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Generali Méditerranée

Caudrelier-Benac passe en tête à Palavas les Flots

dimanche 23 juin 2002Information Solo Méditerranée

Après un moment de recueillement avec les pêcheurs pour les marins disparus en mer, la flotte a pris le départ à 14h10 devant le port du Grau-du-Roi. Cap sur Hyères pour 140 milles de course, la plus longue étape de cette Generali Méditerranée 2002.

Ce dimanche 23 juin est un jour particulier au Grau-du-Roi. Pour ce port de pêche important, l’approche de la Saint-Pierre est un moment privilégié de recueillement. En effet, les pêcheurs, pas moins de 30 chalutiers aujourd’hui, se rassemblent sur l’eau afin de jeter des gerbes de fleurs à la mer en hommage aux marins disparus en mer. C’est un moment que tiennent à partager les plaisanciers et les skippers de la Generali Méditerranée. Le premier à quitter le ponton ce matin fut Kito de Pavant (Souleiado) qui souhaitait de tout cœur se retrouver au milieu de ses amis pêcheurs avant le départ de l’étape.

Le départ a été donné à 14h10 sur une mer belle, sous un ciel bleu et une chaleur caniculaire. A peine le départ donné, la flotte descendait rapidement sous spi sur Palavas les flots et restait très groupée puisque les 23 Figaro Bénéteau passaient la bouée en l’espace de dix minutes. Si Charles Caudrelier-Benac (Bostik Findley) était le plus prompt, le dernier poursuivant était pointé dix minutes plus tard. Ce n’était qu’une ligne ininterrompue de bateaux sur l’eau. La flotte cherche maintenant à prendre ses marques au près. C’est maintenant que tout commence.

Cette étape sera la plus longue, 140 milles nautiques, et représente « un vrai cas de conscience » pour les skippers, selon Jacques Guillaume, le Directeur de course. En effet, sera t’il plus judicieux de passer à terre ou au large ? Le parcours est semé d’embûches et celui qui aura évalué précisément tous les risques aura de bonnes cartes en main. Le choix sera difficile et déterminant : « Après avoir quitté Port Camargue, vous devrez passer la bouée de dégagement devant Palavas-les-flots, ensuite vous passerez où bon vous semble jusqu’à Hyères. » Et voilà bien toute la difficulté.

A terre, les effets de courants du delta du Rhône : à leur débouché, les eaux du Rhône sont entraînées vers l’Est. Peu après, elles rencontrent le Ligure, le courant dominant de Méditerranée qui se dirige d’Est en Ouest. Il contrarie alors le courant du Rhône et crée une perturbation. A cette difficulté s’ajoute la traîtrise des bancs de sable. Ils sont nombreux et mouvants, provoquent des montées de niveau très rapides donc difficilement prévisibles. Gare à celui qui les chatouillera d’un peu trop près …

Au large, les brises seront assez faibles dès la tombée de la nuit mais peuvent être plus soutenues qu’à terre.

Le vent : Depuis le milieu de matinée s’est établie une brise thermique de sud-ouest. Sa bascule au nord-est était attendue pour le début d’après-midi, soit pour le départ de l’étape. Les brises se maintiendront durant la journée puis tomberont en fin de journée. L’eau de la mer s’est réchauffée, la terre également. Durant la nuit de dimanche à lundi, un vent faible devrait se maintenir. Lundi, la flotte devrait bénéficier de nouveau d’une brise.

Avant de quitter les pontons, quelques impressions de skippers :

- Gildas Morvan (Cercle Vert), 8è au classement général provisoire : « Ca peut faire mal parce que cette manche a un coefficient 2. Le classement général des 10 premiers est très serré. Je n’ai que 20 points de plus que le premier, tout est encore possible. Je ne vais pas tenter le diable, il faut rester placé. Il y aura des pièges ; des vents d’ouest – sud-ouest le jour, des thermiques la nuit. Pourquoi pas aller à terre la nuit et au large le jour ? Je sais que les courants seront forts, particulièrement devant les Saintes-Marie de la Mer. Si on avance à 2 ou 3 nœuds et que l’on a 1,5 nœud de courant, on n’avance pas ! Après cette course, tout va se jouer à Porquerolles. »

- Sébastien Josse (Créaline), 18è au classement général provisoire : « Je ne peux que faire mieux ! J’arrive dans un coin que je connais mieux. Il faudra bien se méfier des îles du Frioul avant Marseille puis des falaises, de la Ciotat … Plus t’es au large, plus ça passe ! Après le coucher du soleil, tu ne passes pas à la Ciotat. »

- Vincent Riou (PRB), 7è au classement général provisoire : « Je suis resté scotché une fois dans ce coin-là pendant un Tour de France à la Voile. C’est un parcours intéressant que l’on fait régulièrement avec le Tour. L’objectif c’est d’éviter la faute, il faut se maintenir au classement. »

- Jérémie Beyou (Delta Dore), 2è au classement général provisoire : « C’est toujours pareil, il faut se méfier, rester prudent et ne pas faire de manche au-delà de la dizième place. Je ne regarde pas trop le classement, tout se jouera à la fin à Porquerolles. »

- Yann Eliès, (Groupe Generali Assurances), 12è au classement général provisoire : « Au taquet ! »

PASSAGE A LA BOUEE DE PALAVAS LES FLOTS A 15H32’
- 1. Charles Caudrelier-Benac, Bostik Findley
- 2. Gilles Chiorri, 3201 de Meteoconsult
- 3. Jérémie Beyou, Delta Dore
- 4. Eric Drouglazet, David Olivier
- 5. Vincent Riou, PRB
- 6. Gildas Morvan, Cercle Vert
- 7. Gwenaël Riou, Espoir Crédit Agricole *
- 8. Kito de Pavant, Souleiado
- 9. Philippe Poupon, Lady Blue
- 10. Sébastien Audigane, Sport sans frontières
- 11. Laurent Nabart, Ville d’Ajaccio
- 12. Sébastien Josse, Créaline
- 13. Yann Eliès, Groupe Generali Assurances
- 14. Erwan Tabarly, Thales – Armor Lux
- 15. Arnaud Boissières, Région Aquitaine – Demellier & Joulia *
- 16. Jean-Paul Mouren, Marseille Entreprises
- 17. Laurent Pellecuer, Languedoc Mutualité
- 18. Jeanne Grégoire, Département de l’Aisne *
- 19. Thierry Chabagny, Petit Navire *
- 20. Armel Le Cléac’h, Café Malongo
- 21. Yvan Martinage, Société Générale / Ville de Boulogne-sur-mer *
- 22. Pierre-Laurent Garnero, Var Méditerranée – EJO *
- 23. Louis Robein, Le Souffle de la mer

* : classement Malongo de la première participation



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