SeaSailSurf®

From offshore to inshore: all the news abouts sea sports from 2000

#Imoca #VendéeGlobe

Miranda Merron : "Ce sera la même ligne de départ que pour le Vendée Globe"

Friday 3 July 2020Redaction SSS [Source RP]

La navigatrice du voilier Imoca Imoca #IMOCA Campagne de France Miranda Merron fêtait hier ses 51 ans. Un anniversaire célébré dans la modération, confinement oblige à 24 heures du départ de la toute nouvelle épreuve, Vendée-Arctique Les Sables.

Mais le plus beau des cadeaux est bien là et Miranda apprécie à sa juste valeur cette possibilité qui lui sera offerte samedi à 15 heures 30 de franchir en solitaire et en course une ligne de départ pour un long périple de 3 600 milles théoriques vers des latitudes polaires jamais fréquentées par les voiliers de course modernes. Après un long hiver de chantier ponctué de confinement, la plus Normande des Britanniques partira sans pression aucune, animée comme à l’accoutumée de l’envie de bien faire, de naviguer « propre », en professionnelle qu’elle est depuis plus de 25 ans, attachée à respecter son bateau et son environnement Environnement maritime. Le Vendée Globe est inscrit dans ses pensées, et cette Vendée-Arctique-Les Sables va lui permettre de se projeter de la plus concrète des manières dans l’ambiance si singulière d’un tour du monde en solitaire, dont le départ est programmé pour le dimanche 8 novembre prochain.

"Par respect des consignes de sécurité sanitaire, le dernier briefing météo se fera via zoom." raconte Miranda. "Restent quelques bricoles à effectuer à bord, notamment le lavage de Campagne de France à l’eau de javel, une opération que nous faisons systématiquement avant chaque course, mais cette fois-ci c’est devenu obligatoire.

Aujourd’hui vendredi, nous devons faire un test Covid avant de quitter le ponton. Il y en a qui vont faire ça devant les medias. Pas nous. Départ du ponton à Lorient Lorient L’actualité du port de Lorient et de sa région. à 14h au plus tard pour rejoindre la ligne de départ devant Les Sables samedi. Ce sera la même ligne de départ que pour le Vendée Globe. Halvard descendra du bateau dans un semi rigide peu avant le départ de la course à 15h30. Objectif, communier avec mon bateau, retrouver les réflexes du solitaire, profiter de ce magnifique parcours, tracer un sillage le plus efficace possible, et rentrer sans dommage aux Sables d’Olonne."

20 navigateurs solitaires de la classe IMOCA Imoca #IMOCA sont engagés sur cette course. Ils partiront d’abord vers le Nord pour aller chercher le Waypoint (point de passage) dénommé COI-UNESCO*, situé par 62° degrés de latitude Nord, entre le Sud de l’Islande et la pointe méridionale du Groenland, en mer d’Irminger. Ils redescendront ensuite plein Sud pour aller chercher la marque de parcours Gallimard, au large des Açores, avant de revenir vers la bouée Institut Pasteur puis aux Sables d’Olonne, conclusion d’un triangle en Atlantique Nord de 3556 milles nautiques (6585 km) que les plus rapides devraient boucler en une dizaine de jours.

Grande spécificité de cette épreuve d’Atlantique Nord, les voiliers ne chercheront pas à cavaler à l’avant de systèmes météos comme ils le font traditionnellement lors de transats d’Est en Ouest. Ils devront cette fois traverser ces mêmes systèmes venus du Nord Ouest, en nombre à ce moment de la saison.

"On va devoir traverser de nombreuses petites dépressions" explique Miranda, "avec leurs passages de fronts et leurs rotations des vents, qui vont nous contraindre à beaucoup manoeuvrer pour nous adapter à toute sortes d’allure, du portant au près serré. Ces dépressions lèvent la mer, qui sera comme à l’accoutumée courte et désordonnée en mer d’Irlande, avec des creux d’environ 4 mètres."

Un scenario qui engendre beaucoup d’options tactiques, contraignant les navigateurs solitaires à chercher en permanence le bon endroit pour traverser les dépressions, afin d’enchainer sans heurts ni arrêts les bords les plus efficaces vers les marques de passage.

* Dans le cadre du partenariat signé entre l’organisation Organisation #organisation de la course et la Commission Océanographique Intergouvernementale de l’UNESCO, Miranda, ainsi que 5 autres coureurs, s’est engagée à placer une balise Argo destinée à relever un certain nombre d’informations en des mers très peu fréquentées ; Il s’agit de mesurer la température et la salinité de l’océan. La balise, d’un poids de 20 kg et d’une hauteur de 1,7 mètre, plonge à 1000 m en quelques heures. Puis elle dérive pendant 9 jours et ensuite plonge jusqu’à 2000m et pendant la remonté vers la surface, elle mesure la température et salinité de la colonne d’eau. Une fois à la surface elle envoie les données aux satellites. Les balises peuvent répéter chaque cycle environ 150 fois. Ces opérations de déploiement ont été coordonnées par JCOMMOPS, centre de la COI/UNESCO et de l’OMM (Organisation Organisation #organisation Météorologique Mondiale) qui s’occupe de la coordination internationale et l’implémentation du système global des observations de l’Océan.


- Communiqué Denis van den Brink


Head news