Je ne peux pas trop lofer et prendre la mer de face, à chaque mouvement un peu brusque, le puits s’entrouvre et l’eau rentre. Cela dit, je ne suis pas en danger, il faut juste que je reste vigilant ». Conclut ce solide marin de 56 ans.


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